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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 23:39

  



thumbnailCAJUBZTL.jpg« Un être humain est une partie d’un tout que nos appelons l’Univers, une partie limitée dans le temps et dans l’espace. Il fait l’expérience de lui-même, de ses pensées et de ses limites, de ses sentiments, comme de quelque chose qui serait distinct de lui, une sorte d’illusion d’optique de sa conscience. Cette illusion est une forme de prison, nous limitant à nos désirs intimes et à des sentiments pour quelques personnes autour de nous. Notre tâche est de nous libérer de cette prison en élargissant le spectre de nos intérêts, afin de pouvoir embrasser toute créature vivante et toute la nature dans leur beauté »     

 

Albert EINSTEIN

 

 

 

 

 

 

 

Sentir le parfum des roses en effleurant leurs pétales, regarder un coucher de soleil incendier l’horizon au-dessus de la mer, écouter le chant des oiseaux dans le printemps renaissant, s’attarder dans la forêt envoûtante, admirer le condor planer au-dessus des Andes ; tout ce qui a trait à la Nature révèle l’essentiel, apaisant souvent nos maux de terriens égarés dans une course effrénée de la comédie de la vie, l’illusion de l’Etre, du Paraître et de l’Avoir.

 

Dès lors que nous naissons à la vie, les espoirs les plus fous sont mis en nous par nos parents. Désirés ou non, les dés sont jetés et notre rôle assigné d’Etre à part entière ! Arrivés sur la Planète Terre, les illusions les plus folles nous tendent les bras. La première, aussi innée que le cri poussé après la naissance, est de recevoir de l’Amour, de l’Amour et encore de l’Amour ! Cependant, l’overdose peut nuire à nos projets quelque fois. Mais pire est l’absence, la censure, le rejet, l’abandon affectif !

 

Egalement, les premières années de notre vie nous maintiennent en situation de « nanisme », car notre environnement nous paraît gigantesque. Ce n’est que des années plus tard que nous en faisons le constat, lorsque nous retrouvons les jardins de notre enfance, qu’ils soient heureux ou malheureux. La perception des choses dans l’espace était alors, et déjà trompeuse !

 

Et elle ne fait qu’empirer au fil du temps, insidieusement, embrouillant nos états d’âme, transformant nos chagrins en désespoir, bousculant sans ménagement nos tentatives de construction de châteaux en Espagne, malmenant notre quotidien enlisé dans la médiocrité, réduisant nos espoirs au néant.

 

La vie n’est qu’une grande illusion captive de nos idéaux ! Sans elle, la vitesse de croisière se ferait à reculons. Elle est le moteur de notre existence et elle s’habille de leurres pour mieux nous lier à son despotisme.

 

LthumbnailCA0Q9T9Y.jpg’illusion perdue et tout s’écroule comme un château de cartes dans un souffle de vent. L’illusion, c’est croire, avoir la foi en quelque chose ou quelqu’un. C’est elle qui permet de nous investir dans telle ou telle direction. Qu’importe le chemin parcouru, qu’il soit bon ou mauvais !

 

Elle est la sève de l’espoir, le guide spirituel à notre destinée, mais elle peut nous entraîner sur des chemins les plus chaotiques ou déceptions, regrets ou remords s’en donnent à cœur joie pour nous torturer.

 

Depuis que l’Homme s’est laissé glisser corps et âme dans cette société de consommation, ses priorités se sont réfugiées dans le « Paraître »  en accentuant les leurres pour mieux séduire. La chirurgie esthétique voit fleurir des nouvelles vocations de bistouri multidirectionnel pour satisfaire les accros du remodelage et du ravalement de façade.

 

Le candidat, conquis par les dernières nouveautés technologiques, plonge tête baissée vers le bloc opératoire, pour offrir ensuite aux autres le résultat de l’illusion qu’il voulait donner. Il éprouve du bien-être, si bien sûr le chirurgien ne s’est pas transformé en Frankenstein au début de sa carrière, se reprenant à plusieurs fois avant le résultat final.

 

Comment modifier une part de soi-même, faisant partie intégrante d’un don de la Nature, sans se sentir quelqu’un d’autre, l’étranger de son ego ?

 

L’illusion des défauts éliminés par le miracle de l’opération est aussi parfaite que de faire disparaître un lapin dans un chapeau.

 

Le lapin demeure dans notre mémoire visuelle, tout comme un nez un peu tordu ou des fesses en goutte d’huile ou encore des seins tombant en gants de toilette.

 

Nous naissons avec nos défauts physiques parce que la Nature est imparfaite, et même si elle fait preuve de magnificence et de recherche élaborée dans ses créations, l’aspect extérieur de notre enveloppe terrestre ne devrait pas être le souci majeur de nos attentions.

 

Pour la simple raison que de la naissance à la mort, rien ne vit dans la permanence et tout se déforme au fil du temps. Nos rides et nos cheveux blancs nous le rappellent bien assez tôt et devraient nous ouvrir les portes à de sérieuses remises en question sur les valeurs auxquelles nous nous attachons.

 

L’amour a bien sûr son créneau dans la grande illusion de l’Etre ou du Paraître. Elle prend alors le nom de séduction pour attirer la proie choisie. Elle tisse sa toile comme l’araignée, en faisant preuve de beaucoup d’imagination et d’artifices pour attirer la future victime. Cela se traduit par un parfum, une tenue vestimentaire, une gestuelle sensuelle, calculée ou innée, l’essentiel étant de donner le meilleur de soi-même pour donner l’illusion d’être le ou la meilleure. En bref, l’élu ou l’élue d’un cœur !

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C’est alors que le travail de séduction étant arrivé à un résultat positif, la victime place alors la barre très haut et cet artifice, l’ayant ébloui à son paroxysme, le fait idéaliser les êtres qui ont réussi à la charmer.

 

Tomber amoureux ou être soumis à une passion dévorante n’est que le fruit sucré de l’arbre fragile de la sentimentalité. Il finit parfois et même souvent par une amertume menant à une autodestruction lente ou rapide selon les sujets atteints par la désillusion.

 

Se remettre d’un grand chagrin d’amour est comme ne jamais se remettre d’une enfance malheureuse, en traînant derrière soi tout le reste de sa vie un manque ou un sevrage prématuré d’affection et de tendresse.

 

L’Homme est prédisposé à se laisser engloutir dans tous les pièges de l’Illusion. Sa naïveté et sa crédulité l’enlisent dans ses histoires d’amour, à la recherche du Prince Charmant et de la Belle au Bois Dormant. Il croit au Père Noël bien au-delà de l’âge autorisé à cela. Souvent, le dernier qui a parlé a raison pour les uns, car l’art de la communication ou le charisme d’un individu peut permettre, à ce dernier, de soulever des foules devant ses moindres volontés.

 

thumbnailCAXPJXZA.jpgCar l’illusion peut mener à l’esclavage, comme elle peut devenir le miroir de l’enfer. La religion qui mène à l’extrémisme ou le terrorisme en est le plus digne exemple menant à l’horreur. Elle devient alors l’arme retournée contre ses fidèles fanatisés, dont certains se transforment en kamikazes pour une cause, qui doit les porter au rang de martyrs en honorant, de leur mémoire, leur famille et toute une communauté. Cette illusion d’entrée dans l’Eternité, en portant le slogan que la fin justifie les moyens, révèle la force de l’éducation dans le lavage de cerveau effectué dès le plus jeune âge, annihilant toute autocritique et prise en mains de sa propre destinée.

 

En ce qui concerne le domaine spécialisé dans la course au profit, qui habille les illusions de pouvoir et de supériorité, où les sentiments n’ont pas droit d’accès, sous peine de se voir condamner aux trahisons, aux reniements et rejetés purement et simplement.

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Le combat permanent pour la possession, d’un territoire, d’un objet ; la soumission totale aux exigences de l’ambition ou la recherche de la gloire,  transformant parfois les individus en véritables Cerbères de l’Avoir, n’apporte que l’illusion de l’importance que l’on se donne par rapport aux autres. Cela positionne artificiellement dans cette Société de consommation de plus en plus despote, car il suffit d’un revers de médaille de la conjoncture économique et sociale du moment pour voir tous ses acquits s’évanouir comme de la poudre de perlimpinpin.

 

Elle pousse le prisonnier du boulot au parcours du combattant toute une vie pour pouvoir conserver ses signes extérieurs de richesse, dont il ne peut jouir qu’épisodiquement, voir trop rarement. Son plaisir s’évanouit d’ailleurs au moment de remplir sa feuille d’impôts, lorsque le fruit juteux du Capital nécessite d’être pressé comme un citron.

 

Cependant, si les titulaires de coffres-forts peuvent concrétiser leurs illusions que l’argent fait le bonheur et participe à satisfaire tous leurs caprices, celles-ci s’écroulent inévitablement lorsque l’empreinte du temps affaiblit l’apparence corporelle, lorsque les problèmes de santé viennent troubler la quiétude du bien-être que l’on croyait éternel.

 

Quoi de plus démonstratifs que les vestiges d’une grande demeure vidée de ses propriétaires illustres, après que la maladie ou la mort les ait arrachés à leurs biens, auxquels ils tenaient comme à la prunelle de leurs yeux !

 

L’illusion de l’Avoir s’évertue à faire croire que celui qui ne possède rien, ou qui trime toute son existence pour survivre, a moins de valeur que l’élu autorisé à circuler dans les couloirs du pouvoir de l’argent.

 

Le pion sur l’échiquier n’a pas droit aux courbettes, ni aux révérences, pas plus qu’aux privilèges et aux passe-droits délictuels. Il veut même croire à la sincérité des personnalités brillant comme des étoiles, qui évoluent dans l’hypocrisie et les luttes intestines pour conserver le fauteuil de la célébrité.

 

Toutefois, si la richesse doit être pesée sur les plateaux symboliques de la Justice à l’heure du grand bilan de l’existence, lequel des deux protagonistes en ressort plus enrichi et moins amer de devoir tout quitter le jour du "jugement dernier" ?

 

L’artificiel dans la comédie de la vie est comparable au décor d’une pièce de théâtre. A la fin de la représentation, il est démonté et rangé dans les coulisses, avec le risque de finir au rebus. L’illusion, si parfaite en soi, aura peut-être séduit les spectateurs, mais n’aura été qu’éphémère et reléguée dans les oubliettes dès le baisser de rideau.

 

Néanmoins vivre dans l’illusion de jours meilleurs, d’un monde meilleur, permet également de soulever des montagnes, d’ouvrir la porte des passions qui transportent sur des nuages, d’empêcher l’âme assassinée de se venger en réfugiant ses douleurs dans les croyances de l’au-delà. C’est tout simplement une alliée de la Foi, qui nous aide à marcher sur un chemin de vie, parfois si propice à nous enliser, que sans elle, la force nous manquerait pour continuer à avancer.

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L’Illusion aux multiples visages accompagne nos destinées comme le bâton du pèlerin. Elle nous quitte parfois pour tester notre résistance devant les obstacles inopinés, mais revient comme une amie indispensable pour nous aider à nous relever de nos chutes, après nous avoir trouvés sur le bas côté d’un chemin détrempé de nos larmes amères.

 

C’est encore elle qui nous aide à accepter le passage dans un monde, dont nul jamais ne revient. Elle se pare alors de croyances, dont les religions réussissent si bien à nous endoctriner.

 

L’Illusion suprême est de croire que la vie ne s’arrête pas après la mort, le bouquet final de la floraison de cette chimère, si précieuse à notre Vie pour illuminer notre conscience !

 

 

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Published by soleilvert29 - dans Reflexions
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Jean Yves 07/03/2012 11:02


C'est une illusion ou bien c'est un bel article ?


Bonne journée


Jy

soleilvert29 07/03/2012 12:29



Un compliment ou l'illusion d'un compliment ? Merci Jean-Yves de m'avoir permis de croire à votre aimable visite, qui n'est sans doute qu'une illusion de plus.  Je vous souhaite également une Bonne journée.
Amitiés


Julie



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