Liberté de penser.....et d'écrire !
Clip emprunté à Yvan Marc pour avoir le mérite d'être superbe et engagé. Sa musique et sa chanson "éveil des consciences" méritent d'être mises à l'honneur sans modération pour l'émerveillement qu'elles suscitent en images également ; le pas nécessaire au respect que nous avons oublié envers notre mère nourricière. Nous devons réapprendre à être en communion avec cette merveilleuse Nature !
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ESPRIT A LIBÉRER
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Je voudrais quitter ce corps devenu trop lourd.
Ne devenir qu'esprit, me fondre dans le Tout.
Etre nuage pour caresser la montagne,
Les passagers du vent à faire la pluie et le beau temps.
Etre goëland à survoler les océans
par mer d'huile ou par gros temps.
Etre soleil pour me réchauffer l'âme de ses rayons.
Etre lune pour éclairer la nuit de ma vie.
M'échapper de cette enveloppe terrestre au destin dégradé.
Fuir avant même que le glas sonne pour le voyage sans retour.
Etre en état d'apesanteur, légèreté et liberté retrouvées.
Communier avec l'arbre, puiser son énergie.
Etre oiseau et parcourir la Terre d'un pôle à l'autre
dans le bruissement des ailes brisant le silence du ciel.
Etre en communion absolue avec notre Planète, les étoiles et l'univers.
Quitter ce corps d'humain, cette imposture,
Cette enveloppe terrestre dissimulant l'Etre,
en gestuel de faux semblants, aux prismes infinis de personnalités faussées,
dans un combat acharné du Bien contre le Mal,
sans savoir qui sera le gagnant et ne pas le parier.
Au constat du gâchis perpétré, fuir ce monde,
cette comédie de la vie, dont le but initial est la procréation.
Suite à la domestication nommée éducation,
Croissez et multipliez !
Une invite bien assurée et même en overdose.
Nature si belle, pourtant si cruelle,
La loi du plus fort, sans joker de la deuxième chance,
Sans sésame ni issue de secours autre que la mort.
Le destin tout tracé de la survivance,
Avec quelques miettes éparses en mirages d'un bonheur utopique.
Éblouissement du flash de l'amour leurre,
Puis la lente agonie d'une maladie létale,
Le fardeau de la vie, quand elle est subie.
Rêves contrariés, espoirs anéantis.
Les illusions perdues, le temps assassin.
Comment croire en demain avec de telles cartes en mains ?
Guérison d'un passé meurtri impossible,
quand remords et regrets s'unissent à marteler la mémoire,
Donner sans jamais recevoir, à sens giratoire,
Amour, Amitié, des fruits pour beaucoup défendus.
Faux-semblants, artifices, combats d'ego en continu.
Etre, avoir été, fini les clichés !
Regarder le présent comme un bien inestimable,
Se voir dans un miroir et le croire déformé.
Découvrir enfin qu'on est si peu de choses.
Epreuve après épreuve, avec énergie ou sans,
à labourer les sillons de l'existence,
Inconscients trop souvent de l'importance de l'instant.
Perdus dans le sens à donner vraiment,
A toujours craindre de perdre son temps.
Et arrive le temps scandant les heures tardives,
Quand plus rien n'a d'importance qu'un soleil levant et couchant.
Blessures de l'âme, humiliations, trahisons,
à n'être plus que des braises étouffant sous la cendre.
Des photos jaunies relatant toute une vie,
Souvenirs ressassés en films culte de la mémoire,
Meublant une solitude impossible à égarer,
Un refuge parfois, l'ombre de son ombre bien souvent.
Personne ne peut y échapper,
La loi de notre destin d'humain.
Seul(e) dans notre vie intérieure, notre deuxième nature,
pour le pire et le meilleur, selon l'humeur,
Mais source de conflits interminables,
de luttes intestines finalement minables,
marquant le visage de rides de la déconvenue
Le parchemin en mode finition
Le corps déglingué, un genou à terre,
épuisé d'un parcours laborieux, éreintant.
Qu'il soit heureux ou malheureux,
Jamais assez estimé à sa juste valeur
d'un ressenti personnel trop perverti
dans le cadre d'un vécu nanti ou démuni.
Miroir aux alouettes n'est qu'un miroir déformé,
attractif pour tous, faisant miroiter monts et merveilles,
mais installant à perpétuité dans les rêves inassouvis
ceux qui se laissent piéger avec naïveté.
Un destin tout tracé menant souvent au désespoir
l'esprit torturé du manque de liberté.
S'évader de cette prison sans barreaux
sans se retourner, le regard dans les étoiles,
le coeur désintégré, mais l'âme évaporée dans le Tout
mystérieux et secourable !
La maison d'où l'on vient, que la mémoire a zappée,
mais peut-être pas pour l’Éternité !
- Julie TOMIRIS -