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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 23:14

 

 

Suite de :

Recherche Ame soeur désespérement :

 

 

Force est de constater que les us et coutumes ne se glissent pas sous un tapis comme la poussière poussée par le balai d’une ménagère souillon. Le gagnant de la lutte contre le machisme par la femme reste l’homme, qui s’accroche aux acquits légués par son éducation d’enfant mâle, d’enfant roi !!

Madame pense s’être libérée en travaillant. Soit !  

Non seulement, elle apporte un salaire, mais elle a doublé sa journée de labeurs en assumant son rôle de mère et maîtresse de maison, sans négliger son “devoir” de “bonne épouse”. Pour assumer, elle assume comme un jongleur au milieu de l’arène du cirque. Elle mène ses journées au pas de course digne d’un marathonien chevronné..., la Super Woman du 21è siècle !!!

 

A peine a-t-elle mis bas le nouveau-né, qu’elle se rassure déjà d’avoir trouvé une place à la crèche ou dégoté une nourrice agréée pour l’amour de son cœur à la fin de son congé maternité. 

 Toutes ces femmes libérées peuvent s’estimer comblées. Elles se sont bien battues pour se mettre au même niveau des hommes jusqu’à même leur prouver qu’elles étaient supérieures à eux. Une victoire incontestable et honorable !! Bravo ! Elles ont voulu la Lune.... elles l’ont décrochée. Et puis...!  

Leur choix d’indépendance vis à vis de l’homme n’est guère enviable dans une Société où il ne fait pas bon vivre lorsque l’âme égarée se retrouve face avec son quotidien en solitaire et qu’elle voudrait croire que, parmi cet amalgame de populace, peut-être, une âme jumelle erre à sa recherche pour l’aider à supporter cette jungle parasitaire.

 

Célibataire, divorcé, ou veuf sont estimés comme des éléments hors norme. Le pompon est tout de même destiné au célibataire endurci. Qu’est-ce que c’est... qu’est-ce qu’il a... qui c’est celui-là ! Il a une drôle de tête, ce mec là ! (N’est-ce pas Monsieur Pierre Vassiliu ??)  

En outre, un célibataire longue durée soulève quelques questions malsaines aux membres d’un troupeau répondant à cent pour cent aux critères de ladite société. Surtout celui du Ménage « témoin » avec un minimum de trois enfants, prouvant ainsi une bonne participation à sa retraite et à celle de son voisin.

 

Ce n’est pas “catholique” d’être seul à 40 ans pensera-t-on de lui. Et en deux temps, trois mouvements, il se verra affublé de l’étiquette de la tare cachée, du garçon à sa maman et bien évidemment de l’homosexuel.  

Cependant, cette réflexion est tout de même un peu désuète, car notre société génère actuellement une population grandissante de célibataires, qui n’ont rien de tarés…. apparemment. (je plaisante !!!)

 

Leur choix est souvent justifié par le refus de la vie à deux mais séparée, afin de pouvoir jouir d’une totale liberté d’égoïste ! Car aujourd’hui, on ne veut plus partager ! C’est chacun sa vie ! Mais alors, que devient la famille dans l’histoire ? Et le bébé issu de l’Amour ? On en connaît quelques conséquences assez désastreuses, aboutissant à une guerre conjugale ou au regroupement d’enfants issus de plusieurs unions en colonies de vacances sans les toiles de tente.  

De plus, un autre phénomène est né de notre société où il est de plus en plus difficile de trouver sa place ou de se rendre compte, même, que vous n’avez pas ou plus votre place, du fait que son accès ne dépend que du talent personnel à jouer des coudes violemment, ou se battre de manière peu glorieuse pour y parvenir. C’est un peu comme prendre le métro à Tokyo aux heures de pointe, avec le risque de rester planté sur le quai !

 

C’est ainsi que de plus en plus de célibataires se retrouvant sur le parcours des études poussées restent au chaud dans le cocon familial. Cette situation est si confortable pour eux, les problèmes du quotidien étant pris en charge par Papa-Maman, que certains d’entre eux n’envisagent même pas de voler de leurs propres ailes un jour.  

Une solution de facilité, cautionnée par des parents bien conciliants, mais qui ne concerne pas la majorité des étudiants... et heureusement ! Car ce serait un bien mauvais présage de décadence humaine, du fait que la progéniture deviendrait incapable de s’assumer seule.

 

Toutefois, le cas extrême et à l’opposé est aussi d’actualité et sûrement plus dramatique, puisqu’il concerne des jeunes à peine sevrés de l’adolescence, jetés en pâture dans la jungle d’adultes, qui déambulent sur les trottoirs des villes avec le titre misérable de S.D.F. en raison de la démission et de l’irresponsabilité des parents.  

On ne peut pas ignorer un certain malaise récurrent au sein d’une société qui souffre. Du nouveau sur le marché des maladies psychiatriques, celle de Peter Pan ! Le refus pur et simple de quitter le monde de l’enfance pour entrer dans celui de l’adulte. Une paralysie intellectuelle avec la peur du devenir !

 

De plus, la souffrance de la non reconnaissance de l’être et de l’identité propre dans le miroir déformant de la société, génère d’autre part des ados anorexiques ou des êtres qui pètent les plombs en tirant dans le tas avant de se suicider. Le seul moyen qu’ils aient trouvé sans doute pour exister enfin !!  

Cependant, où en sont ces jeunes célibataires, qui au contraire se sentent bien dans leur corps et dans leur tête? Sans doute au même stade que leurs aînés : des âmes quémandant affection, amour, tendresse, et devenues si difficiles à satisfaire dans un monde qui ne tourne plus vraiment rond, du fait que les valeurs ont perdu leurs repères.

 

D’autre part, la condition de veuf ou divorcé de nos jours est encore moins enviable que celle du célibataire.  

Le premier s’installe ad vitam aeternam dans sa position de victime de l’Amour, qui lui ouvrira les portes de la compassion de son prochain, décuplée s’il s’agissait d’un amour digne de Roméo et Juliette.

 

Néanmoins, s’il veut tenter le destin en mettant une annonce pour rechercher le clone de sa défunte, les portes d’une autre chance se refermeront sur lui.  

Faute de candidates à entrer dans le rôle de la doublure et prête à accepter de servir de mur des lamentations made in conjugale, il distraira sa solitude auprès de l’amitié qui a entouré le couple avant le malheur.

 

Pour le divorcé, c’est le cas typique de celui qui se trouve assis entre deux chaises. Il va errer dans l’existence avec un éternel point d’interrogation au-dessus de sa tête, faute de pouvoir être ornée par l’auréole de la sainteté. Était-ce lui l’invivable et le grain de sable dans l’engrenage, ou son conjoint? Méfiance !  

C’est sans doute celui qui cherchera le plus vite à se mettre en chasse pour rempiler dans la communauté légale. Difficile la solitude après des années de vie commune ! A voir le nombre de familles reconstituées, le phénomène n’est pas à prouver et devenu tout à fait banalisé. By-by, les grands serments devant Monsieur le Curé. Un os dans le pâté suffit à la rupture définitive et... en route pour de nouvelles aventures !!

 

Ces trois catégories de solitaires dévoilent également une différence très nette de comportement entre l’homme et la femme. En ce sens que la femme qui se retrouve seule est davantage marginalisée que le pauvre homme délaissé, abandonné.. .A croire que le sexe faible n’est pas celui initialement nommé dans ces cas là !  

Une grande compassion lui est témoignée par son entourage. Pas question d’abandonner ce malheureux à son triste sort. On l’invite à toutes les soirées organisées par les amis, toutes les sorties divertissantes. C’est un convive privilégié aux repas conviviaux. Pauvre homme, se retrouver seul !! Quel coup du sort!!

 

Pour Madame, changement de programme. Pendant quelque temps, ON fera bien semblant de s’apitoyer sur son sort de victime d’un deuil, de trompée par un mari Don Juan, d’abandonnée ou spoliée par un aventurier vénal, etc...  

Mais il faut bien savoir que les limites de la compréhension et du soutien seront très vites atteintes. Une femme seule ou devenue seule se retrouve mise en quarantaine par ses amis de longue date, ses proches en général, comme atteinte d’une maladie honteuse ou contagieuse.

 

Comme “ON”, est toujours un con” (un grand classique connu de tous), son utilisation a l’avantage de protéger l’anonymat des protagonistes de ce fait de Société.  

En fait, la pauvre esseulée prend la place d’un suspect ou d’un coupable éventuel. Sa situation de cœur à prendre, ou à reprendre, la rend dangereuse vis-à-vis de la cellule familiale. L’inviter à déjeuner ou à dîner ? Le moins souvent possible, quand ce n’est pas jamais, des fois qu’elle irait séduire le mari de l’Hôtesse ou son petit ami.

 

Histoire de montrer qu’on n’est pas franchement une moins que rien, on l’appelle de temps en temps au téléphone. La communication dure trente secondes ! Sans doute pour se rassurer que l’amie de toujours ne s’est pas mise une balle dans la tête, ou n’a pas avalé un tube de barbituriques ! Cela évite de faire face à des remords. On ne sait jamais?!  

Afin de se justifier de son indisponibilité à venir la voir ou l’inviter, on s’invente des obligations contraignantes, des maladies...etc. La diplomatie du début se transforme rapidement en hypocrisie auréolée d’égoïsme de ceux qui sont deux.

 

Les solitaires n’ont plus qu’une solution pour sortir de cette mise à l’index dénuée d’empathie de la part du couple en général, c’est de parcourir les différentes revues et sélectionner les annonces attrayantes.  

Au début, on le fait par curiosité, dans le but de distraire un peu le quotidien de cette solitude tentaculaire qui prend possession de l’âme. Quel plaisir !.... tout ce courrier qui, un jour, tombe dans votre boîte à lettres habituellement désertée.

 

Derrière toutes ces écritures, le rêve et les illusions reprennent place dans l’imagination, qui n’a même plus besoin d’être stimulée. Les moments de découragement sont devenus censurés par l’espoir. On se persuade que la perle rare, tant convoitée, se dissimule peut-être derrière quelques pages manuscrites.  

Pour une femme, les candidats sont nombreux jusqu’à la quarantaine. Elle peut même s’offrir la friandise d’un homme plus jeune, le poids des ans s’amassant encore discrètement derrière le mur des illusions.

 

Elle commence à privilégier les lettres accompagnées d’une photo. Ce qui permet parfois de trancher dans le vif dès réception, évitant une prise de contact inutile. Tant pis pour celui qui n’est pas photogénique ! Méfiance cependant ! Des petits malins pensent duper l’inconnue en lui adressant la photo d’un autre ou celle d’un bellâtre découpé dans un magazine de mode.  

Une fois comparée la photo avec l’écriture et l’intérêt que suscitent ces dernières, ne reste plus qu’à passer à l’action. Si le téléphone est indiqué, le nouveau cap à franchir se situe sur la qualité de réception de l’appel. Un test qui ne pardonne pas sur la politesse, l’expression orale et la sincérité de l’interlocuteur. En général, ce dernier se dévoile sous son meilleur angle au cas où il parlerait à la Princesse de ses rêves, qu’il ne faut surtout pas décevoir.

 

A ce stade, le physique n’entre pas en compétition dans la sélection. La rencontre est virtuelle, se limitant à des échanges de mots, écrits ou verbaux. Ces moments là peuvent être particulièrement agréables, surtout lorsque la première communication téléphonique perdure dans le temps, comme si deux amis venaient de se retrouver après plusieurs années de censure visuelle.  

L’intonation de voix, pour peu qu’elle soit sensuelle ou particulièrement suave, peut être un critère majeur de séduction. Un atout magique à provoquer la rencontre dans un avenir imminent.

 

Mais ne s’agit-il pas du tissage de la toile par l’araignée impitoyable du destin? Qui vivra verra ! Les inscrits à la sitcom de la bouteille lancée à la mer croient se reconnaître dans le miroir du bonheur convoité et conviennent d’un rendez-vous.  

Pour l’un comme pour l’autre, des lustres s’étaient peut-être écoulés depuis le dernier rendez-vous, dit “galant” pour demeurer dans le contexte nostalgique d’une jeunesse enfuie dans un aller sans retour. Il faut alors sublimer la rencontre pour secouer le train­train quotidien, dont l’ennui ampute tout désir de se mettre en valeur aux yeux de quelqu’un d’autre.

 

Pas question de rester pendant des heures devant le miroir à se demander quelle tenue sera la plus appropriée pour une première rencontre, mais tout de même, la première impression est toujours la bonne ! Il faut tenter d’impressionner l’éventuel visiteur de son cœur en jachère.  

Pour le candidat masculin, nous pourrions croire que son intérêt ne se portera pas sur sa propre tenue vestimentaire pour séduire la “belle”. Ce qui était vrai au XVIIIème siècle, n’ayant qu’un costume à choisir dans l’armoire, la chemise et la cravate convenant le mieux aux circonstances et les chaussures qui vont avec.

 

Mais là encore, il faut penser que le candidat au convolage du Troisième Millénaire s’est légèrement féminisé depuis que les « Popeyes » de la route, conduisant les camions, se sont vus fondre leurs biceps de dynamite amplement décorés par des tatouages semblables à ceux des légionnaires ou des évadés d’Alcatraz.  

Grande responsable : la direction assistée en ce qui concerne les camions et la robotisation dans son ensemble. Les nostalgiques de “Quai des Brumes” et de Ralph Vallone dans “Thérèse Raquin” n’ont qu’une seule solution pour rivaliser de biscotos avec les dockers d’antan : la fréquentation des salles de musculation dans la spécialité “gonflette” !

 

Il est évident que les individus atteints de la “tare” du calendrier biologique, et qu’on appelle l’âge mûr, se contenteront effectivement de la présentation classique du “pretty man”... sans toutefois porter l’œillet à la boutonnière.  

A noter que ce dernier détail est devenu totalement obsolète, autant que le port du chapeau que le gentleman soulevait légèrement au passage d’une dame au nom de la politesse et de la galanterie ! Des manières pourtant très appréciées par le sexe féminin d’une certaine époque.

 

A suivre……. au prochain épisode

 

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