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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 17:28

 

 

 

 

    Prends ton sourire

Et donne-le à celui qui n'en a jamais eu
Prends un rayon de... soleil
Et fais-lui percer les ténèbres
Découvre une source
Et purifie celui qui est dans la boue
Prends une larme
Et dépose-la sur le visage de celui qui ne sait pas pleurer
Prends le courage
Et mets-le au cœur de celui qui ne peut plus lutter
Découvre un sens à la vie
Et partage-le avec celui qui ne sais plus où il va
Prends dans tes mains l'Espérance
Et vis dans la lumière de ses rayons
Prends la bonté
Et donne-la à celui qui ne sais pas donner
Découvre l'amour
Et fais-le connaître à tous.

MAHATMA GANDHI

 

 

 


Dépression

 

 

 

 

 



A moins de s’appeler l’Abbé Pierre, Sœur Térésa ou Sœur Emmanuelle, qui ont d’ailleurs rejoint tous les trois l’Univers invisible, qui d’autres se soucient de la douleur d’autrui, autrement que sous l’apparence de faux-semblants ? Peut-être quelques rares anonymes dans cet amas de gens, aux cerveaux formatés et évidés pour beaucoup des valeurs humaines. Je voudrais malgré tout garder un espoir. Pas facile non plus de penser à la place des autres, et même plutôt à éviter, au risque de se perdre dans les méandres de ses propres émotions. Les paramètres sont déjà trop vastes pour une bonne psychologie cognitive.

On joue bien du violon et ses cordes sensibles, pour faire croire à chacun qu’il est très important, qu’il compte au même titre que le maillon d’une chaîne et que notre bien-être est un sujet traité dans le plus grand respect. On s’apitoie même sur son ego malade, inventant, fabriquant un tas de médicaments. Des disciplines multiples se sont développées à but lucratif, de la naturopathie, sophrologie, en passant par la psychologie et autres séances prouvant que le créneau est largement porteur ! Le secteur de l’Edition n’est pas en manque non plus de lui faire lire des pages et des pages de conseils sur la meilleure façon de penser, et toujours dans le but de soigner ses tourments psychologiques et donner confiance en soi, en supportant un peu mieux la vie de galère. Sans compter les chercheurs au cerveau foisonnant d’idées et d’inventions dans ce domaine au niveau des petites pilules miracle censées régler la question en endormant les zones sensibles du cerveau, au point d’en abrutir le sujet et le transformer en légume.

Le mal d’être est vraiment un excellent filon économique. Pour preuve, la prolifération des psychiatres, psychologues, dont on voit fleurir des cabinets comme des champignons dans nos villes et nos campagnes. Ils sont même suivis ou précédés par des « circuits parallèles » de la médecine virtuelle que représentent les cartomanciennes, marabouts et autres charlatans substitutifs factices, mais qui font pourtant recettes, si on en juge la pérennité desdites prestations simplement basées sur la confiance, voir la naïveté des clients. Un créneau qui ne manque pas d’arnaqueurs, mais qui ont tout de même pilier sur rue avec fenêtre ouverte sur un compte en banque qui ne doit pas frôler le déficit.

Si la plupart des clients y trouvent leur compte, en s’abonnant finalement à ces raconteurs d’histoires à dormir debout, c’est tout d’abord parce qu’ils ont la foi, et que la crédulité en est au niveau maximum. Je mettrai toutefois un joker aux magnétiseurs, dont certains se montrent de vrais faiseurs de miracles. Mais une fois de plus, il faut y croire, et ils ne sont pas tous « Jésus » dans ce domaine là non plus.

Il faut d’abord être désintéressé ou cassé par la vie pour déjà avoir une petite idée de la souffrance d’autrui. Les petits bobos psychologiques, tout le monde en est atteint, mais pitié, qu’on arrête de généraliser et de considérer comme idem ceux qui consultent un psy pour un oui, pour un non, la moindre petite pensée de travers. Ceux-là ont d’ailleurs les moyens pour se permettre d’aller pleurnicher sur le canapé d’un psy pendant des années, ou de s’abonner en longue durée aux séances multidisciplinaires censées apaiser leur sinistrose intime. Oui, cela m’agace un peu !! Il y a des choses tellement plus graves dans la vie !

Il serait peut-être temps de cesser de se regarder le nombril dans nos contrées occidentales, où nous avons tout de même des conditions de vie nettement privilégiées par rapport au reste du monde. J’entends davantage geindre, sans réel motif apparent, des personnes ayant tout pour être heureux et dont la motivation première est de se poser en victime.

Ce sont ceux-là qui viennent pleurer dans votre giron. Ils vont même jusqu’à s’excuser de vous seriner avec leurs perturbations intimes, en prenant comme argument que par rapport à votre situation, bien sûr, cela n’a rien à voir, mais tout de même, ils ont de quoi se plaindre, s’inventant même de faux problèmes pour tenter de convaincre la galerie ! Que la vie n’est pas drôle pour eux non plus ! Et pour placer la cerise sur le gâteau, ils exposeront leurs petits bobos de la tête, comme tout égocentrique qui se respecte, sans même une minute vous demander comment vous, vous allez !!! Comment vous faites pour rester positif et sans vous plaindre !!

Il y a donc deux poids, deux mesures, dans l’évaluation de la souffrance !

Je ne parle pas bien sûr de celle qui laisse des cicatrices sur le corps, ou qui peut vous priver de vos mouvements à vie. Celle-ci y est toutefois aussi liée, même si dans ce cas, c’est le physique qui provoque la douleur morale.

Il est de notoriété publique que le cerveau, dans tous les cas de figure, reste le chef d’orchestre ou le meneur du jeu, depuis que Freud a commencé à se torturer le sien pour nous en convaincre.

Non ! Je vous parle de celle qui est invisible à l’œil nu. Celle que vous êtes capable de dissimuler aux autres comme le secret le mieux garder du Monde. A tel point, que certaines personnes se suicident et que cet acte laisse les proches et l’entourage complètement désorientés. « Comment est-ce possible ? » ou « Nous n’avons rien vu venir » ou « Jamais nous aurions pensé cela, il ou elle avait l’air toujours si gai », etc..

Tout est bon pour ne pas la dévoiler, par pudeur, par orgueil ! Surtout ne pas la montrer, au risque de se perdre dans l’humiliation ultime, de se voir rejeter au même titre qu’un kleenex, ou mis en quarantaine de peur de la contagion. Nous avons le droit de souffrir, mais garder pour nous nos tourments intérieurs, afin de ne pas être des rabats joie, empêchant de clamer que la vie est belle et mérite d’être vécue. Et elle reste invisible au regard des autres, grâce au masque porté qui est celui du nez rouge du clown en tournée pour des représentations multiples.

Elle est celle qui vous tient compagnie dès le premier jour où le sort s’abat sur vous, comme le chômage, le deuil, le divorce et autres accidents de la vie.

Celle qui vous fait déverser des torrents de larmes à inonder votre oreiller en tentant vainement de trouver le sommeil ; ou des cascades de pleurs inopinées n’importe où, n’importe quand et que vous dissimulez aux passants dans la rue avec des lunettes de soleil.

Celle qui vous fait broyer du noir comme les jours de Toussaint !

Qui est capable aussi de vous clouer l’énergie au lit, vous ôtant à durée indéterminée l’envie de vous lever.

Celle qui empêche d’appeler au secours un Ami, parce que vous n’avez plus les mots pour l’exprimer.

Celle qui vous essore le cœur quand le chagrin d’avoir perdu un être cher le fait saigner en hémorragie.

Celle qui fait pleurer votre âme du mal d’Amour et du mal d’Etre.

Celle qui attise votre solitude comme le soufflet entretient le feu dans la cheminée.

Celle qui a reçu vos désillusions tout droit sorties de votre imagination.

Celle qui vous écrase au sol comme un rouleau compresseur en action.

Celle qui vous accable quand des images de souvenirs heureux surgissent et repassent en film dans votre mémoire, faisant déborder l’émotion en larmes salées. En regrets et remords, l’amertume se noie.

C’est la douleur que vous dorlotez, que vous bercez de votre mal être en tentant de la noyer avec vos larmes pour vous en débarrasser.

Malgré tous vos soins à essayer de la calmer, elle squatte votre âme et votre cœur, aussi fidèle que votre ombre, parce qu’elle fait partie de vous, de vos pensées aux couleurs sombres.

Elle s’invite à la table de la vie de chacun et de chacune, comme le supplément d’un plat. Les uns vont n’en faire qu’une bouchée et la digèreront assez vite, en oubliant jusqu’à son nom. Ce sont peut-être ceux que nous appelons les optimistes ?!

Les autres vont la déguster, chercher à découvrir tous les ingrédients de la recette. De toute façon, même s’ils trouvent que son goût est amer et que son contenant est avarié, ils la mangeront quand même, à en être malade et bien sûr regretté d’y avoir touché, tout en maudissant le destin de s’acharner sur leur sort. Ce sont sans doute ceux que nous appelons les pessimistes ! Et même les masochistes !

Cette douleur est très intime, en dépit du fonds de commerce des personnes comme les psy tentant de vous prouver qu’ils ont le pouvoir de vous éclairer sur son origine. Même avec l’aide de ces derniers, nous sommes les seuls maîtres de cette douleur, que nous fabriquons en étant sous l’influence de tous les éléments extérieurs qui viennent en perturbations.

Il est évident que l’expression « c’est dans la tête docteur » n’est pas prête de s’éteindre ! C’est sûr !! Mais si elle est psychologique, elle n’en demeure pas moins  ressentie comme une blessure physique infectée, vous martelant le cerveau à coups de maux de tête, à force de trop de larmes à noyer vos yeux.

La douleur peut être si forte qu’elle vous isole du monde extérieur. Elle vous fait vous terrer comme le loup au fonds de sa tanière, apeuré et craintif, n’osant même plus mettre le museau dehors à la moindre odeur de l’homme repéré aux alentours.

Elle vous empêche également d’espérer retrouver du fonds du désespoir la lueur du jour, remplacé par la nuit noire du tunnel traversé.

Elle fait perdre les repères, renoncer aux bases élémentaires de la survivance pour vous faire échouer sur les trottoirs de la ville, brisé en mille morceaux, errant sur le macadam à mendier, avec pour seul compagnon de misère, son chien. Le seul être capable de vous prouver son amour sans condition et que vous pourrez prendre dans vos bras sans qu’il ait honte de vous, et de ce que vous êtes devenu.

Car la douleur d’Etre, quand elle vous tient en otage du mal être, elle vous réduit à rien, vous anéantit dans un quotidien qui se limite au jour le jour, littéralement vidée de votre substance vitale.

Elle est le fruit de frustrations accumulées, du manque d’Amour essentiellement, de la difficulté à communiquer dans une Société aux valeurs bien pensantes et nivelées à la réussite sociale en priorité. Etre écouté et entendu est devenu un réel parcours du combattant !

C’est seulement quand elle vous a mis K.O. de la vie, que vous êtes alors capable de comprendre la douleur d’autrui. La compassion et l’empathie ne sont pas des aptitudes innées. Il faut une certaine expérience de la misère humaine pour en être apte, il me semble. Ou là encore, à capacités variables à ne pas confondre avec de la sensiblerie !!! Parce que je pense vraiment qu’il faille se retrouver dans la même galère pour être capable de décrypter dans sa pleine mesure la douleur d’autrui.

Avant cela, c’est chacun pour soi et Dieu pour tous…..et vogue la galère !!!!!

Le slogan des quatre mousquetaires : « Tous pour un et un pour tous ! » est à mon avis bel et bien devenu obsolète. Cependant, il faut tout de même espérer que quelques D’Artagnan, Athos, Porthos et Aramis survivent tout de même dans une solidarité ressemblant à autre chose que des rustines sur une roue crevée. 

Il est cependant une aide précieuse qui est celle que nous pouvons nous apporter sans attendre celle d’autrui comme le Messie. Ne dit-on pas d’ailleurs que nous ne sommes jamais mieux servis que par nous-mêmes ??

C’est de nous dire tout simplement que notre cerveau est dominé par les pensées que nous fabriquons pour nourrir la force de l’imagination. Que nous sommes les géniteurs de cette douleur suivant l’orientation de nos pensées qui nous envahissent bien souvent sans même y avoir été invitées.

Il semblerait donc que cette douleur ressentie provenant du mal d’Etre, soit probablement de notre propre responsabilité, en grande partie. De notre manière à recevoir les informations et de communiquer les données à ce merveilleux ordinateur qu’est notre cerveau.


L’imagination, en possession de ces multiples données, n’a plus qu’à fabriquer des films en version H.D. et en exposer toutes les données émotionnelles et ressentis divers à travers chaque personnalité. Nous devrions nous dire que rien est réel, seulement le fruit de cette imagination des plus fertiles, qui se joue de nos humeurs avec une extrême fantaisie. Refouler ces pensées qui nous bouleversent, qui nous rendent apathiques et nous mettent dans tous nos états, comme énumérés précédemment. Les opposer systématiquement à celles qui sont positives pour être en adéquation avec la loi des contraires. Une manière également de ne pas se retrouver dans un cul de sac, mais s’ouvrir une porte, se donner une autre chance.

Mais en sommes-nous tous capables ? L’automédication par la méditation ! Le temps ! Il faut du temps ! Et plus personne n’en a ! Ce qui laisse la part belle à l’esprit gangréné par un quotidien qui n’a de valeur que pour ceux qui peuvent se le permettre.

 

Je précise qu’il s’agit là d’une déduction tout à fait personnelle, censée venir au secours de mon propre mal être, sans pour autant prôner qu’elle soit la panacée universelle. C’est en tous les cas un des meilleurs pansements que j’ai trouvé pour colmater les blessures de l’âme, de la mienne en particulier.

 

 

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Published by soleilvert29 - dans Reflexions
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commentaires

isilys 18/11/2011 02:30



Extrait de :
" Les saisons de la douleur : les hymnes et les cantiques"
S. Le P. - tous droits réservés - SNAC.

... Aussi, devons-nous ouvrir, dans cette vie et ceci tant que chacun aura décidé qu’elle à sa place, le plus tendrement possible, la porte à la douleur.
Aussi immense ou petite soit-elle, il faut y voir couler le sang de ce calice, en boire tout son soul puis l’accueillir comme une bienfaitrice, transmuter avec notre volition le sanguin,
avec notre foi en l’Amour et voir, dès lors, son or s’écoulant avec aisance dans l’océan de notre cœur afin que jamais la douleur ne devienne immuable souffrance, que le sang versé ne soit jamais
noircis, soudainement asséché par un brasier dévastateur alimenté par le charbon de l’aigreur mais que toujours, nous le voulions être carmin, vivifié par un bleu tendre inconnu et au jour du
renouveau, spiritualiser l’affliction afin qu’elle écrive en soi-même notre nouvelle oraison à la Joie.

La joie chante le cantique de la douleur et la douleur écrit un nouvel hymne à la joie.

...

Peut-être, afin de voir un arc-en-ciel en notre coeur, avons-nous besoin de sourires, de soleil, et de larmes, de pluie, et ne jamais oublié que la douleur n'est jamais l'habit de notre âme
etque la souffrence sera toujours une offence à lEternel...

Quoiqu'il en soi, nous cherchons à soigner notre tête quand notre coeur est blessé et nous voulons soigner notre coeur lorsque notre âme est en lambeau. Certainement, et au-delà de tout ce
que vous évoquez, avec clarté sur l'origine d'un mal qui avilit l'être et son équilibre sacré, certainement est-ce dû au fait que nous ne sommes plus capable de vivre honnêtement avec nous mêmes
que nous devenons étranger à notre véritable mal être bien que nous cherchions à nous en abreuver partout : notre mal d'Amour...
Merci Julie pour ces mots...  



soleilvert29 18/11/2011 18:59



Merci Isilys de votre visite et de l'apport de votre riche pensée sur cette douleur qui sévit dans chacun d'entre nous à des degrés différents, selon notre destin, à humer l'air du temps !
Imaginez que nous changions la formule assassine : mal d'Amour en bien d'Amour !!! Entendez-vous la résonnance et l'écho qui s'ensuit ?? Mais là encore.....je rêve !!



Pascal (jos_ti) 07/11/2011 07:22



Puissant texte, comme toujours !


Une belle exploration des tréfonds de l'âme humaine et des souffrances rencontrées sur le chemin, supports qu'il peut être profitable de canaliser dans une forme de créativité. Bises du coeur
Julie ! Merci pour tes beaux textes ! 



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