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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 20:13

 

 

 

 

 

 

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Cette pièce, jouée en un seul acte, révèle des talents insoupçonnés à la naissance. 

L’aptitude de chaque être pour gravir les marches du temps en passant obligatoirement sur l’estrade de la vie sociale n’est pas sans ressembler à un parcours du combattant. Les chutes sont nombreuses et les plaies peuvent rester ouvertes, scène après scène, jusqu’à la fin du spectacle.    

Elle commence par les modèles jalonnant le quotidien, sous forme de parents et les rencontres de hasard. Ce qui permet à chacun de choisir le costume qui semble le mieux lui convenir à porter sous les feux de la rampe.

Pour peu que le port du masque fasse partie des artifices préconisés dans la manipulation des spectateurs, afin de les orienter sur de fausses pistes, dans le but de faire durer le suspens de la personnalité, les acteurs ont de quoi jubiler devant un public gobant des mouches, pour étancher leur soif d’admiration et leur goût du mimétisme pendant les entractes.

Bien protégés derrière leurs artifices, quelque fois à paillettes, s’il s’agit de décor grandiose attirant des foules de fans pris au piège du charisme et des talents incontestés des meneurs de troupes, certains de ces derniers accueillent le succès de leurs représentations par des applaudissements d’adhésion totale, et s’installent dans la dictature du pouvoir, une fois que les spectateurs fanatisés les voient paraître tout en haut des têtes d’affiches.  

Les levers de rideau récidivent aux Bis et aux Ter, que réclament les groupies pour voir apparaître celui par qui le bonheur arrive, le mental enchaîné dans leur crédulité et leur petitesse d’esprit. 

Les idoles ont de multiples visages dans cette comédie de la vie, et les acteurs armés de persuasion et de talents s’investissent corps et âme dans les personnages, qu’ils jouent avec beaucoup de zèle. 

Quelques-uns refusent même de sortir de l’emprise de leurs rôles, pour peu que la griserie du pouvoir et de la domination les invitent à assouvir leurs fantasmes de mégalomanes et de fous. 

Néanmoins, derrière les estrades, il y a les coulisses avec tous leurs travers. Les spectateurs les plus satisfaits s’y infiltrent avec discrétion afin de féliciter le monstre sacré, celui qui a su s’imposer sur le piédestal de sa réussite. 

L’envers du décor renvoie également une réalité, où les paillettes et les artifices se transforment en désillusions amères. Les masques tombent, les maquillages terminent sur des cotons à démaquiller dans les corbeilles de la loge. Les commérages installent des rumeurs dévastatrices. Les manigances et les conspirations s’activent à déstabiliser ou détrôner la tête d’affiche.

Jusqu’au jour où la représentation est terminée ! Elle peut finir en four si les manigances et les luttes intestines entre acteurs pourrissent définitivement les coulisses du quotidien. 

Cependant, l’ultime représentation peut également être salutaire à des spectateurs victimes de leur fragilité et de leur soumission totale à l’acteur qui détient les ficelles.

Les marionnettes libérées cessent alors de faire la queue devant les salles de spectacle pour simplement entrevoir le héros, le gourou, le chef, le roi … 

Et de la place d’esclave sur le strapontin chancelant de l’existence, il est alors parfois trop tard pour prendre sa Vie en mains. Une vie où l’essentiel n’a pas été au programme de la représentation théâtrale, qui garnit les livres d’Histoire d’acteurs sifflés, applaudis, remerciés, doublés. 

Une Vie consacrée au spectacle son et lumière, sans effets spéciaux, d’un royaume où la Nature sert de décor fabuleux à l’éveil, la connaissance et au respect des vraies valeurs.

La Comédie de la Vie joue souvent une farce de mauvais goût, au cours de laquelle les amateurs optimistes continuent de brandir leur slogan : « La vie est belle ! » comme un médecin prescrit un remède placebo à un patient ! Qu’importe !

Arrive enfin le clou du spectacle. Le protagoniste le plus négligé, le plus méprisé, qui maintient dans la tragédie ; fait moisir dans les coulisses du désespoir. Il porte le nom de Solitude et il est celui qui frappe les trois coups, quand le glas a sonné pour un dernier baisser de rideau. 

Mais que le spectacle continue avec son  dernier numéro sur l’estrade du Souvenir et de l’Espoir !!!

Julie Tomiris

 

 


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Published by soleilvert29 - dans Reflexions
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