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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 22:36

 

Tandis que le temps poursuit son œuvre d'impermanence, sans se soucier de ceux qui voudraient l'arrêter parfois, afin d'en sentir son précieux parfum, telle la fragrance de la rose qu'on ne peut oublier, la Vie se laisse déformer comme les vagues de l'océan, poussées par les vents et les courants, terminant leur course folle, échouées sur une plage, englouties par le sable ; laissant flotter dans l'air des illusions perdues, des regrets, des remords, toute la panoplie d'un destin, que la Vie nous invente pour faire passer...ce temps !

Ce passage obligé des élus invités pour un aller-simple sans remboursement du billet. Un voyage à hauts risques. Une aventure promise avec un grand A, alors que le sport le plus pratiqué est le parcours du combattant pour la survie de l'espèce en toute priorité.

Mais les leurres sont infaillibles pour ne pas avoir envie, très tôt, de rebrousser chemin. Leur auteur est ce dieu créateur qui intrigue l'humanité entière depuis la nuit des temps, au point  de l'habiller de croyances, de légendes, d'histoires fabuleuses, que les religions se disputent toujours pour s'en approprier sa protection, et sa bénédiction, que ce soit en bien ou en mal, et toujours à  mettre  des bâtons dans les roues de ceux qui sont nés soi disant, libres et égaux !

Parce que la Vie ne peut être estimée à sa juste valeur, sans la réflexion ni la remise en question permanente, je me complais à rêver à un monde sans humains, sans leurs mensonges, leurs manigances, leur hypocrisie. Car, sans preuve du contraire, la plupart ont opté pour la loi du plus fort et au vu de leurs innocentes victimes, toute catégorie, il est difficile d'accepter même appartenir à la même espèce que ces hommes enlisés dans leur étroitesse d'esprit, leur médiocrité et leur inaptitude à l'altruisme.

Et combien décevants quand on leur fait confiance ! On ne se méfie jamais assez des beaux parleurs. On les appelle des bonimenteurs, qui utilisent la parole pour poignarder dans le dos ceux qui résistent à leur égocentrisme, leur volonté farouche à imposer leurs idées et même leur façon de marcher. Des opportunistes qui ne pensent qu'à leurs intérêts personnels sous couvert d'une bienveillance condescendante, ou estimant être détenteurs de la vérité. Il suffit d'écouter les politiques dans des débats interminables et stériles, pour comprendre à quel point ils ne s'écoutent même pas. Ils prennent la parole pour se faire entendre, comme une meute de chiens aboient lors d'une chasse à courre, s'enlisant dans un consternant dialogue de sourds et de vaniteux à chaque joute verbal. Et bien sûr pour garder leur place d'honneur dans la bulle de privilégiés où ils ont été hissés par un peuple crédule et si facilement manipulable, tels des moutons suivant le berger et le bélier de tête.

Au moment où j'écris ces lignes ce bélier est « Hollande avec sa tête de chef de rayon qui est parvenu en tête de gondole » ! Je reprends cette formule qui m'a bien fait rire de l'humoriste Anne Romanoff pour les droits d'auteur. Et j'avais envie d'ajouter : si seulement, on pouvait laisser la gondole à Venise ! Un peu d'humour dans ce monde de brutes n'est pas une nuisance et aurait tendance à faire terriblement défaut depuis que la liberté d'expression est mise sur la sellette et que l'humour au second degré n'est plus à la portée des cerveaux rétrogrades de spécialistes de la polémique pour semer la zizanie. Il faut les appeler par leur nom : des fouteurs de merde ! Et grâce à eux, ouvrir la bouche même pour respirer va finir par être un délit !!!! Au secours, vade retro satanas !!!

Heureusement que les Hommes font partie de cette biodiversité sur la Planète et qu'en dehors de ce panier de crabes qui pollue l'esprit critique des moutons de Panurge de la civilisation occidentale, des hommes peuvent être sages, humanistes, exemplaires et guides spirituels sur le chemin de la connaissance, capables de donner un sens à la vie autre que celui de la course à l'Avoir. Mais, ceux-là sont très vite  jugés, jalousés, condamnés pas tous les cons damnés, qui n'entendent rien d'autre que l'écho de leur étroitesse d'esprit, de leur obsession conquérante de profits. Et ceux-là aussi font malheureusement partie de la diversité humaine ! Seulement, ils appartiennent au clan des puissants qui manipulent les ficelles des marionnettes et qui les écrasent de leur pouvoir de l'argent.

Ces hommes sous la coupe des marionnettistes, ne sont que les prisonniers d'une mondialisation et formatés à la pensée unique dans une société où ce pouvoir de l'argent est la mèche à faire exploser toutes les dérives, provoquer des conflits où la vie humaine n'a plus de prix. Ce sont des hommes prêts a larguer toutes leurs valeurs ; à devenir aveugles et marcher sur un champ de mines. Leur avenir est compromis dans un comportement devenu trop individualiste, irresponsable et autodestructeur, par manque de discernement, d'écoute au bien-être d'autrui et de respect de son environnement.

Vivre est déjà loin d'être une partie de plaisirs, et côtoyer ces êtres là dans les villes au cœur de cette société de consommation puante d'outrance, d'extravagances, d'intolérance, d'individualisme et d'indifférence, devient exaspérant. 

Leur jugement gratuit trop souvent dénué d'arguments tenant la route, basé sur préjugés, idées reçues, brandis comme vérité absolue, et donnant raison toujours au dernier qui a parlé, gave au point d'avoir envie de se faire désintoxiquer de cette pollution orale en dépit du bon sens et qui régale les chroniques médiatiques à faire des gorges chaudes de potins au ras des pâquerettes. Aussi incultes soient-ils, pourvu qu'ils soient connus, reconnus, fanatisés, labellisés, les cons pullulent et comme disait Monsieur Audiard, "je ne parle pas aux cons, çà les instruit". De plus, comme disait un autre illustre, que je ramènerai à mon grand-père, on dirait que ceux de l'année prochaine sont déjà là. Car ces petites bêtes là se reproduisent à une vitesse grand V et polluent l'atmosphère ambiant. Bref, de quoi avoir envie de se faire ermite au fin fonds de l'Himalaya !

Regarder ailleurs, sortir de cet enfer consumériste, avilissant, déresponsabilisant, réduisant l'homme à un robot, un esclave du capitalisme, déconnecté de la Nature et téléguidé par les technologies virtuelles !

Car il est encore des humains sur cette Terre en osmose avec leur environnement, préservant leur liberté en hommes responsables. Et ce malgré toutes les pressions et menaces auxquels ils sont soumis par les empereurs despotes du capital désireux de rassembler le bétail dans des enclos sous haute surveillance.

Parmi eux, des peuples qui donnent envie de leur appartenir.

Je peux en citer au moins trois qui suscitent mon respect :

. les Bishnoïs - État du Rajasthan - (le peuple réputé le plus écologique de la planète)

. les Bhoutanais - Bhoutan - (produit national brut remplacé par Bonheur national brut)

. le peuple Badjo.(nomades de la mer en Indonésie)

C'est ce dernier qu'aujourd'hui, je veux mettre à l'honneur de ma réflexion, en conclusion.. 

Leurs journées sont scandées au rythme de la pêche, une vie précaire mais organisée et solidaire.

Leur communauté œuvre au bien-être de tous et le partage, l'empathie, la compassion sont des actes quotidiens.

Malheureusement, ils ne sont plus à l'abri des pressions de la modernité censés améliorer leurs conditions de vie et qui poussent sans ménagement ces nomades de la mer à une vie sédentaire, avec toutes les frustrations que cela impose au niveau de leur identité culturelle.

Mais quelques-uns résistent et s'agrippent à celle qui les nourrit, qui leur est vitale : la mer ! Leur raison de vivre !

Celle qui est encore généreuse pour eux et leur permet de maintenir leurs traditions,dans le respect d'autrui. Mais pour combien de temps encore !??!

Un peuple de religion musulmane ayant un peu adapté le coran à leurs valeurs traditionnelles, sans que cela provoque une "guerre sainte". Notamment par rapport à la place importante donnée aux enfants, au point de remplacer le muezzin pour l'appel à la prière et leur apprendre à nager dès l'âge de 2 ans pour éviter les accidents, puisqu'ils vivent dans des maisons sur pilotis.

La femme n'est pas méprisée ou considérée comme dernière roue de la charrette, ou dans le seau à tremper comme une serpillière. Tout d'abord parce que la charrette est remplacée par les pirogues. La parité existe dans leur communauté et des travaux d'intérêt général sont les punitions d'adultère ou de maltraitance sur une femme. Aucune différence entre les sexes dans la vie communautaire. Chacun a un rôle bien défini et pour l'intérêt de tous. Un peuple qui respire la sérénité, un art de vivre dans le labeur, mais dans un environnement qui ressemble au paradis, dans lequel ils ont ancré leurs pirogues, leurs rituels et leur spiritualité dans un mode de vie originel, pieds nus, sans les contraintes d'une société anesthésiante et mortifère pour ces âmes avides de liberté et d'authenticité.

En tous les cas, un mode de vie qui ne peut que développer notre réflexion quand l'étouffement se fait ressentir dans un monde formaté, où la Liberté est prise en otage par des lobbies puissants ayant mis main basse sur le monde et que la pensée unique emprisonne la remise en question et la reprise en mains de notre propre destin.

D'autant plus quand l'horizon se profilant pour ces peuples, les derniers libres de notre planète, est aussi  en voie de disparition, contraints et forcés qu'ils vont être à se sédentariser et s'intégrer à l'uniformité mondiale.

Oui, pour combien de temps encore jouir de la Liberté ? Et peut-on encore utiliser ce terme dans nos modes de vie, puisque partout où nous allons, des caméras nous surveillent, nous espionnent et que nous sommes téléguidés dans notre consommation, fichés, rangés dans des catégories et complètement dominés par la haute technologie en progression constante et beaucoup plus rapide que l'évolution des cerveaux humains.

Et le pire dans cette histoire de mutation d'une civilisation, par l'évolution technologique fulgurante, c'est que cette prise du pouvoir s'effectue sans résistance, avec même engouement à ne voir que les aspects positifs, ludiques, et prometteurs de bien-être pour l'humain. Un humain qui sent pourtant déjà ses valeurs remises en question parce que tout va sans doute trop vite et qu'il risque de perdre des plumes, au point de ne plus pouvoir s'envoler vers ses rêves, ou perdre pieds avant de recommencer à savoir nager.

Toutefois, demain est un autre jour et avant de sentir les chaînes entraver mes pas complètement, j'autorise ma pensée à se libérer dans les mots pour encore avoir un peu le sentiment d'exister. 

 


 

http://www.baliautrement.com/nomade_mer.htm

 

 

 Tomiris

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Published by Julie Tomiris - dans Reflexions Philosophie Pensées
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