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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 23:11

"On habite tous Pompéï"

En écoutant une des dernières chansons de Serge Lama : « Des éclairs et des Revolvers », les paroles m'ont donné la chair de poule. Tellement poignantes de réalisme ! Nous ne pouvons pas nous contenter d'applaudir l'artiste, même si Serge Lama a chanté sa chanson avec « ses tripes ». Cette dernière dénonce notre monde en décomposition et la fin de notre civilisation à l'issue de notre passivité et de notre responsabilité dans ce chaos à venir.

Comment rester insouciants et faire comme si tout allait bien ? Moi, je n'y arrive pas et tout cela me déprime encore plus. Je me sens sur la touche, comme perdue au milieu de l'océan à la dérive des courants. Même une île déserte ne peut plus me faire rêver ! Impossible de regarder le ciel sans penser à la pollution !

Impossible d'admirer le soleil, sans penser au réchauffement de la Planète et les conséquences en découlant !

Impossible de rêver devant l'océan sans imaginer les dégâts du plastique formant des continents et empoisonnant son peuple !

Impossible de penser à l'Amazonie sans entendre le craquement sinistre de ces arbres précieux de forêts primaires disparues !

Impossible de prendre une douche sans penser à ces milliards d'humains qui n'ont même pas accès à l'eau potable !

Impossible de respirer à plein poumons en regardant la montagne, sans penser qu'un jour prochain nous devrons porter des masques pour respirer, que la pollution aux particules fines et autres produits toxiques imperceptibles sera quotidienne !

Impossible de voir un animal sauvage sans penser à la disparition des espèces, comme la marée remontant à la vitesse d'un cheval au galop au Mont Saint-Michel !

Impossible d'aller aux informations sans se heurter à la liste des horreurs perpétrées par des humains dégoupillés de la cervelle !

Impossible d'investir sur l'avenir sans penser au mur qui nous attend !

Impossible d'apprécier le présent en connaissance de ce déclin en cours d'une civilisation suicidaire !

Ils nous ont coupé l'appétit avec leurs pesticides, leurs tortures d'animaux, leurs élevages industrielles, leur alimentation synthétique, l'huile de palme envahisseur et destructeur de la faune sauvage, de la flore et même des hommes dépendant des forêts primaires remplacées par ces arbres à profits financiers très substantiels ! Comment regarder un légume, un fruit, sans penser à la contamination nucléaire, les pluies acides, les pesticides et le dictateur Monsanto.

Ils nous ont volé tous nos rêves ! Même le Petit Prince de Saint-Exupéry ne peut plus demander à dessiner un mouton ! Disparu le Pierrot auquel nous demandions de nous écrire un mot ! Que veut dire le mot « projet » ou bien « avenir », aujourd'hui, alors que l'horizon est si noir et que le sens est giratoire sans même plus la possibilité de prendre un chemin de traverse pour détourner les obstacles ?

Comment être encore insouciants dans ce monde en décomposition ? Un monde si beau, où le merveilleux était complice avec la diversité infinie ! Comment avons-nous pu laisser faire cette minorité d'ogres vénaux, égoïstes, à faire de cette chère planète Terre d'un paradis à devenir un enfer ! Tout d'abord pour les animaux, dont la seule présence leur est devenue gênante et préjudiciable à leur envahissement.

Et le constat déplorable que ce bétail incontrôlable continue sa course folle vers le mur, tête baissée. Enlisé dans ses habitudes sans même envisager de réduire le moindre superflu de son train-train quotidien. La faute aux autres, encore et toujours ! Et pendant ce temps là, une petite poignée œuvrant à tirer profit au maximum de ses acquits pour satisfaire l'ego tout d'abord et poursuivre leur carrière d'égoïstes invétérés sans états d'âme particuliers, à même faire empirer les événements à l'horizon apocalyptique.

La solitude est terrible quand on est entouré de ces optimistes qui refusent de voir la réalité en face et qui préfèrent se boucher les yeux et les oreilles pour jouir du présent encore vivable et si bénéfique pour eux. Ils font bien semblant d'être au courant que la vie sur terre va changer avec le bouleversement climatique, mais dans leur petite tête si peu pensante, et leur optimisme d'inconscients, ils imaginent qu'ils ne seront pas touchés. Que d'ici là, l'intelligence humaine aura trouvé les solutions adéquates. Car l'homme est le plus fort et il a dominé la Nature ! C'est bien connu !! Et puis, cela n'arrive qu'aux autres pour reprendre la formule de l'imbécile heureux. Il y en a même qui réfutent totalement - ce qu'ils appellent une rumeur - cette question du réchauffement de la planète, en estimant que l'homme aura beau faire, ou mal plutôt, la nature s'en tirera toujours.

Ce qu'ils oublient ces distraits de la caboche endurcie, c'est que bien sûr, elle s'en tirera toujours. Seulement, le visage qu'elle nous aura montré jusqu'à aujourd'hui, illuminé du sourire de l'abondance et de la prospérité, va se terminer. Ce sourire radieux va se changer en un horrible rictus et que tous les robinets de sa prodigalité vont se fermer, comme les puits se tarissent, les uns après les autres.

L'air, l'eau, toutes les conditions de la vie sur Terre vont devenir irrespirables et rares. Un tel gâchis, dont l'homme porte la plus grande responsabilité est absolument insupportable. Dans son évolution, ce dernier s'est métamorphosé en parasite, en monstre pollueur. Comment la Nature a-t-elle pu générer une telle machine de destruction massive et auto-destructrice ? Dans quel but ? Alors qu'elle a tout fait afin que les espèces survivent au pire et pour permettre aux meilleurs de toujours gagner ! Victoires souvent injustes, mais la loi de la Nature ! D'autres civilisations ont disparu. Nous sommes programmés pour être la prochaine, en ayant cette fois-ci mis beaucoup de nous, bien relever nos manches pour accélérer le processus de la remise à zéro. Il n'est d'ailleurs pas exclu qu'un illuminé mégalo, style dictateur ou Rambo des Batignolles ne s'amuse pas un de ces quatre à appuyer lui-même sur le bouton détonateur du « champignon de Paris », grandeur mega-bombe.

Autrement dit, nous ne sommes pas sortis de l'auberge, de toute manière, en nous contentant de tituber un peu après avoir bu quelques bières de trop. Car en parlant de bières, elles vont nous être présentées ouvertes, sans fleurs ni couronnes. Il n'y aura pas de faire part de décès, ou alors il faudrait un avis de décès groupé. Mais pour quoi faire et pour qui, puisque nous ne pourrions plus chanter « si j'avais un marteau, je cognerai le jour, la nuit, j'y mettrai tout mon cœur.......je bâtirai une ferme, une grange et une barrière....et j'y mettrai mon père, ma mère, mes frères et mes sœurs...ho ! Ho ! …..ce ne sera plus le bonheur ». Même plus d'église à sonner le glas !!

Cette « machine » dévastatrice a-t-elle pour mission d'être le rouage à passer d'un monde à l'autre. Une étape devenue nécessaire à l'évolution de la planète, et même de notre galaxie ? Éliminer une civilisation au profit d'une nouvelle ?? Sous une autre forme ????

Mes questions d'humaine insignifiante resteront sans réponse, je le sais bien. En attendant, je ne voudrais pas être les parents de cette génération qui va devoir trinquer avec un verre vide et tenter de colmater avec des rustines tous les dégâts, que leurs prédécesseurs irresponsables auront provoqué, sans chercher à les réparer à temps, ou tout au moins faire reculer l'échéance de la pire situation avec les solutions qu'ils avaient alors à leur disposition ; qu'ils n'ont pas eu la volonté d'appliquer en raison des enjeux économiques et politiques trop puissants, encore et toujours, empêchant les remises en questions et les réformes adéquates.

Et comment avoir envie de perpétuer une espèce qui a perdu jusqu'à son instinct de survie en faisant accélérer le processus d'autodestruction ? Pourtant celle-ci continue sa démographie galopante, qui promet à notre Planète un nombre de parasites s'élevant de 7,2 milliards actuellement (2014) à 8,1 milliards en 2025 pour atteindre 9,6 milliards en 2050. Je peux choquer en utilisant le terme parasites pour désigner mes semblables, en m'incluant d'ailleurs parmi eux, malheureusement, bien que ma vie soit des plus modérée et même austère. Mais au vu de la situation actuelle, il n'y a pas besoin de faire appel à Madame Irma et sa boule de cristal pour deviner que la situation va empirer, suite à cette progression infernale de l'espèce humaine et des besoins qu'elle réclame, sans être prête actuellement à diminuer son train de vie d'enfant gâté jusqu'à aujourd'hui !

Quand nous en serons aux « Éclairs et aux Revolvers », nous finirons par comprendre à quel point la situation était grave. Je dis nous, mais je cite principalement les inconscients et les sceptiques qui ne veulent même pas entendre parler de tout çà. Parce que que cela leur gâche la vie et que des gens comme moi ne sont que des rabats-joie qui leur cassent les oreilles à être aussi négatifs.

Ce que bien sûr, je ne partage pas, car être lucide et alarmiste n'est pas systématiquement synonyme de pessimisme et de découragement. Je sais encore m'émerveiller devant tous les trésors de la Nature, que les générations ne verront sans doute plus, déplorer et me révolter devant cet immense gâchis et même espérer l'impossible. Une réaction internationale parce que la peur au ventre aura fini par devenir une épidémie et que les humains seront mis au garde à vous, contraints et forcés à prendre conscience que notre Planète ne pourra pas contenter tout le monde et qu'à force de la poignarder, elle va quant à elle réagir par instinct de survie. Et elle sera la gagnante, quoi qu'il arrive !

Personnellement, cette déchéance multidirectionnelle me désole, m'anéantit, me bouleverse, car je pense être capable de mesurer et ressentir ce que cela implique. Et surtout de me sentir si impuissante, si petite, si incapable à faire changer les choses. Devoir subir et ne faire qu'écrire mes sentences silencieuses avec mes mots, dont j'entends déjà les réactions.

Comment une petite scribouilleuse anonyme, dont l'écriture n'intéresse personne, peut-elle se permettre de donner des leçons de morale, de porter des jugements implacables sur ses congénères, alors qu'elle-même n'intervient dans aucune association ou mouvement révolutionnaire ; se contentant d'agir en solo avec ses mots gardés bien au chaud de la mémoire de son ordinateur et sa navigation sur la toile Internet, qui reflète bien toute l'illusion et alimente les frustrations de tous les pratiquants de cette nouvelle religion de la communication ?

Aussi, je vais être claire ! Je revendique seulement le droit de m'exprimer, en citoyenne, non engagée, apolitique, athée, humaine, dans ma liberté de penser. Et parce que dans cette galère, j'y suis aussi, avec le droit de ne pas vouloir être consignée à ramer plus longtemps que je ne l'ai déjà fait, parce que je vis dans un système pourri, géré par des irresponsables égocentriques qui ne pensent qu'à leurs intérêts personnels, en exploitant le reste du monde et en l'entraînant vers le fonds avec les pieds enchaînés à leur inconscience en béton armé. 

Julie Tomiris

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Published by Julie Tomiris - dans Reflexions Musique Révolte
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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 21:36
Je remercie mon Ami du Vénézuéla : Roland Brzobohaty Jordan de m'avoir gentiment permis d'utiliser sa photo pour déposer mes mots.

Je remercie mon Ami du Vénézuéla : Roland Brzobohaty Jordan de m'avoir gentiment permis d'utiliser sa photo pour déposer mes mots.

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Published by Julie Tomiris - dans Poésie Nuages Réflexions
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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 22:36

 

Tandis que le temps poursuit son œuvre d'impermanence, sans se soucier de ceux qui voudraient l'arrêter parfois, afin d'en sentir son précieux parfum, telle la fragrance de la rose qu'on ne peut oublier, la Vie se laisse déformer comme les vagues de l'océan, poussées par les vents et les courants, terminant leur course folle, échouées sur une plage, englouties par le sable ; laissant flotter dans l'air des illusions perdues, des regrets, des remords, toute la panoplie d'un destin, que la Vie nous invente pour faire passer...ce temps !

Ce passage obligé des élus invités pour un aller-simple sans remboursement du billet. Un voyage à hauts risques. Une aventure promise avec un grand A, alors que le sport le plus pratiqué est le parcours du combattant pour la survie de l'espèce en toute priorité.

Mais les leurres sont infaillibles pour ne pas avoir envie, très tôt, de rebrousser chemin. Leur auteur est ce dieu créateur qui intrigue l'humanité entière depuis la nuit des temps, au point  de l'habiller de croyances, de légendes, d'histoires fabuleuses, que les religions se disputent toujours pour s'en approprier sa protection, et sa bénédiction, que ce soit en bien ou en mal, et toujours à  mettre  des bâtons dans les roues de ceux qui sont nés soi disant, libres et égaux !

Parce que la Vie ne peut être estimée à sa juste valeur, sans la réflexion ni la remise en question permanente, je me complais à rêver à un monde sans humains, sans leurs mensonges, leurs manigances, leur hypocrisie. Car, sans preuve du contraire, la plupart ont opté pour la loi du plus fort et au vu de leurs innocentes victimes, toute catégorie, il est difficile d'accepter même appartenir à la même espèce que ces hommes enlisés dans leur étroitesse d'esprit, leur médiocrité et leur inaptitude à l'altruisme.

Et combien décevants quand on leur fait confiance ! On ne se méfie jamais assez des beaux parleurs. On les appelle des bonimenteurs, qui utilisent la parole pour poignarder dans le dos ceux qui résistent à leur égocentrisme, leur volonté farouche à imposer leurs idées et même leur façon de marcher. Des opportunistes qui ne pensent qu'à leurs intérêts personnels sous couvert d'une bienveillance condescendante, ou estimant être détenteurs de la vérité. Il suffit d'écouter les politiques dans des débats interminables et stériles, pour comprendre à quel point ils ne s'écoutent même pas. Ils prennent la parole pour se faire entendre, comme une meute de chiens aboient lors d'une chasse à courre, s'enlisant dans un consternant dialogue de sourds et de vaniteux à chaque joute verbal. Et bien sûr pour garder leur place d'honneur dans la bulle de privilégiés où ils ont été hissés par un peuple crédule et si facilement manipulable, tels des moutons suivant le berger et le bélier de tête.

Au moment où j'écris ces lignes ce bélier est « Hollande avec sa tête de chef de rayon qui est parvenu en tête de gondole » ! Je reprends cette formule qui m'a bien fait rire de l'humoriste Anne Romanoff pour les droits d'auteur. Et j'avais envie d'ajouter : si seulement, on pouvait laisser la gondole à Venise ! Un peu d'humour dans ce monde de brutes n'est pas une nuisance et aurait tendance à faire terriblement défaut depuis que la liberté d'expression est mise sur la sellette et que l'humour au second degré n'est plus à la portée des cerveaux rétrogrades de spécialistes de la polémique pour semer la zizanie. Il faut les appeler par leur nom : des fouteurs de merde ! Et grâce à eux, ouvrir la bouche même pour respirer va finir par être un délit !!!! Au secours, vade retro satanas !!!

Heureusement que les Hommes font partie de cette biodiversité sur la Planète et qu'en dehors de ce panier de crabes qui pollue l'esprit critique des moutons de Panurge de la civilisation occidentale, des hommes peuvent être sages, humanistes, exemplaires et guides spirituels sur le chemin de la connaissance, capables de donner un sens à la vie autre que celui de la course à l'Avoir. Mais, ceux-là sont très vite  jugés, jalousés, condamnés pas tous les cons damnés, qui n'entendent rien d'autre que l'écho de leur étroitesse d'esprit, de leur obsession conquérante de profits. Et ceux-là aussi font malheureusement partie de la diversité humaine ! Seulement, ils appartiennent au clan des puissants qui manipulent les ficelles des marionnettes et qui les écrasent de leur pouvoir de l'argent.

Ces hommes sous la coupe des marionnettistes, ne sont que les prisonniers d'une mondialisation et formatés à la pensée unique dans une société où ce pouvoir de l'argent est la mèche à faire exploser toutes les dérives, provoquer des conflits où la vie humaine n'a plus de prix. Ce sont des hommes prêts a larguer toutes leurs valeurs ; à devenir aveugles et marcher sur un champ de mines. Leur avenir est compromis dans un comportement devenu trop individualiste, irresponsable et autodestructeur, par manque de discernement, d'écoute au bien-être d'autrui et de respect de son environnement.

Vivre est déjà loin d'être une partie de plaisirs, et côtoyer ces êtres là dans les villes au cœur de cette société de consommation puante d'outrance, d'extravagances, d'intolérance, d'individualisme et d'indifférence, devient exaspérant. 

Leur jugement gratuit trop souvent dénué d'arguments tenant la route, basé sur préjugés, idées reçues, brandis comme vérité absolue, et donnant raison toujours au dernier qui a parlé, gave au point d'avoir envie de se faire désintoxiquer de cette pollution orale en dépit du bon sens et qui régale les chroniques médiatiques à faire des gorges chaudes de potins au ras des pâquerettes. Aussi incultes soient-ils, pourvu qu'ils soient connus, reconnus, fanatisés, labellisés, les cons pullulent et comme disait Monsieur Audiard, "je ne parle pas aux cons, çà les instruit". De plus, comme disait un autre illustre, que je ramènerai à mon grand-père, on dirait que ceux de l'année prochaine sont déjà là. Car ces petites bêtes là se reproduisent à une vitesse grand V et polluent l'atmosphère ambiant. Bref, de quoi avoir envie de se faire ermite au fin fonds de l'Himalaya !

Regarder ailleurs, sortir de cet enfer consumériste, avilissant, déresponsabilisant, réduisant l'homme à un robot, un esclave du capitalisme, déconnecté de la Nature et téléguidé par les technologies virtuelles !

Car il est encore des humains sur cette Terre en osmose avec leur environnement, préservant leur liberté en hommes responsables. Et ce malgré toutes les pressions et menaces auxquels ils sont soumis par les empereurs despotes du capital désireux de rassembler le bétail dans des enclos sous haute surveillance.

Parmi eux, des peuples qui donnent envie de leur appartenir.

Je peux en citer au moins trois qui suscitent mon respect :

. les Bishnoïs - État du Rajasthan - (le peuple réputé le plus écologique de la planète)

. les Bhoutanais - Bhoutan - (produit national brut remplacé par Bonheur national brut)

. le peuple Badjo.(nomades de la mer en Indonésie)

C'est ce dernier qu'aujourd'hui, je veux mettre à l'honneur de ma réflexion, en conclusion.. 

Leurs journées sont scandées au rythme de la pêche, une vie précaire mais organisée et solidaire.

Leur communauté œuvre au bien-être de tous et le partage, l'empathie, la compassion sont des actes quotidiens.

Malheureusement, ils ne sont plus à l'abri des pressions de la modernité censés améliorer leurs conditions de vie et qui poussent sans ménagement ces nomades de la mer à une vie sédentaire, avec toutes les frustrations que cela impose au niveau de leur identité culturelle.

Mais quelques-uns résistent et s'agrippent à celle qui les nourrit, qui leur est vitale : la mer ! Leur raison de vivre !

Celle qui est encore généreuse pour eux et leur permet de maintenir leurs traditions,dans le respect d'autrui. Mais pour combien de temps encore !??!

Un peuple de religion musulmane ayant un peu adapté le coran à leurs valeurs traditionnelles, sans que cela provoque une "guerre sainte". Notamment par rapport à la place importante donnée aux enfants, au point de remplacer le muezzin pour l'appel à la prière et leur apprendre à nager dès l'âge de 2 ans pour éviter les accidents, puisqu'ils vivent dans des maisons sur pilotis.

La femme n'est pas méprisée ou considérée comme dernière roue de la charrette, ou dans le seau à tremper comme une serpillière. Tout d'abord parce que la charrette est remplacée par les pirogues. La parité existe dans leur communauté et des travaux d'intérêt général sont les punitions d'adultère ou de maltraitance sur une femme. Aucune différence entre les sexes dans la vie communautaire. Chacun a un rôle bien défini et pour l'intérêt de tous. Un peuple qui respire la sérénité, un art de vivre dans le labeur, mais dans un environnement qui ressemble au paradis, dans lequel ils ont ancré leurs pirogues, leurs rituels et leur spiritualité dans un mode de vie originel, pieds nus, sans les contraintes d'une société anesthésiante et mortifère pour ces âmes avides de liberté et d'authenticité.

En tous les cas, un mode de vie qui ne peut que développer notre réflexion quand l'étouffement se fait ressentir dans un monde formaté, où la Liberté est prise en otage par des lobbies puissants ayant mis main basse sur le monde et que la pensée unique emprisonne la remise en question et la reprise en mains de notre propre destin.

D'autant plus quand l'horizon se profilant pour ces peuples, les derniers libres de notre planète, est aussi  en voie de disparition, contraints et forcés qu'ils vont être à se sédentariser et s'intégrer à l'uniformité mondiale.

Oui, pour combien de temps encore jouir de la Liberté ? Et peut-on encore utiliser ce terme dans nos modes de vie, puisque partout où nous allons, des caméras nous surveillent, nous espionnent et que nous sommes téléguidés dans notre consommation, fichés, rangés dans des catégories et complètement dominés par la haute technologie en progression constante et beaucoup plus rapide que l'évolution des cerveaux humains.

Et le pire dans cette histoire de mutation d'une civilisation, par l'évolution technologique fulgurante, c'est que cette prise du pouvoir s'effectue sans résistance, avec même engouement à ne voir que les aspects positifs, ludiques, et prometteurs de bien-être pour l'humain. Un humain qui sent pourtant déjà ses valeurs remises en question parce que tout va sans doute trop vite et qu'il risque de perdre des plumes, au point de ne plus pouvoir s'envoler vers ses rêves, ou perdre pieds avant de recommencer à savoir nager.

Toutefois, demain est un autre jour et avant de sentir les chaînes entraver mes pas complètement, j'autorise ma pensée à se libérer dans les mots pour encore avoir un peu le sentiment d'exister. 

 


 

http://www.baliautrement.com/nomade_mer.htm

 

 

 Tomiris

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Published by Julie Tomiris - dans Reflexions Philosophie Pensées
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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 23:35
Les sirènes de La Baule, sculpture de Agnès Rispal, bronze - Photo : Julie Tomiris

Les sirènes de La Baule, sculpture de Agnès Rispal, bronze - Photo : Julie Tomiris

 

A bout de solutions, quand l'horizon se bouche,

que les obstacles se dressent comme des murailles infranchissables,

que l'amour se tarit, tel un désert sans oasis,

que les pièges de la vie se sont tous refermés,

que même respirer devient insupportable,

la vie n'est plus qu'une prison et le soleil est mort.

 

Face à face terrible avec la solitude,

qu'une mouche égarée n'arrive même pas à troubler,

en brisant le silence de son vol désordonné !

Les idées noires se bousculent en obsession morbide

agrippées au regard fixe de la détermination.

 

Ne pas aimer la vie est devenu une certitude

que le temps n'aura pas réussi à détourner,

accumulant les preuves de cet aveu tardif,

dont l'une est essentielle,

qu'aimer et être aimé dans une forme d'harmonie,

n'est qu'un rêve, une chimère, un trouble de l'esprit.

 

Quand le ciel est trop bleu et le corps léger,

C'est un état second, d'aveuglement et d'illumination

Une séance d'hypnotisme au réveil difficile,

quand l'oubli, ou le retour brutal sur la planète Terre,

éteint le feu de la passion,

que le rêve a nourri pour la faire durer

à travers un miroir déformant,

hors du cadre de la réalité.

 

Aimer, c'est un peu retrouver une part de l'enfance,

se livrer sans réserve, s'offrir sans méfiance.

Retrouver l'innocence des premières années,

Échanger des cœurs assoiffés d'affection.

Mettre sa vie entre parenthèses, ou risquer de la perdre,

En se laissant bercer d'illusions.

 

Croire à l'Amour, c'est croire au Père Noël.

Imaginer un ciel toujours sans nuage

c'est devenir idiots, être ensorcelés.

Croire qu'à deux, on ne souffrira plus

S'enliser dans le mensonge, aux airs de sincérité,

Être possédés, prisonniers, condamnés !

 

Est-ce trop demandé pour le commun des mortels

d'être autorisé à ce bonheur tout simple

d'un partage serein de deux âmes solitaires

qui, au détour du hasard, se prennent par la main

s'inventent une vie à deux, à devenir inséparables,

pour un bout de chemin, décidé par le destin ?

 

Qui est cette bonne étoile dans l ciel de la naissance,

qui choisit celui ou celle qui aura son berceau rempli

d'Amour et d'Affection, tel un bouquet garni ?

Comment ne pas lui en vouloir, à cette mauvaise étoile,

de rendre le lit de la vie glacial de l'absence,

d'un parcours en solo sans aucune assistance,

et de s'inviter seulement à la table d'un destin avorté ?

 

Le temps a fait son œuvre, les yeux se sont ouverts

pour admettre cette réalité que nous ne sommes pas tous égaux

quand la chance nous tourne le dos, telle une sentence fatale,

une condamnation à perpétuité, une mise à mort programmée.

 

Ne reste plus qu'à imiter l'animal blessé,

épuisé d'avoir cherché trop longtemps un refuge,

se tapissant au fonds d'un terrier d'infortune

à attendre, avec fatalité, la fin d'une longue errance,

la fin de trop de souffrances.

Pour un adieu aux armes de la survivance !

 

Julie Tomiris

 

 

 

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 21:48

Ne plus rien avoir à dire, quand tout a été dit !

Quand la parole s'envole en perdant tout son sens !

Que les mots ne veulent plus rien dire, résonnant dans l'absence !

Quand les sourds s'invitent, aveuglés d'égoïsme !

Choisir le silence ! 

Gommer enfin les faux-semblants, la nourriture des mensonges,

Qui creusent le fossé à pourrir l'avenir,

A détruire le passé en abîmant les souvenirs !

Devenir muet et amnésique à sa propre souffrance !

Juste percevoir son écho au cœur de l'indifférence !

Rompre à toutes les chimères, et fuir ce monde

Où être n'est important que dans de fausses croyances !

Oublier l'espoir, lui-même en déroute,

Se soustraire à son destin périmé, au goutte à goutte !

Tourner le dos à la trahison en ignorant les offenseurs !

 Et soulager ainsi son âme endolorie, enlisée dans les doutes,

En posant son regard dépourvu de lueur

Sur la nature en automne, flamboyante de couleurs !

Consolation ultime aux douleurs profondes,

Car le monde des humains est un monde à pleurer !

La raison pour laquelle, il incite à le fuir

Dans un dernier refuge, aussi beau qu'un saphir,

Scintillant d'horizons aux éclats d'évasion !

Le seul encore capable de faire croire à la Liberté

De cultiver l'émerveillement et la contemplation

Pour trouver l'apaisement et la sérénité,

Quand l'été s'est éteint et que l'hiver s'allume,

S'éclairant de l'automne pour dissiper les brumes.

Mère Nature elle se nomme

Divine et merveilleuse !

Une église paysagée,

Inspirant l'Amour pour l'éternité !

Occultant un moment les peines ruminées !

 

Julie Tomiris

 

 

 

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Published by Julie Tomiris - dans Reflexions Poésie Philosophie
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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 21:43

 

 

Les aiguilles de l'horloge continuent à tourner et toujours les mêmes espérances, les mêmes grands serments, la même volonté de s'unir pour le bonheur de tous. Les enfants de la terre, dans toute leur innocence, sont pourtant bien lucides de la nécessité d'aimer et d'être aimés. Ce qui implique de la générosité, de l'attention, de la compassion, de l'empathie et surtout un immense Respect pour la Vie et tous les êtres vivants de cette Planète, de la faune, de la flore, de ce Tout qui participe à l'existence même des enfants de la Terre avec toutes les merveilles que cette dernière leur prodigue. 

Alors pourquoi, ces mêmes enfants imbibés de pureté, sont-ils si déformés une fois adultes devenus ? Jusqu'à oublier leurs promesses, et pour beaucoup ayant même vendu leur âme au diable pour agir contre nature et mépriser la vie.

Les enfants de la Terre reçoivent en héritage, les bienfaits et les méfaits de leurs aînés durant leur séjour dans les lieux qui leur sont prêtés, et qu'ils devraient même laisser en meilleur état qu'ils les ont trouvés, car si la Planète se montre généreuse de richesses mises à leur disposition, elle leur laisse le soin de les exploiter à leur convenance. Elle aura fait preuve de beaucoup de patience jusqu'ici avant de réagir à leurs débordements de destruction massive, mettant en péril les écho-systèmes et la biodiversité si harmonieusement conçus pour traverser le temps, les millénaires, tant que la Terre continuera à tourner avec le soleil et la lune à ses côtés.

Les enfants de la Terre ont de quoi s'inquiéter aujourd'hui, car un triste constat établi par les gardiens de cette même Terre, de la surexploitation et du gaspillage via l'inconscience et la goinfrerie de ceux qui ont décidé d'en tirer le maximum de profits, au détriment du partage équitable, et des générations futures. Comme cela est en train de se produire, quand on reste à l'écoute de la dégradation progressive de Mère Nature, sous les coups portés par une catégorie peu scrupuleuse de ces primates dits supérieurs s'activant au malheur du plus grand nombre, pourvu qu'ils assouvissent leurs désirs, leurs plaisirs, leur égoïsme et leur irresponsabilité.

Pas besoin d'être devin pour avoir un aperçu de l'avenir des hommes dans les conditions actuelles du délabrement des besoins vitaux. La pénurie de l'eau, la pollution de l'air, la diminution dangereuse des ressources terrestres due à une gestion jusqu'au boutisme des autorités mondialistes à l'affût de toutes les méthodes pour activer la croissance économique menant irrémédiablement à un mur. C'est au quotidien que nous avons des témoignages de notre Planète malade et de l'indifférence générale de la majorité des humains, surtout de ceux qui ne sont pas aux premières loges pour en connaître toutes les conséquences.

Le changement climatique reste pour la plupart, un détail qui ne les concerne pas, pourvu qu'ils puissent continuer à profiter du soleil et de la mer l'été pendant leurs vacances. Ne surtout pas jouer les trouble fêtes en tentant d'éveiller les consciences, afin de modifier quelques comportements qui seraient pourtant si utiles pour retarder au maximum les effets les plus négatifs de notre action humaine bien responsable en partie du réchauffement de la planète.

Pendant ce temps d'endormissement profond, de cette anesthésie de la conscience à se réfugier derrière l'impuissance et la positivité, le changement climatique a déjà provoqué des déplacements de populations en danger et ce n'est qu'un début. La sécheresse, dans certaines régions d'Afrique, a fait s'armer des hommes pour défendre les rares points d'eau permettant d'abreuver leur bétail, mais de plus en plus convoités, car de plus en plus rares. Et quand la survivance est en jeu, c'est chacun pour soi et tous les moyens sont bons pour protéger l'essentiel à la vie. La dure loi de la Nature prend alors toute sa dimension dans la cruauté et la sélection dite naturelle pour rester en vie.

Des populations du monde sont donc en train de souffrir pendant que d'autres continuent leur petite vie sans contraintes et sûrement pas prêtes à se serrer la ceinture pour modérer, voir largement diminuer l'étendue des gaspillages inacceptables découlant d'une surconsommation toujours en vogue, au nom de la croissance, ce slogan si cher à nos dirigeants et tous leurs sbires politiques et économiques.

Néanmoins, quelques belles initiatives, çà et là, à travers le monde, car bien sûr, en respect à la loi des contraires, il y a les « bons » et les « méchants ». Mais cette petite échelle d'actions bénéfiques pour la planète et les hommes n'est pas assez haute pour éteindre les flammes de la mégalomanie de certains, de l'impuissance, de l'insouciance, de l'ignorance, du j'men foutisme des autres. L'état actuel de la situation, comme le démontrent maints spécialistes s'étant penchés sur la « pollution humaine » depuis des décennies, réclamerait l'attention et surtout la collaboration au quotidien de tous. Mais c'est là que l'utopie est le plus de mise, car une attention particulière éducative dans ce domaine est loin d'être effectivement généralisée.

La petite note positive est donc cette prière en chanson et en musique chantée par des enfants de la Terre pour réunir une majorité de consciences, dans l'action immédiate et la persévérance dans le temps pour permettre aux générations suivantes de ne pas avoir à subir cette irresponsabilité notoire de ceux qui les auront précédés.

Un dicton dit : « faute avouée, à moitié pardonnée ! »

Je verrais bien celui-là : « barre redressée, navigation plus assurée ! »

 

Julie Tomiris

 

 

Une haie d'honneur encourageante à démontrer le Respect de la Vie !  Le destin si fragile de la tortue de mer au moment de sa naissance.  Son attraction irréversible vers l'océan avec toute son énergie de vivre est une aventure périlleuse, dont la plupart sont destinées à ne jamais connaître, parce que Mère Nature en aura décidé ainsi, et avant même d'avoir atteint la première vague  les accueillant sur le rivage ! Ce jour là, celles-ci auront connu la protection temporaire jusqu'à la mer des enfants de la Terre. L'espoir est donc en route, même s'il demeure aléatoire et cerné d'écueils !

Une haie d'honneur encourageante à démontrer le Respect de la Vie ! Le destin si fragile de la tortue de mer au moment de sa naissance. Son attraction irréversible vers l'océan avec toute son énergie de vivre est une aventure périlleuse, dont la plupart sont destinées à ne jamais connaître, parce que Mère Nature en aura décidé ainsi, et avant même d'avoir atteint la première vague les accueillant sur le rivage ! Ce jour là, celles-ci auront connu la protection temporaire jusqu'à la mer des enfants de la Terre. L'espoir est donc en route, même s'il demeure aléatoire et cerné d'écueils !

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16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 21:14

 

Quand le rouge colore le sable des arènes,

après la torture et la mort du taureau.

Qu'il s'étale dans la rue,

après la répression d'un peuple en rébellion,

Qu'il rougit la neige,

après la mort du loup, ou n'importe quel être vivant,

le SANG,

qu'il soit humain ou animal,

est la sève de la vie,

plus précieux que l'or noir, l'or jaune,

ou tous les trésors à jamais engloutis !

Il unit les hommes à devenir des frères,

quand ces derniers le mêlent en rituel sacré !

Il n'est jamais impur, la même couleur pour tous,

et circule dans les veines pour faire battre les cœurs.

Il cogne aux tempes, accélère sa circulation,

en témoin des émois, des peurs, des sentiments !

Fait battre la chamade aux âmes énamourées !

Fait tomber en Amour dans la région du cœur !

Avoir le sang chaud, c'est pour les coléreux !

Etre rouge coquelicot, les timides et les amoureux !

Garder son sang froid, être stoïque en toute circonstance !

De sang noble ou pur sang,

ce n'est qu'aux chevaux,

qu'il convient de nommer cette pureté de race !

Et malgré ses différences de rhésus "plus" ou "moins",

par son groupe, connu sous la lettre « O »,

il revendique ses vertus de sauveur universel !

Donner son sang,

un acte généreux, humaniste et civique !

Éviter de le verser, mettre fin à la cruauté !

 

 

Sang pour Sang, comme Main dans la Main,

Le thème est Amour à perfuser à toute l'Humanité !

 

 

 

TOMIRIS

Pour l'Amour du Loup

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Published by soleilvert29 - Julie Tomiris - dans Cause Corrida Loup Reflexions Révolte
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15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 12:52
Le blues d'un citadin en hiver
Le blues d'un citadin en hiver
Le blues d'un citadin en hiver

 

Enfermé dans ses quatre murs, il entend le vent hurler dehors dans une longue plainte, modulée au gré des rafales. De temps en temps, lorsqu'elles sont plus fortes, elles viennent s'écraser contre les volets en les agitant violemment, comme si le vent voulait entrer en force sans y avoir été invité.


Une atmosphère lugubre et déprimante ! Mais il se dit qu'il a tout de même de la chance d'être à l'abri. Que d'autres ce soir, des naufragés de la vie échoués sur le macadam, cherchent sans doute à s'abriter de la tempête qui sévit, étant aux premières loges des intempéries. Beaucoup n'ont probablement qu'une seule solution, c'est de se réfugier sous un carton, mais en plein courant d'air sous l'arche d'un pont, ou autre lieu permettant seulement de se protéger de la pluie, mais pas du froid et du vent, comme une porte cochère, les marches d'accès au métro ! Une niche à chien ferait l'affaire, pourvu qu'ils soient au sec en attendant le retour d'une accalmie !


Il se dit : quelle misère ! Il tourne en rond dans son logis, comme un fauve en cage, et ce vent commence à lui prendre la tête, alors que son horizon est bouché avec ses volets fermés. La pluie s'est jointe au vent pour rappeler que le déluge a eu lieu et qu'un certain Noé avait bien prévu son coup d'y faire face, en construisant son arche, et d'y faire venir tous les animaux de la création pour en éviter la disparition. Voilà un homme qui était prévoyant, tout de même, pense-t-il, comme s'il parlait avec quelqu'un. Quand on voit qu'aujourd'hui, les hommes s'activent si peu à construire une autre arche, alors qu'un autre déluge menace et se profile même à l'horizon des jours , loin de promettre de voir la vie en rose ! continue-t-il de penser, en sourdine, dans son monologue intérieur.


Bien au contraire, ils sont devenus tellement nombreux que les animaux sont à leurs yeux des rivaux, jusqu'à les rendre coupables des pénuries de nourriture à venir, alors que ce sont eux les responsables, à prélever toutes les richesses de la Planète. Une Terre qui n'en peut plus, quant à elle de fournir, alors que ses ressources ne sont pas inépuisables. Ses pensées se bousculent que ce temps ne favorise pas à l'optimisme. Il s'est assis dans son fauteuil, et comme un petit vieux ressassant son passé, il déplore cette situation. Mais il se sent bien impuissant, fatigué, dépité, avec son propre destin qu'il porte sur ses épaules, et qui l'écrase un peu plus chaque jour davantage ! Afin de fuir les faux-semblants, ou ne pas avoir à se justifier tout le temps de ses mauvais choix, ni de sa décadence sociale, il a opté pour une compagne de plus en plus fidèle, la solitude. Elle lui colle à la peau comme une maîtresse aimante et il a fini par l'accepter pour lui confier son désespoir, en sachant qu'elle saura l'écouter toujours, sans le juger, mais aussi sans le plaindre. Il a horreur de la compassion et ne veut plus se heurter aux humiliations. Il ne pense qu'à fuir ce système pourri en habillant sa vie d'ermite en sa demeure, après descente forcée aux enfers, de rêves tout éveillé qui l'entraînent dans un monde, où personne n'a d'emprise sur lui, devenu maître de ses pensées sans craindre de sombrer dans la folie.


Et si folie est synonyme de monde à part, une fuite vers un ailleurs, et bien, il accepte de bon gré d'être catalogué sous cette catégorie, pour échapper à ce monde, soi disant normal, qu'il l'a éjecté comme un mal propre, sans autre motif que d'avoir atteint la limite d'âge pour prétendre retrouver du travail.


Pour l'instant, il s'enlise lamentablement dans ses idées noires. Si seulement, il pouvait voir la panique des arbres plantés en bas de son immeuble, agrippant désespérément leurs feuilles que le vent tente d'arracher à chaque rafale. Il pourrait aussi voir la pluie marteler le sol et fixer son regard sur ce rai de lumière des lampadaires se reflétant dans l'eau, transformant les rues et les trottoirs en miroir.


Rien de pire que d'avoir son horizon bouché et de sentir des chaînes à ses pieds le priver de liberté ! Ce n'est pas que celui qu'il a devant les yeux depuis des années est le plus agréable des horizons, puisque matérialisé par les toits gris de la ville, ainsi que par les barres de HLM, un peu en retrait, et suffisamment inesthétiques pour lui gâcher le plaisir de les regarder. Mais il a au moins le privilège d'habiter en hauteur d'un immeuble de vingt étages et que sa vue imprenable lui permet une envolée au-delà de la ville, à poser son regard sur l'horizon prometteur d'évasion.......l'ouest !


C'est celui qui mène vers l'Atlantique, et de l'autre côté, l'Amérique ! Lui qui rêve de mettre les voiles, dès lors que son statut de chômeur longue durée le maintient prisonnier, combien de fois n'a -t-il pas accueilli de manière providentielle ces coups de vents inopinés, lui permettant d'imaginer emprunter leurs ascendants, comme on prend un train, ou plutôt un avion et se servir de ses ailes pour se joindre à l'escadrille des oiseaux en route vers la grande migration annuelle ?


Cet état de retranchement et d'enfermement l'étouffe peu à peu et dehors la pluie martèle violemment la rambarde en alu de son balcon. Si seulement, c'était des notes de musique qui prenaient le relais !!!


Il a le choix entre se laisser sombrer dans son coup de blues aggravant sa déprime, ou laisser libre cours à son esprit, toujours partant à se faire la belle pour déjouer ses frustrations.


En fait, il n'a pas le choix et son esprit est déjà dans les airs, en divagation, à la recherche de quelque part ailleurs, où l'air est respirable et son champ visuel à perte d'horizon. Il se voit planer vers l'ouest, irrésistiblement attiré par la mer, le chant de ses vagues et le parfum de ses embruns. Il adore cette sensation d'apesanteur lui faisant oublier l'attraction terrestre avec ce sentiment, bien souvent, d'être passé sous un rouleau compresseur. Il est devenu un oiseau, comme il a toujours rêvé être du haut de son balcon, lorsqu'il s'accoude le soir quelques minutes en regardant le soleil se coucher, quand ce dernier veut bien lui faire l'honneur de sa peinture céleste.


Ses yeux balaient la carte du sol comme l'aigle cherche une proie. Tout lui paraît si accessible d'un seul regard et il se sent tout puissant tout à coup, avec cette distance prise par rapport aux choses terriennes, devenues subitement si insignifiantes, si minuscules.


Soudain, il se retrouve dans les nuages, ces passagers du vent qui s'effilochent au fur et à mesure de leurs bousculades désordonnées et tributaires du dieu Éole. Leur humidité le rafraîchit au passage. C'est comme une bruine hydratant le visage. Il se surprend à avoir envie d'imiter Pierrot en faisant une petite escale sur un coin de lune, dont il aperçoit le premier quartier s'imposer dans le ciel encore si clair du jour. Au dessus de sa tête, les nuages se sont finalement dispersés et le ciel est d'un bleu limpide, comme hors d'atteinte des intempéries terrestres. De Pierrot, il se voit métamorphosé en ange, dont les ailes lui permettent de poursuivre cette envolée fantastique dans un univers à la hauteur de ses rêves et encore plus près des étoiles. Un tel voyage de nuit lui apparaît alors comme une nécessité dans cette échappée belle, que lui seul peut s'offrir, sans plus aucune contrainte.


Mais soudain, il est brutalement attiré par un courant descendant lui asséchant immédiatement le visage et lui ôtant cette sensation d'humidité bienfaisante sur tout le corps. Comme si un sèche-cheveux s'était mis en action pour l'empêcher d'attraper froid. Et le moment tant attendu se produit, quand il peut enfin s'accorder un piqué en douceur au-dessus du rivage dentelé, qui se dessine sous ses yeux en côte déchiquetée, et que l'océan malmène inlassablement en vagues fracassées contre cette masse rocheuse servant de rempart à leurs assauts rugissants. Ses yeux s'imprègnent du spectacle comme un homme dans le désert découvre une oasis pour enfin se désaltérer.


Il se souvient alors de Jonathan Livingstone le Goéland, frôlant à presque toucher de ses ailes déployées ces vagues majestueuses en planant ; rasant leurs crêtes écumeuses pour se rendre complice de la mer et du vent, afin de former la trilogie d'une nature vivante, dont le mot Liberté a toute sa légitimité ! Une musique emplit ses oreilles, celle du concerto de la Nature, dont les notes se perdent dans les plis ondulés d'un océan, qui se veut chef d'orchestre et musicien à la fois.


Son bonheur est intense et il réclame l'éternité à cet instant où plus rien ne compte que l'ivresse du vol et la beauté du paysage, que l'océan sublime de sa force vitale et ressourçante. Il aperçoit alors des voiles blanches sur une coque noire, un voilier plongeant son étrave sans jamais renoncer à aller de l'avant. Il s'interroge : « Serais-je enfin au paradis ? »


Il l'a pensé d'ailleurs si fort, que sans se poser davantage de questions, sans même s'en rendre compte, il se retrouve à son bord, à la barre, les yeux rivés sur le compas pour vérifier son cap. Deux marins, tout de blanc vêtus, réduisent la voilure pour aider le navire à amortir le vent et ne pas contrarier la mer, en vue d'une navigation confortable, sans avoir à se confronter à la force des vagues. Comme deux notes de musique se mettent en accord, pour entamer une mélodie, et finir sur une symphonie.


Son corps a retrouvé l'attraction terrestre, que les mouvements du bateau accentuent en l'obligeant à maintenir son équilibre. Tous ses muscles sont en action et seul le calme plat les mettra au repos.


Les vagues encore grossies d'un coup de vent précédent rattrapent le bateau en le menaçant de l'engloutir avec tout son équipage. Mais elles se contentent de leur faire peur et soulèvent la coque comme elles le feraient avec un bouchon, en le malmenant un peu. Et pour mieux leur rappeler qu'elles sont toutes puissantes, font déferler leurs crêtes d'une écume rageuse, tel un lion rugissant pour imposer sa loi !


Totalement à leur merci, il subit les hauts et les bas de cette mouvance, qui n'est pas autre chose que sa vie aléatoire sans aucun but précis, une fuite devant le mauvais temps qui l'a rattrapé depuis longtemps, et dans lequel il se débat de moins en moins, son énergie s'étant amenuisée comme une batterie affaiblie par manque d'activité.


Le vent siffle à ses oreilles et, en lui giflant le visage au passage, y dépose les embruns des grands espaces et de tous les espoirs de renouveau. Sa langue récupère avec précaution la fine couche de sel que ses lèvres gourmandes ont maintenu prisonnier. Ce sel de la vie qui ne l'alimente plus que dans sa fuite vers cet ailleurs, où la pensée s'envole sans entrave d'aucune sorte. Sa seule liberté dans l'enfer de son existence à faire pleurer dans sa chaumière toute la pluie du ciel ! Et il s'évade ainsi, entre le ciel et l'eau, livrant son âme brisée comme un pavillon en berne hissé en haut d'un mât, que le vent attristé ne peut plus faire claquer.


Au plus fort de la tourmente que la réalité lui ressert par cette pluie battante secouant violemment ses volets, il se retrouve à terre, comme un oiseau mortellement blessé, échoué dans son fauteuil, ayant perdu le cap à jamais de sa destinée. Son rêve s'est évanoui et le poids de son propre corps l'écrase.


Entre le ciel et l'eau, il a choisi ! Entre se noyer ou s'envoler, il ne peut plus hésiter. L'essentiel à présent pour lui est d'oublier sa survivance, alléger son corps et en même temps son âme, s'élever dans les airs jusqu'à ne plus voir la terre, voler vers l'infini et atteindre son paradis ! Une mer de tranquillité, un repos pour l'éternité.


C'était un jour de blues, un jour de trop c'est trop dans sa vie ressemblant à un bateau fantôme à la dérive, livré aux intempéries et aux caprices des courants. Il avait avalé ses comprimés avec une bouteille de whisky sans plus trinquer à sa santé et l'ivresse a fait le reste pour l'empêcher de changer d'avis.


Ses yeux se sont fermés, comme un rideau est baissé après la représentation. Son visage a libéré ses traits tirés, témoins de sa souffrance à résister contre les courants contraires. Ses mains tiennent encore son verre qu'il avait vidé d'une seule traite et son corps immobile continue d'épouser son fauteuil. On pourrait croire qu'il dort, ivre jusqu'à plus soif, paré pour quelques heures à cuver son overdose d'alcool. Sa tête a quitté la position droite pour venir pencher sur l'une de ses épaules. Une épaule qu'il aurait tant aimé trouver pour remonter la pente. Mais il aurait dû penser qu'un seul ami il avait. C'était lui et son épaule a toujours été là pour le soutenir. Il aurait dû le comprendre qu'on est toujours seul dans la vie. Dès la naissance, c'est le lot de chacun, même si un peu plus tard la donne est changée, le temps que la Nature fasse son œuvre pour la survie de l'espèce. Elle regroupe alors les êtres le temps de faire un bébé et puis c'est le retour à la case départ, sans tambour ni trompettes.


C'était un jour de blues, mais le moment fatal pour un homme rêveur, vivant seul, abandonné, ayant choisi l'envol plutôt que la noyade, rejoindre les étoiles, plutôt que les abysses. Un homme dont le corps ne sera réclamé par personne, ayant depuis longtemps tourné le dos à la vie, et payé le prix élevé de ne plus avoir sa place au sein d'une société broyeuse d'identité.


 

Julie Tomiris

Droits d’Auteur…                                                                                                                           Conformément au code de la propriété intellectuelle (loi n°57-298 du 11 mars 1957), il est interdit d'utiliser et/ou reproduire et/ou représenter et/ou modifier et/ou adapter et/ou traduire et/ou copier l'un des articles personnels publiés sur ce blog "Le Plaisir de communiquer" de façon intégrale ou partielle sur quelques supports que ce soit , électronique, papier ou tout autres supports, sans l'autorisation expresse et préalable de l'auteur. Tous droits réservés.

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 23:38
En souvenir d'un jour très particulier, le 14 août 2013, quand la Lune a pris rendez-vous avec le Soleil, vu d'un 9ème ciel !
En souvenir d'un jour très particulier, le 14 août 2013, quand la Lune a pris rendez-vous avec le Soleil, vu d'un 9ème ciel !
En souvenir d'un jour très particulier, le 14 août 2013, quand la Lune a pris rendez-vous avec le Soleil, vu d'un 9ème ciel !
En souvenir d'un jour très particulier, le 14 août 2013, quand la Lune a pris rendez-vous avec le Soleil, vu d'un 9ème ciel !
En souvenir d'un jour très particulier, le 14 août 2013, quand la Lune a pris rendez-vous avec le Soleil, vu d'un 9ème ciel !
En souvenir d'un jour très particulier, le 14 août 2013, quand la Lune a pris rendez-vous avec le Soleil, vu d'un 9ème ciel !
En souvenir d'un jour très particulier, le 14 août 2013, quand la Lune a pris rendez-vous avec le Soleil, vu d'un 9ème ciel !
En souvenir d'un jour très particulier, le 14 août 2013, quand la Lune a pris rendez-vous avec le Soleil, vu d'un 9ème ciel !

En souvenir d'un jour très particulier, le 14 août 2013, quand la Lune a pris rendez-vous avec le Soleil, vu d'un 9ème ciel !

 

En admirant ce soir la lune s'éclairant aux rayons du soleil couchant, dans cette tiédeur invitant à la rêverie et à passer la nuit à regarder les étoiles dans le ciel, ces minutes m'ont paru encore plus précieuses que d'habitude.

Le calme planait au-dessus des toits de la ville ! Les oiseaux s'étaient déjà endormis ! Je me laissais aller à une douce impression de sérénité que la Nature m'offrait dans cette contemplation divine. Depuis quelque temps, je fuyais plutôt ces heures de peintures solaires, me ramenant à des souvenirs que je voulais oublier par nécessité et pour me plier à la force du destin.

Dans ce moment d'éternité, tel un cadeau inestimable du présent, mon esprit s'est mis à vagabonder sur le sens à donner à la vie, quand le choix n'est pas permis et qu'il faut se plier à toutes les intempéries, puis les reconnaître finalement en fatalités. Quoi que nous décidions, nous ne sommes pas maîtres des événements. Nous avons trop souvent le sentiment de dominer la situation, même les plus scabreuses, les plus inconfortables, que nous nous empressons d'affirmer que nous les maîtrisons, que nous les gérons. Mais il ne s'agit que d'illusions ! Nous sommes menés par le bout du nez par notre destin ! C'est du moins le bilan que j'en fais aujourd'hui après nombre de déconvenues douloureuses.

Les heures de mon présent me murmurent à l'oreille que l'acceptation apaise la souffrance, éloigne les émotions dévastatrices, apure les sentiments égarés dans la passion et la colère des frustrations et ravive cette humilité à simplement être en vie. Car, même si nous n'avons pas demandé à venir sur Terre, maintenant que les pieds foulent le sol, comme les racines de l'arbre s'y enfoncent, nos ruades, nos prises de risques, nos défis tombés à l'eau, nos paris malheureux ; nous n'aurons fait que des cabrioles, des sorties de route, tenté de brouiller les cartes, foncé dans le brouillard pour accomplir quelques-uns de nos rêves, tout en sachant que les plus beaux seront toujours ceux que nous ne réaliserons jamais.

Une vie se mesure en trois temps : nous naissons, nous vivons, nous mourons ! Le sens est obligatoire et peut donner l'illusion d'être parfois giratoire, lorsque le sentiment de tourner en rond, de piétiner sur place, d'être cloué sur sa propre croix, de se heurter à des murs, errer dans un labyrinthe, nous taraude. Nous courons tous après des chimères dans le désert, que seuls quelques oasis nous désaltèrent et nous donnent la force d'avancer.

Quand la lucidité s'impose enfin à l'aveuglement, l'insouciance, ou même l'inconscience du bienheureux qui ne se pose aucune question, se laissant dériver au fil des courants, des vents et des marées, la mesure du temps reprend toute sa dimension. S'impose alors le désir de vouloir l'arrêter, le suspendre aussi facilement que nous pouvons stopper les aiguilles d'une horloge ou d'une montre pour en savourer toute sa valeur et son exception.

Ce temps d'une préciosité absolue jonchée d'instants révolus, qui n'auront jamais été appréciés à leur juste valeur, inestimable ! Notre mémoire est un trésor de souvenirs, de choses de la vie trop souvent négligées au profit de cette course inutile de devenir quelqu'un, d'être important, de satisfaire ses ambitions, d'atteindre la réussite ! Si l'on réfléchit un peu : à quoi çà sert tout çà, si au bout du chemin, il faut tout remettre au placard et revenir à la case départ ?

La valeur de l'essentiel ou les vraies valeurs ne seraient-elles pas faussées au départ après la prise en mains dès la naissance de nos cerveaux en construction, prêts à tout enregistrer, en bon et en mauvais?

Ce sont des valeurs d'une société qu'on nous a inculquées avec une camisole de force psychologique. Liberté, Égalité, Fraternité, Libre-arbitre ! Que de mots menteurs pour nous rassurer que nous ne faisons pas fausse route, mais que dans nos moments de doute, nos heures de réflexion et de remise en question, nous nous égarons. Une fois rectifié le cap à suivre par le bélier de têtes, les moutons de Panurge n'ont plus qu'à foncer têtes baissées !

Ce soir en contemplant le ciel et laissant libre court à toutes mes pensées, je me sens si petite, si insignifiante face à cet univers ! Un grain de sable, une poussière d'étoile, une âme dérivante dans le cours d'une vie du commun des mortels dans un monde où règne une chose qui brille de tous ses feux par son absence, seulement perceptible par quelques effets de lumière furtive aveuglante....l'Amour universel !

 

  

En admirant ce soir la lune s'éclairant aux rayons du soleil couchant, dans cette tiédeur invitant à la rêverie et à passer la nuit à regarder les étoiles dans le ciel, ces minutes m'ont paru encore plus précieuses que d'habitude.

Le calme planait au-dessus des toits de la ville ! Les oiseaux s'étaient déjà endormis ! Je me laissais aller à une douce impression de sérénité que la Nature m'offrait dans cette contemplation divine. Depuis quelque temps, je fuyais plutôt ces heures de peintures solaires, me ramenant à des souvenirs que je voulais oublier par nécessité et pour me plier à la force du destin.

Dans ce moment d'éternité, tel un cadeau inestimable du présent, mon esprit s'est mis à vagabonder sur le sens à donner à la vie, quand le choix n'est pas permis et qu'il faut se plier à toutes les intempéries, puis les reconnaître finalement en fatalités. Quoi que nous décidions, nous ne sommes pas maîtres des événements. Nous avons trop souvent le sentiment de dominer la situation, même les plus scabreuses, les plus inconfortables, que nous nous empressons d'affirmer que nous les maîtrisons, que nous les gérons. Mais il ne s'agit que d'illusions ! Nous sommes menés par le bout du nez par notre destin ! C'est du moins le bilan que j'en fais aujourd'hui après nombre de déconvenues douloureuses.

Les heures de mon présent me murmurent à l'oreille que l'acceptation apaise la souffrance, éloigne les émotions dévastatrices, apure les sentiments égarés dans la passion et la colère des frustrations et ravive cette humilité à simplement être en vie. Car, même si nous n'avons pas demandé à venir sur Terre, maintenant que les pieds foulent le sol, comme les racines de l'arbre s'y enfoncent, nos ruades, nos prises de risques, nos défis tombés à l'eau, nos paris malheureux ; nous n'aurons fait que des cabrioles, des sorties de route, tenté de brouiller les cartes, foncé dans le brouillard pour accomplir quelques-uns de nos rêves, tout en sachant que les plus beaux seront toujours ceux que nous ne réaliserons jamais.

Une vie se mesure en trois temps : nous naissons, nous vivons, nous mourons ! Le sens est obligatoire et peut donner l'illusion d'être parfois giratoire, lorsque le sentiment de tourner en rond, de piétiner sur place, d'être cloué sur sa propre croix, de se heurter à des murs, errer dans un labyrinthe, nous taraude. Nous courons tous après des chimères dans le désert, que seuls quelques oasis nous désaltèrent et nous donnent la force d'avancer.

Quand la lucidité s'impose enfin à l'aveuglement, l'insouciance, ou même l'inconscience du bienheureux qui ne se pose aucune question, se laissant dériver au fil des courants, des vents et des marées, la mesure du temps reprend toute sa dimension. S'impose alors le désir de vouloir l'arrêter, le suspendre aussi facilement que nous pouvons stopper les aiguilles d'une horloge ou d'une montre pour en savourer toute sa valeur et son exception.

Ce temps d'une préciosité absolue jonchée d'instants révolus, qui n'auront jamais été appréciés à leur juste valeur, inestimable ! Notre mémoire est un trésor de souvenirs, de choses de la vie trop souvent négligées au profit de cette course inutile de devenir quelqu'un, d'être important, de satisfaire ses ambitions, d'atteindre la réussite ! Si l'on réfléchit un peu : à quoi çà sert tout çà, si au bout du chemin, il faut tout remettre au placard et revenir à la case départ ?

La valeur de l'essentiel ou les vraies valeurs ne seraient-elles pas faussées au départ après la prise en mains dès la naissance de nos cerveaux en construction, prêts à tout enregistrer, en bon et en mauvais ?

Ce sont des valeurs d'une société qu'on nous a inculquées avec une camisole de force psychologique. Liberté, Égalité, Fraternité, Libre-arbitre ! Que de mots menteurs pour nous rassurer que nous ne faisons pas fausse route, mais que dans nos moments de doute, nos heures de réflexion et de remise en question, nous nous égarons. Une fois rectifié le cap à suivre par le bélier de têtes, les moutons de Panurge n'ont plus qu'à foncer têtes baissées !

Ce soir en contemplant le ciel et laissant libre court à toutes mes pensées, je me sens si petite, si insignifiante face à cet univers ! Un grain de sable, une poussière d'étoile, une âme dérivante dans le cours d'une vie du commun des mortels dans un monde où règne une chose qui brille de tous ses feux par son absence, seulement perceptible par quelques effets de lumière furtive aveuglante....l'Amour universel !

 

 

Prends ton sourire
Et donne-le à celui qui n'en a jamais eu
Prends un rayon de... soleil
Et fais-lui percer les ténèbres
Découvre une source
Et purifie celui qui est dans la boue
Prends une larme
Et dépose-la sur le visage de celui qui ne sait pas pleurer
Prends le courage
Et mets-le au cœur de celui qui ne peut plus lutter
Découvre un sens à la vie
Et partage-le avec celui qui ne sais plus où il va
Prends dans tes mains l'Espérance
Et vis dans la lumière de ses rayons
Prends la bonté
Et donne-la à celui qui ne sais pas donner
Découvre l'amour
Et fais-le connaître à tous.


MAHATMA GANDHI

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 12:31

 

 

LA FEMME EST L'AVENIR DE L'HOMME !

 

Jean Ferrat l'a chanté si bien qu'il ne peut en être autrement !

 

 

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Cela lui fait une belle jambe à la femme d'avoir SA JOURNEE ! C'est tous les jours sa fête !  

Alors une journée pour le lui rappeler, je ne crois pas que cela l'enchante tant que ça.  

D'ailleurs, j'ai fait le test en envoyant un sms à toutes celles que je connaissais et le résultat ne s'est pas fait attendre :  

"Tu parles, j'ai une tonne de repassage qui m'attend en rentrant du boulot, ce soir"    

"Ouais ! C'est juste le jour qu'à choisi mon cher et tendre pour me faire la gueule"

ou encore : "Ah, ben, ce n'est pas pour autant que je recevrai un bouquet de fleurs pour l'occasion".  

Bref ! Cette soi disant reconnaissance de la Femme en ce jour soi disant béni du 8 mars, elles n’en ont vraiment rien à faire. Qu'on se le dise !  

Rien ne change dans leur vie. Elles continuent à se plier aux désirs de leur sainteté, leur seigneurie, leur majesté, du soir au matin, que ce soit à la maison ou au bureau pour peu que leur supérieur hiérarchique soit du sexe masculin.  

Elles voudraient bien, mais elles ne peuvent point ! Quoi ?  

Mais ne plus être considérées comme une moitié seulement ! Une entière tout simplement !  Allez, j'entends déjà les commentaires ! Elle nous le fait dans le féminisme, celle-là. Elle se croit revenue au temps du M.L.F. (Mouvement de Libération de la Femme).  

Parlons-en justement du M.L.F. ! Grâce ou plutôt à cause de ces rebellions féminines, nous pourrions croire qu'effectivement le rôle de l'Homme et de la Femme dans le foyer à évolué. De la poudre de perlimpinpin !  

Bien sûr, il est possible de constater des exceptions à la règle et je peux vous dire qu'elles sont bigrement appréciées par la gente féminine. Seulement, ces exceptions, elles sont en général déjà en mains, oserai-je dire.  

Nous ne pouvons donc que crever de jalousie face aux heureuses élues de telles perles, qui ont compris que pour séduire une femme et la garder surtout, c'est de savoir à son tour faire la ménagère, s'occuper des gamins quand maman a un coup de pompe et préfère aller faire une petite sieste.  

C'est de jouer les hommes aux petits soins pour l'élue de son coeur, en n'oubliant pas son anniversaire ou celui de son mariage, par exemple. Ou de ne pas s'offrir un rasoir électrique le jour de son Anniversaire aussi ! Je n'invente rien ! C'est du vécu tout ça !  

Elles voudraient enfin être définitivement mises hors jeu de la caricature de l'Entreprise sexuelle, dont elle sont l'enjeu. Car c'est plus qu'une Entreprise, une véritable mafia maintenant la femme objet comme seule icône représentative de la sexualité bestiale. Mettant toujours, et plus que jamais, le plaisir de l'Homme en priorité et sa domination sur Elle.

Je ne parle pas de celles qui sont complètement entrées dans leur jeu de perversité par accident ou pour vivre tout simplement. Je n'ai pas à juger non plus. Quoi que ? En ce qui concerne l'évolution de l'Homme, guère de changement à ce niveau là.

L'Homme de Cro-Magnon ou de Neandertal est bien souvent notre voisin. Les poils sont tombés avec le temps, mais le cerveau a conservé le même principe de fonctionnement quand il s'agit de "faire l'amour avec elles". 

Nous ne sommes pas des sauvages ! Nous sommes des Hommes ! Et tout est dit ! Le Tarzan des cocotiers est sans doute le juste milieu... le seul homme ayant conservé son état primaire tout en restant le chouchou de ses dames. D'ailleurs, il est toujours dans le Hit des modèles de la virilité qui ont fait crouler Hollywood de succès et de reconnaissance. 

Et Jane ! Quant à elle, ne pouvait que fondre devant ses muscles puissants et son cerveau de singe. Pardon pour les singes !

Allez, ne nous fâchons pas ! C'était une simple boutade, Messieurs. En fait, ce que les femmes aimeraient que vous compreniez une bonne fois pour toutes. C'est qu'elles ont un grand besoin de tendresse et de reconnaissance.

Des petites intentions tellement petites que vous ne pouvez pas dire qu'elles sont exigeantes, des emmerdeuses, quoi !

Elles se plient en quatre pour vous, elles sont prêtes à décrocher la lune pour vous. D'ailleurs par moment, elles y parviennent !

Bref ! Elles vous aiment et sont à vos petits soins ! Alors qu'est ce que cela mérite ?

revelationclubmetrojournedelafem.jpgQue vous y réfléchissiez..... et que vous agissiez en conséquence ! Un peu de tendresse bordel ! Ce n'est pas dans mon langage habituel, mais je pensais au film "De la tendresse bordel !".

Quant à vous Mesdames, j'espère que cette journée de la femme se terminera dans les bras de votre chéri, qui vous aura offert un gros bouquet de fleurs pour vous montrer à quel point, il a pensé à vous aujourd'hui et qu'il vous aime.

La femme est l'Avenir de l'Homme !

C'est sans doute pour cela qu'il se raccroche tant à son passé et ses habitudes d'homme des cavernes en amour !

Je crois que je vais m'attirer des ennuis si je continue dans ce registre. Mais, je vous rappelle que c'est la journée de la Femme aujourd'hui ! Donc je peux agir en toute impunité.

Je terminerai en vous faisant tout de même un aveu.

Messieurs, vous êtes ce que vous êtes, mais je vous aime énormément...... de loin, c'est tout !!!!!!!!

D'où l'expression : "Loin des yeux, près du coeur"

Julie Tomiris


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