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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 16:05

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 11:32

 

 

 

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SE FAIRE MENER EN BATEAU.....

 

http://www.leseditionsdunet.com/autobiographie/644-se-faire-mener-en-bateau-au-sens-propreet-au-sens-figure--julie-tomiris-9782312006451.html

 

http://www.leseditionsdunet.com/search.php?search_query=julie+tomiris

 

 

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NE PAS ETRE...OU L'OMBRE DE SOI-MEME

 

http://www.leseditionsdunet.com/culture-societe/680-ne-pas-etre-ou-l-ombre-de-soi-meme-julie-tomiris-9782312007281.html

 

http://www.leseditionsdunet.com/search.php?search_query=julie+tomiris

 

 

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DOUBLE JEu

 

http://www.leseditionsdunet.com/roman-policier/749-double-jeu-julie-tomiris-9782312008752.html

 

http://www.leseditionsdunet.com/search.php?search_query=julie+tomiris

 

 

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Publiés aux Editions du Net

 

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http://www.leseditionsdunet.com/search.php?search_query=julie+tomiris

 

 

Quelques fruits d'évasion de mon esprit

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 18:06

 

 Couverture de Ne pas Etre...ou l'ombre de soi-même

 

http://www.leseditionsdunet.com/culture-societe/680-ne-pas-etre-ou-l-ombre-de-soi-meme-julie-tomiris-9782312007281.html  link

 


Le refus de la différence et d'autant le rejet tout simplement de cette différence a toujours été pour moi, une question très sensible et primordiale à combattre dans une société se voulant exemplaire avec des stéréotypes et cette fameuse « normalité » qui incarcèrent l'individu dans un moule qui, la plupart du temps, ne lui convient pas. Trop petit, trop grand, jamais à la dimension de sa personnalité et son état de naissance à la conquête de la vie, de préférence sans préjugés et sans domestication, nuisibles à son épanouissement.

 

Cette société qui se voudrait être perfection avec ses modèles d'esthétique physique de l'éphémère, qui élimine d'office la disgrâce, le hors-norme, le handicap, malmenant des destins et modelant le mal-être de la plupart de ceux qui n'entrent pas dans ce moule de l'absurde des mentalités obtues des homo-sapiens dits civilisés.

 

Tous ces critères de normalité qui ne font que des victimes. En outre, y est incluse la pensée conventionnelle, en utilisant ce terme de « bien-pensant » pour illustrer la pensée unique et dévastatrice. Nous vivons dans un monde formaté et nous sommes des robots mis sur rails, conditionnés à 100 % pour rester dans le rang de cette normalité révoltante, car impropre à la consommation de la tolérance.

 

Aisé d'imaginer les dégâts psychologiques tous azimuts, transformant trop souvent la vie en enfer des exclus de cette Normalité, qui ne peuvent que subir en composant tant bien que mal pour tenter d'être tout de même acceptés, voir tolérés dans notre Société prônant l'artifice, le consommable jetable, et l'apparence factice. En fait, nous sommes tous concernés par cette classification arbitraire d'une société de consommation. Peut-être aussi tous trop égoïstes, ou individualistes, pour revendiquer l'anormalité, et enfin se soumettre à cette acceptation de l'autre dans le respect d'Etre.

 

Alors que dire de ces victimes de l'intolérance, classées sous la catégorie des handicapés parce que ne correspondant pas au moule préformaté ? Certes, des efforts sont réalisés pour se donner bonne conscience et sont même claironnés par les médias pour prouver les bonnes volontés de part et d'autre des protagonistes. Mais il ne s'agit que de la surface émergée de l'iceberg !

 

Ma première prise de conscience à ce sujet s'est traduite par un événement qui m'a choqué tout d'abord et compris très vite les raisons. J'ai travaillé avec une Maman pendant deux ans qui avait deux enfants, mais qui en cachait un et n'en parlait jamais, parce qu'il était trisomique. Avoir honte de son enfant parce que la « société de perfection » lui avait imposé ce comportement. Le rejet des proches, des amis ! Se culpabiliser ! Puis le silence et l'isolement en final à gérer le handicap de son enfant. Belle société tout de même !

 

Il n'est pas rare non plus de constater qu'il suffit d'être malade pour assister à une envolée de moineaux de l'entourage de proximité. A croire que la différence est une maladie honteuse et contagieuse au point de la fuir comme la peste !

 

La petitesse et la méchanceté font aussi salle comble dans cette société aux mentalités « parfaites » ! Il suffit d'entendre les témoignages de toutes ces personnes courageuses et responsables, qui s'investissent corps et âme dans le handicap de l'un de leur proche au quotidien, pour avoir une démonstration déplorable de la quarantaine dans laquelle elles sont mises et des jugements primaires qu'elles doivent affronter. De ce qu'elles subissent en prime de leurs souffrances d'un destin « hors norme » !!!

 

Solidarité et Tolérance sont des mots entendus dans toutes les bouches !!! Beaucoup l'appliquent, mais il reste encore des noyaux durs, qui mériteraient d'être broyés dans leur jugement tristement défectueux pour réapprendre les vraies valeurs humaines, dignes de ce nom.

 

Dernièrement, j'ai écouté attentivement le témoignage de Francis Perrin et son épouse Gersende, qui ont un petit garçon, Louis, autiste. C'est d'ailleurs à la découverte de leur histoire, il y a quelques années, qui m'avait interpellée par le courage de ces parents exemplaires, que m'est venue l'envie d'écrire une Nouvelle, dont je vous soumets un extrait, ci-dessous.

 

Leur combat est remarquable, contre l'autisme, contre l'indifférence. Un investissement de tous les instants, de jour comme de nuit, qui a porté ses fruits puisque leur fils est en bonne voie de socialisation désormais, considérée guérison. Et grâce à la notoriété de Francis Perrin, cette différence, souffrant terriblement de Centres spécialisés en France pour aider les familles concernées, est enfin prise en compte ; que des projets sont élaborés avec le Gouvernement pour soigner le plus tôt possible ces enfants prisonniers de leur tour infernale et leur permettre de s'en évader.

 

 

 

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Autisme, le centre Camus de Villeneuve d’Ascq ne fermera pas !

Le centre CAMUS, structure spécialisée dans la prise en charge des enfants autistes via la méthode ABA (Analyse Comportementale Appliquée), était depuis plusieurs mois menacé de fermeture. Le 28 août dernier, lors d’une ultime réunion, l’association Pas à Pas et Michelle DEMESSINE ont obtenu du préfet de région Daniel Canepa un agrément de 2 ans, "à titre expérimental". Le centre Camus pourra donc effectuer sa rentrée le 10 septembre. 

  

link

 

 

 

 

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NE PAS ETRE

 

Ou

 

L'OMBRE DE SOI-MEME

 

 

RESUME

 

Il est un monde aussi étrange que l'origine du monde, c'est le fonctionnement du cerveau humain et nous faisons bien souvent la triste expérience combien il est difficile de comprendre l'autre et d'être incapable de se mettre à sa place pour quelle que raison que ce soit. Si nous naissons tous libres et égaux, nous naissons tous avec un cerveau à fonctionnement unique, dont la totale maîtrise est impossible par le sujet lui-même, ayant pourtant le pouvoir de la direction des manœuvres. Certaines de ses fonctions sont très indépendantes de notre volonté et sont bien souvent responsables de notre mal-être profond. C'est ainsi que nous sommes tous à la merci d'un dysfonctionnement pour le peu déstabilisateur dans ce monde dit de la normalité.

 

Ange, le personnage qui se raconte, est un autiste, qui a eu la chance de naître à une époque où son handicap fait les premiers pas vers une prise de conscience, que sa différence mérite d'être reconnue et que l'aide, qui va lui être dispensée toute son enfance avec le soutien de ses parents, s'investissant jour et nuit et entourés de tuteurs spécialisés, lui sera le sésame pour ouvrir la tour dans laquelle il est enfermé depuis sa naissance.

 

Atteint du syndrome d'Asperger, il va utiliser quant à lui l'écriture pour sortir de sa bulle, comme un oiseau sort de sa cage après que la porte lui est ouverte, et n'aura de cesse d'utiliser ce moyen pour laisser son cerveau s'exprimer au gré de ses émotions et enfin communiquer avec le monde extérieur.

 

L'Ange qu'il est va déployer ses ailes comme un papillon sort de sa chrysalide pour enfin Etre ! Il va devenir Ecrivain.

 

 

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Extrait de mon livre qui est une pure fiction, en ayant seulement tenté de faire preuve d'empathie, afin d'avoir une approche infime de cette planète mystérieuse de l'Autisme, suivant ma propre sensibilité par rapport aux témoignages que j'ai eu l'opportunité d'entendre et de voir.

 

 

"Dans mes moments d’atterrissage sur la Planète Terre, je donne l’impression à mes proches qu’un miracle se produit chaque fois. Moi-même, je suis surpris de constater que le contact se produit. Bien sûr, cela ne dure jamais bien longtemps, mais la lueur de mon regard change, paraît-il, au moment où la vie m’interpelle en quelque sorte, en m’invitant à sa table comme un invité de marque.

 

Lorsque je suis arrivé sur terre, en chair et en os, pour le bonheur de mes parents, rien de particulier n’a été décelé d’anormal chez moi. Comme tous les nouveau-nés, il a d’abord fallu que je m’habitue à ce nouveau monde dans lequel j’ai basculé, sans que l’on me demande mon avis.

 

Il aurait mieux valu qu’ils sachent que j’avais choisi de rester dans ma bulle protectrice et surtout que je m’accrocherais à ce monde d’enfermement intérieur qui est le mien. C’est ma tour de Babel, mon lien avec le ciel, que je défends âprement lorsqu’elle est menacée d’intrusion.

 

A l’intérieur, je suis le maître absolu qui fait régner sa terreur de l’existence dans une Société qui attribue la normalité comme modèle, contre son contraire : « l’anomalie génétique », provoquant bien souvent l’incompréhension et malheureusement le rejet.

 

J’ai beaucoup de chance, quant à moi, d’appartenir à une famille qui se voue corps et âme à mon handicap, utilisant toutes les solutions possibles pour parvenir à m’atteindre au fond de ma tour infernale.

 

Le prénom qui m’a été donné est Ange. C’est le seul mot que je suis capable de prononcer avec « Papa » et « Maman ».

 

M’exprimer est impossible puisque les chemins de la communication sont impraticables. C’est d’ailleurs à partir de ce retard de langage et de l’extinction de la lueur de mon regard que des psychologues se sont penchés sur mon cas. En outre, ce qui me trahit le plus, ce sont mes balancements hypnotiques que j’utilise pour me rassurer. De plus, les gestes vitaux, comme boire, n’ont pas été imprimés dans les réflexes de l’instinct de survie dans mon cerveau, puisque je ne supporte déjà pas le simple fait de vivre. Lorsque ma mère tente de me laisser boire tout seul, je reste des heures à fixer l’eau dans le verre en la faisant bouger contre les parois du verre sans jamais le porter à ma bouche. Personne ne peut imaginer à ce moment là que je voyage dans ma tête et que certaines destinations sont parfois merveilleuses. Une façon de me bercer, me dorloter !

 

Il m’arrive aussi de vouloir faire éclater les murs de ma bulle d’isolement en me tapant la tête contre les murs. Comme pour décupler ma force, les sons qui sortent de ma bouche expriment toute ma souffrance dans un langage désordonné et incompréhensible. J’échappe à tout contrôle, y compris de moi-même. Le spectacle que j’offre alors a le don de déstabiliser mes parents, et leur meilleure volonté s’effondre momentanément. Ils se sentent si désarmés, si impuissants que le désespoir, de part et d’autre, est sans doute le seul échange que nous ayons. Toutefois, pour moi cela reste dans le domaine de l’inconscient.

 

La différence, c’est qu’ils savent laquelle est la mienne. Le repli pathologique sur soi dénommé en psychiatrie : Autisme [1].

 

A suivre....

 

 

 

 

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On parle aussi du gène d’Asperger, le gène autiste de génie. C’est ainsi que parmi ces malades de haut niveau, il en est qui sont capables de faire des calculs très complexes en un minimum de temps et toujours record. D’autres sont des peintres géniaux dans la précision du détail. On peut même se demander si Einstein, et plusieurs génies d’autrefois, n’étaient pas atteints de ce « handicap » pour avoir réalisé des prodiges à la manière de Mozart ou de Beethoven. D’autres peuvent réaliser des exploits extraordinaires et prouver leur mémoire exceptionnelle.

 

Il y a là sujet à réflexion en ce qui concerne ce type de handicap, débouchant fatalement sur notre façon d’appréhender ce que nous appelons la « folie » en général et mise à toutes les sauces. Une manière de regrouper en un mot tous les dysfonctionnements jugés anormaux de notre cerveau.

 

Il est désormais aisé de penser que tout homme est névrosé et peut développer des pathologies au cours de son existence. Mais les pathologies en question ne sont-elles pas la démonstration d’êtres particulièrement supérieurs à la moyenne et tout simplement au commun des mortels. Les délires ne sont-ils pas l’expression d’un cerveau en ébullition faisant fonctionner des faces cachées, la plupart du temps inutilisées ? La face cachée de la Lune n’a-t-elle pas de bonnes raisons de se soustraire à notre regard insatiable de conquérants ?

 

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Xena,

la chienne miraculée devenue la meilleure amie d'un enfant autiste

 

http://wamiz.com/chiens/diaporama/xena-la-chienne-miraculee-devenue-la-meilleure-amie-d-un-enfant-autiste-3479.html

 

 

L’histoire de Xena est tout simplement incroyable, et magnifique. Sauvée d’une mort certaine, cette chienne est devenue la meilleure amie et le plus grand soutien de Jonny, un petit garçon autiste âgé de 8 ans.

Il y a encore 2 mois, Jonny était un enfant très solitaire, et silencieux, vivant dans son propre monde. Il peinait à communiquer avec les autres, s’isolait, ne parlait que très rarement, même à sa famille.

 

Puis en février dernier, une rencontre a littéralement changé sa vie. La famille Hickeys a adopté un chien dans un refuge. Et l’animal s’est immédiatement attaché à Jonny. 

Au fil des jours et des semaines, le petit garçon est devenu un autre. Il s’est mis à parler, à chanter, et s’est ouvert au monde extérieur. "II est plus heureux qu’il ne l’a jamais été" affirme sa maman Linda.

Jonny a pris confiance en lui grâce à Xena, à tel point qu’il a accepté de réaliser une vidéo dans laquelle il parle de sa maladie.


"Je m’appelle Jonny, et voici mon chien, Xena. Ma Xena a été cruellement blessée par des gens qui n’étaient vraiment pas gentils. Et je suis autiste. Alors je pense que nous formons une équipe parfaite pour dire au monde qu’il faut être gentil avec les animaux, et avec les enfants comme moi" déclare l'adorable petit garçon.  

 

 

 

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16079 c1f6aConformément au code de la propriété intellectuelle (loi n°57-298 du 11 mars 1957),

il est interdit d'utiliser et/ou reproduire et/ou représenter et/ou modifier et/ou adapter

et/ou traduire et/ou copier l'un des articles personnels publiés sur ce blog

"Le plaisir de communiquer" de façon intégrale ou partielle sur quelques supports

que ce soit , électronique, papier ou tout autres supports, sans l'autorisation expresse

et préalable de l'auteur. Tous droits réservés.
Merci

 

 

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 17:55

http://www.leseditionsdunet.com/culture-societe/680-ne-pas-etre-ou-l-ombre-de-soi-meme-julie-tomiris-9782312007281.html

 

 

 

Extrait d'une nouvelle que j'ai écrite en hommage à toutes ces personnes que nous appelons autistes, regardés et considérés comme des gens anormaux, ou fous pour généraliser davantage. En hommage à leurs parents, comme Francis Perrin, l'acteur et sa conduite exemplaire de papa attentif et complètement investi dans son combat de communication avec son fils Louis. Il est d'ailleurs parrain de l'Association PAS A PAS.

 

C'est son histoire et mon intérêt particulier pour ces enfants, dont je penserais qu'ils n'ont pas voulu naître et se trouvent entre deux mondes. Celui d'avant et celui où ils ont été invités à poser les pieds. Comme ils n'ont pas eu le choix, ils ont posé leurs pieds, mais ils ont gardé la tête dans les étoiles, où ils voyagent en solitaire et sans escale.

 

 

 

 

Dans mes moments d’atterrissage sur la Planète Terre, je donne l’impression à mes proches qu’un miracle se produit chaque fois. Moi-même, je suis surpris de constater que le contact a lieu. Bien sûr, cela ne dure jamais bien longtemps, mais la lueur de mon regard change, paraît-il, au moment où la vie m’interpelle en quelque sorte, en m’invitant à sa table comme un invité de marque.

 

Lorsque je suis arrivé sur terre, en chair et en os, pour le bonheur de mes parents, rien de particulier n’a été décelé d’anormal chez moi. Comme tous les nouveau-nés, il a d’abord fallu que je m’habitue à ce nouveau monde dans lequel j’ai basculé, sans que l’on me demande mon avis.

 

Il aurait mieux valu qu’ils sachent que j’avais choisi de rester dans ma bulle protectrice et surtout que je m’accrocherais à ce monde d’enfermement intérieur qui est le mien. C’est ma tour de Babel, mon lien avec le ciel, que je défends âprement lorsqu’elle est menacée d’intrusion.

 

A l’intérieur, je suis le maître absolu qui fait régner sa terreur de l’existence dans une Société qui attribue la normalité comme modèle, contre son contraire : l’anomalie génétique, provoquant bien souvent l’incompréhension et malheureusement le rejet.

 

J’ai beaucoup de chance, quant à moi, d’appartenir à une famille qui se voue corps et âme à mon handicap, utilisant toutes les solutions possibles pour parvenir à m’atteindre au fond de ma tour infernale.

 

Le prénom qui m’a été donné est Ange. C’est le seul mot que je suis capable de prononcer avec « Papa » et « Maman ».

 

M’exprimer est impossible puisque les chemins de la communication sont impraticables. C’est d’ailleurs à partir de ce retard de langage et de l’extinction de la lueur de mon regard que des psychologues se sont penchés sur mon cas. En outre, ce qui me trahit le plus, ce sont mes balancements hypnotiques que j’utilise pour me rassurer. De plus, les gestes vitaux, comme boire, n’ont pas été imprimés dans les réflexes de l’instinct de survie dans mon cerveau, puisque je ne supporte déjà pas le simple fait de vivre. Lorsque ma mère tente de me laisser boire tout seul, je reste des heures à fixer l’eau dans le verre en la faisant bouger contre les parois du verre sans jamais le porter à ma bouche. Personne ne peut imaginer à ce moment là que je voyage dans ma tête et que certaines destinations sont parfois merveilleuses. Une façon de me bercer, me dorloter !

 

Il m’arrive aussi de vouloir faire éclater les murs de ma bulle d’isolement en me tapant la tête contre les murs. Comme pour décupler ma force, les sons qui sortent de ma bouche expriment toute ma souffrance dans un langage désordonné et incompréhensible. J’échappe à tout contrôle, y compris de moi-même. Le spectacle que j’offre alors a le don de déstabiliser mes parents, et leur meilleure volonté s’effondre momentanément. Ils se sentent si désarmés, si impuissants que le désespoir, de part et d’autre, est sans doute le seul échange que nous ayons. Toutefois, pour moi cela reste dans le domaine de l’inconscient.

 

La différence, c’est qu’ils savent laquelle est la mienne. Le repli pathologique sur soi dénommé en psychiatrie : Autisme . (1)

 

Pour moi, il se traduit par vivre sans pouvoir poser les pieds sur terre. Je suis comme un funambule craignant de tomber dans le vide à chaque instant. Le prénom qui m’a été donné ne m’a pas fourni les ailes qui vont avec pouvant fuir à toutes volées ce quotidien qui me terrorise ; les bruits m’insupportent et menacent mes tympans d’exploser. Comme si des haut-parleurs étaient montés au maximum !

 

Pour stabiliser mon humeur et m’éviter des crises de panique spectaculaires, il faut respecter mes différents rituels d’habitudes qui me servent de repères dans l’espace et le temps. Je peux me focaliser pendant des heures, de manière cadencée, sans jamais me lasser à faire le même geste, sans pour autant parvenir à retrouver mes marques et un apaisement de ce délire d’Etre.

 

De quoi dérouter le commun des mortels, auquel je n’appartiens pas. Je suis un être à part, né pour « ne pas être ». Un éternel rêveur, le roi de l’évasion, de la divagation, de l’errance de l’esprit. Pour les gens dits normaux, cela s’appelle battre la campagne ou prendre la clé des champs. Une poésie qui ne peut m’être attribuée, mais qui m’attire compassion et une patience infinie de la part de ceux qui m’entourent au quotidien. Je suis un ange !

 

Toujours cette différence, qui m’oppose à cette normalité psychologique, parce qu’elle m’empêchera, toute ma vie, de me prendre en charge comme un être responsable et indépendant.

 

Si les degrés d’autisme sont très variables parmi les individus qui en sont atteints, j’appartiens quant à moi à la catégorie des « poids légers ». Et ce après avoir suivi un entraînement de haut niveau dans une institution pratiquant la méthode ABA : une analyse appliquée du comportement pour décrypter officiellement une pratique belge d’incitation à l’éveil sous le contrôle permanent d’un animateur spécialisé.

 

Une stimulation jour et nuit confortée par celle des parents, dans le même schéma, et qui ne peut être que des plus positives, puisqu’elle m’a permis d’évoluer dans ma maladie, jusqu’à me rendre indépendant et en voie de guérison peut-être. J’ai réussi à intégrer une classe qui mélange l’enfant handicapé à ceux qui ne le sont pas.

 

Cette intégration ne peut être complète, et me laisse à part des autres dans ma façon d’appréhender les gestes du quotidien. Si mon comportement nécessite une garde rapprochée protectrice de mes parents et d’un tuteur, je mets chaque jour un pied devant l’autre, à condition que mes habitudes ne soient pas bouleversées.

 

J’ai surtout une chance inouïe d’avoir des parents, qui se bagarrent depuis le constat de mon handicap pour me sortir de ma prison sans barreaux apparents. Que serai-je sans eux ? Une âme cloîtrée dans l’enfer du non être !

 

Je ne peux toujours pas parler, mais je peux écrire. Cette faculté de jouer avec les mots est venue très tôt, comme une seconde nature bien à l’abri jusqu’à mes 15 ans. Une inspiration venue tout droit de mon esprit torturé, où les pensées se bousculaient vers une sortie improbable et qui a fini par se libérer en mots silencieux..

 

Grâce à cette réflexion contrôlée et matérialisée de cette manière, je peux enfin tenter un dialogue avec ceux qui ont la curiosité de m’écouter.

 

Il s’agit d’une capacité tombée du ciel, que j’ai prise au vol de manière inopinée, mais parmi mes confrères d’isolement psychologique, il en existe certains, peu nombreux toutefois, qui développent des aptitudes intellectuelles hors normes, les installant sous la rubrique de l’Irrationnel.

  

Je ne connais pas les méandres de la psychiatrie, mais ma différence devrait être reconnue et surtout respectée dans ce monde de normaux, qui dévoile trop souvent des cerveaux des plus atrophiés ou si peu utilisés dans leur capacité maximale.

 

 

      A SUIVRE.....

 

 


 

 La valeur n'attend pas le nombre des années !!

 

 

 

 

A SUIVRE.....

 

 

 

 

 

 (1) Apparaissant dès les premières années de la vie. Il se marque par le désintérêt total de l’enfant à l’égard de l’entourage, le besoin impérieux de se repérer constamment dans l’espace, des gestes stéréotypés, des troubles du langage et l’inadaptation dans la communication. L’enfant ne parle pas ou émet un jargon qui a la mélodie du langage, mais qui n’a aucune signification. L’origine de l’Autismeest controversée et il est impossible de dissocier les facteurs organiques et les facteurs psychiques.

 

Conformément au code de la propriété intellectuelle (loi n°57-298 du 11 mars 1957),

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