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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 10:08

 

 

 

 

En entendant la pluie marteler la rambarde de mon balcon, je pense au désert. Quelle drôle d’idée, me direz-vous ! Et bien oui, je pense à ces immenses étendues de dunes, qui s’étirent comme les vagues de l’océan, mais de couleur ocre, et immobiles. En apparence seulement, car le vent du désert les modèle à sa guise, quand il décide de les sculpter au cours de ses tempêtes. Le grain de sable est un grand voyageur et abandonne son destin aux caprices des vents.

J’aurais préféré être un grain de sable au milieu de nulle part, plutôt que cette poussière d’étoile, transformée en humain, à la merci d’un destin préformaté, dès l’arrivée sur Terre.

 

 

 

Si je pense au désert en entendant tomber la pluie, c’est à cause de cette citation : « le courage de la goutte d’eau est d’oser tomber dans le désert » Lao She – Un suicide de la goutte d’eau assurément !! Mais si elles sont plusieurs pour se transformer en déluge, cela change tout !?

J’imagine alors des oasis se multiplier, jusqu’à devenir des jardins florissants, où les palmiers feraient de l’ombre aux dromadaires, aux touaregs, aux hommes bleus du désert. Où les dunes se transformeraient en terreau fertile permettant à de magnifiques roses de s’épanouir pour fleurir les palais des mille et une nuit. Un délire me direz-vous ! Mais ô combien salutaire, finalement !

Car il suffit d’un peu d’eau pour voir renaître la vie ! Quelques gouttes seulement pour que s’accomplisse le miracle !!

Et inversement, il suffit que l’eau vienne à manquer pour voir disparaître cette précieuse vie !!

Son absence entraîne des fléaux, dont l’Etre humain ne peut réchapper. Famine, exode, en sont des exemples dévastateurs. Sa pénurie vide des villages entiers de leurs habitants et en réduit la majorité à la misère et la mendicité. Elle retire aux paysans la manne providentielle des cultures. Elle oblige à s’exiler, à trouver refuge là où tous ces hommes, femmes et enfants seront considérés comme des intrus et seront rejetés ou parqués dans des camps de réfugiés, pendant un temps indéterminé, avec toutes les conséquences qui en découlent.

Parce que nous savons que l’eau est essentielle à l’existence, nous devrions en prendre soin comme un liquide précieux, qui devrait un jour manquer à toute l’Humanité, sans distinction et sans être une science fiction. Au point de nous assoiffer tout d’abord, et de nous réduire à rien, faute de prise de conscience, ou d’indifférence sur le sujet.

C’est une évidence que l’eau deviendra un jour encore plus précieuse que le pétrole, ce fameux or noir, car vitale déjà, malgré les apparences du moment dans nos pays riches. Le pétrole n’est pas non plus inépuisable et les réserves vont bientôt faire mauvaise mine. Entre ruptures de stocks et désert, il n’y a pas de doutes à avoir.

Dernièrement, j’ai découvert à la sortie d’une grande surface, un jeune homme courageux, nettoyant à la main, à l’aide d’un seul chiffon et d’un produit à base de plantes, la carrosserie d’une automobile. Une idée innovante et une autre façon de « laver » sa voiture sans consommer une seule goutte d’eau !

De telles actions tendent à démontrer que la prise de conscience est en marche et n’est pas tout à fait enfouie dans le « refus d’obtempérer » face à cette exigence vitale, dont souffrent déjà des milliers d’êtres humains, en raison du réchauffement de la Planète.

La liste de ces actions ne devrait pas être exhaustive, car le gaspillage de l’eau continue de sévir malgré les périodes récurrentes de sécheresse jusque dans nos contrées occidentales. La  fonte de notre réserve d’eau mondiale des deux Pôles s’accélère, avec une banquise qui se réduit en peau de chagrin d’année en année, mais qui ouvre des perspectives économiques juteuses, d’explorations et d’exploitations des ressources de la Terre, jusqu’alors inaccessibles. Que bien sûr, les « grandes pointures » de l’Economie mondiale s’empressent de s’approprier dans leurs perspectives financières.

Il me semble même qu’un pavillon russe ait déjà été posé en eaux profondes dans cette région, qui s’ouvre peu à peu à la navigation, afin de revendiquer une possession territoriale et un droit prioritaire d’exploitation. Ce qui n’est pas sans rappeler la conquête de la Lune le 20 juillet 1969 et le premier pas de géant pour l’humanité de Neil Armstrong. Cette période de forte concurrence entre les U.S.A. et l’U.R.S.S. pendant la Seconde Guerre Mondiale et cette lutte de prestige national.

Nous pouvons déjà imaginer des conflits à naître dans l’avenir, si ce n’est pas déjà fait, sous cape… On ne nous dit pas tout !!!

Un « désert » blanc, en voie de devenir fertile, en condamnant tout d’abord le seigneur des lieux, l’ours blanc, à mourir de faim et à disparaître ; les Inuits à quitter leurs vêtements en peaux d’animaux pour le maillot de bain et les t-shirts placardés de la pub Coca-Cola ! Si ce n’est d’ailleurs pas déjà fait sur leurs anoraks, ayant remplacé heureusement les peaux de ces pauvres bêtes, qu’autrefois machouillaient les femmes pendant des heures, afin d’assouplir le cuir pour confectionner des vêtements à l’intention de leurs moitiés, chasseurs de phoques et de baleines.

Pour en revenir à la désertification, en progression constante, elle l’est aussi dans un domaine qui risque bien de réduire l’Homme occidental, l’enfant gâté de la Planète, à l’état de machine consommatrice, juste bonne à se reproduire pour la survie de l’Espèce. Disons plutôt, la survie du consommateur !!

Il s’agit du désert relationnel. Que ce soit en Amour ou en Amitié, il prend un jour tout l’espace de la désillusion. Rappelons que le désert est l’univers de tous les mirages. Il offre donc aux marcheurs face à leur destin, l’espoir de se désaltérer à un puits providentiel…..de tendresse et d’affection partagées ! Au fur et à mesure qu’ils avancent dans les chaudes contrées de leur cœur, les chimères se bousculent pour les encourager à avancer.

Le premier de ces mirages est de croire que vous avons trouvé l’être exceptionnel, capable de nous écouter, nous comprendre, et enfin nous rassurer de son Amour ou de son Amitié. Nous sommes même persuadés de deviner l’autre, comme un livre ouvert et être capables de lire entre les lignes. L’illusion est presque parfaite, comme le crime peut l’être aussi.

Tant que le mirage ne disparaît pas devant notre regard hypnotisé, nous nous y accrochons comme à la prunelle de nos yeux. La chaleur est écrasante, car la passion dévore ! Mais qui connaît la brûlure de la flamme, doit aussi penser aux cendres, qui lui succèdent tôt ou tard, après avoir fini par étouffer les braises !

Utiliser la formule « bouée de sauvetage » dans cet univers où la déshydratation fait rage, n’est pas vraiment approprié, pas plus que « jeter une bouteille à la mer » pour croire que celui ou celle qui la trouvera saura répondre de manière salutaire au message glissé à l’intérieur. L’espoir n’est pourtant pas si exigeant face aux mirages extravagants dans le désert brûlant de toutes les illusions !

Un peu de chaleur humaine est sans doute un bon compromis. Mais pas la canicule du désert qui vous liquéfie le jour, et que la température de la nuit fait regretter, puisque la chute est si sensible, à quelques heures d’intervalles, qu’elle peut fendre la roche, comme la voix d’une Diva brise le cristal à une certaine tonalité. Cela me fait penser à cette expression : « il fait froid à pierre fendre ! » La modération n’est pas plus dans la nature, que dans le comportement humain sévissant dans nos sociétés soi disant évoluées. 

Toutefois, la période glaciaire est pour plus tard, quand le mirage s’efface de notre regard, à la manière de l’arc-en-ciel, aussi vite qu’il est apparu. Laissant alors dans l’espace un souvenir grandissant qui alimente nos regrets et nos remords.

Le désert progresse donc dans nos sociétés déshumanisées, comme un parasite cherchant à réduire à néant ses victimes. Il a déjà pris en otage le temps et s’en fait même un allié pour excuser son action à leurres intarissables.

J’ai un exemple à vous proposer. On ne peut plus matérialiste, pour être en adéquation avec l’actualité économique ! Il suffit de se rendre dans une grande surface, encore, pour en ressentir ses effets de nuits glaciales, alors que tout est fait  pour vous faire croire à la canicule de votre bien-être.

L’éclairage de la galerie et du magasin se veut accueillant, invitant à une ambiance chaleureuse et conviviale. Les plafonds sont rabaissés pour une plus grande intimité. Les projecteurs sont dirigés vers les produits pour les rendre plus attractifs à miroiter sous la lumière. Vous entrez ainsi, tout confiant, dans le circuit infernal de la surconsommation. En fait, vous êtes comme du bétail acheminé dans un entonnoir pour être capturé. Et vous avez foncé tête baissée, sans réfléchir, téléguidés comme des robots, prêts à vous laisser séduire par toutes les promos alléchantes destinées à vider votre compte en banque.

 Et pendant ce laps de temps, où vous faites vos courses, pour certains le même jour, presque à la même heure, vous marchez dans le désert, où chaque dune est un mirage, une attraction irrésistible d’assouvir sa faim et sa soif. Néanmoins, ce qui n’est pas un mirage, c’est la facture à payer en passant à la caisse !!

La canicule des projecteurs ne réchauffe pas l’air glacial, qui peu à peu s’infiltre dans nos veines, surtout dans les rayons de produits frais où les frigos vous rappellent que vous auriez dû mettre une petite laine. Ressentir le froid est la preuve que nous sommes encore des humains et c’est en réalisant que l’endroit est si déshumanisé, que d’en sortir au plus vite devient alors une nécessité.

Fuir cet enfer où les clients hagards se faufilent dans les rayons, les yeux fixés sur les étiquettes, à la recherche des produits au meilleur prix, leurs mains accrochées au caddie récepteur des victuailles, comme si leur vie en dépendait. Un peu tout de même, puisqu’il faut se nourrir, me direz-vous ! Mais dans de telles conditions, cela ne ressemble pas vraiment à une promenade de santé !

Plus rien d’humain quand les regards ne se croisent plus, que les gens s’ignorent complètement, quand ils se bousculent sans même demander pardon. La politesse dans les Grandes Surfaces reste en général au vestiaire. Et comme il n’y a pas de vestiaire, cela prouve qu’elle est inexistante. Mise au rebus de l’Education dans l’air du temps tout bonnement !

Même les chiens font preuve de plus de sociabilité, puisqu’ils se reniflent le derrière quand ils se rencontrent ! N’allons pas jusque là tout de même, mais bon !! Seules, quelques personnes âgées sortent de cette indifférence généralisée. On les retrouve égarées dans un rayon, un peu étourdies par tout ce remue-ménage de carnivores en puissance, qui s’attardent devant les rayons mortuaires de tous ces animaux assassinés, pour satisfaire leurs crocs avides de viande, cuite à point, bleue ou saignante.

Leurs yeux, qui en ont déjà vu tellement, cherchent à s’accrocher à un regard « humain », car elles ne demandent pas mieux de trouver une autre âme, un peu enivrée par ce va et vient de clients pressés, pour faire un brin de causette, et sans doute se rassurer que d’autres humains sont tout de même présents dans ce désert !!!

Une fois qu’elles vous ont repéré(e). Elles ont un petit truc pour entamer la conversation. Elles vous demandent de lire le prix de l’article, car c’est écrit trop petit et elles ne voient plus guère. De plus, elles ont oublié leurs lunettes. Ou alors, elles voudraient le produit qui se trouve sur l’étagère du haut, inaccessible sans faire de l’acrobatie périlleuse. Pour peu que la « cible » soit patiente et aussi disponible qu’elles, pour se permettre de les écouter un petit peu, tout le monde est content. Enfin presque ! Ce que je vous raconte, c’est tout de même du vécu. Je dois avoir une tête qui inspire la sympathie et la confiance, car j’y ai droit assez souvent, et même si je ne fréquente pas de manière assidue les grandes surfaces. En fait, elles doivent sentir mon désarroi et se dire que je suis dans le même état de stress, à être venue me perdre dans cet espace inhumain. Et elles n’auraient pas tort !!!

Car si en plus, vous ne connaissez pas le magasin, ou n’y venez pas régulièrement, il faut vous attendre à faire des kilomètres pour trouver le paquet de café, ou la Végétaline indispensable à la cuisson de vos frites, parce que, entre votre dernière exploration de ce labyrinthe et le jour J, l’emplacement des produits sur les rayons aura été modifié. Même si c’est fléché, il vous faudra avoir fait un stage à la Course aux Trésors pour enfin les trouver !

Quant à la sortie du désert, elle se mérite. Par le simple fait que, bien sûr, vous ne sortez pas les mains dans les poches en sifflotant, ravi de votre séjour et de cette marche accélérée par le temps perdu à chercher votre nourriture et autres accessoires divers. Et que vous estimez indispensables à votre bien-être ! Vous devez passer à la caisse ! Comme vous êtes dans le clan des non chanceux, vous choisissez bien sûr celle qui n’avance pas, ou qui cale, pour une raison ou pour une autre, une fois que vous avez déposé toutes vos marchandises sur le tapis !

Imaginez alors que vous êtes dans un vrai désert. Vos lèvres sont sèches, brûlées par le soleil et votre langue commence à coller à votre palais complètement déshydraté. Vous sentez vos jambes ployer sous votre corps devenu si lourd, que vous êtes prêt à vous affaler sur le sable brûlant et ne plus vous relever, après avoir décidé de baisser les bras. Vos forces vous abandonnent et vous apercevez ce puits, qui se trouve seulement à quelques mètres à portée de vous. Mais il reste hors d’atteinte et votre ultime résistance se fait étouffer par votre soif.

En fait, vous êtes en train de rager d’être obligé de poireauter, à la queue leu leu, à une caisse qui fait faire du surplace aux clients, ayant eu la malchance de choisir celle-là justement,  pour avoir en plus le déplaisir de sortir votre carte bleue et payer la facture salée, parce que bien sûr vous vous serez laissé tenter par tous les pièges mis à votre disposition. Ensuite, il vous faudra trouver l’issue de secours, qui est la sortie que vous aurez pris soin de bien visualiser en entrant, pour ne pas vous tromper de parking, au cas où il y en aurait deux. Et d’avoir bien noté le numéro de l’allée du parking, où votre voiture vous attend patiemment.

Aussi, lorsque enfin, les forces vous reviennent pour sortir du désert, la première chose que vous avez envie de faire, c’est de rentrer au plus vite avec votre réserve de vivres pour vous ouvrir une bonne bière, ou rafraîchissement quelconque, et reprendre goût à la vie en vous affalant sur votre canapé et faire une petite sieste d’un quart d’heure. Ouf !!

Pour peu que ce jour là, la météo s’en soit mêlée, et vous aurez pu prendre une bonne douche revigorante, sans toutefois vous savonner avec Tahiti douche.

Une sortie du désert finalement bien arrosée, faisant oublier la corvée des courses puisque nous y retournons toutes les semaines sans rechigner.

 

 

 

 

 

La vie est un immense désert, puisqu’elle est régit par des illusions, des chimères, dont on ne sort de toute façon jamais vivant.

Ses mirages ne sont que les fruits de notre imagination vagabonde, lorsque nos yeux se laissent aveugler par un soleil sans pitié, dont les rayons dardent notre prédisposition à croire uniquement ce que nous voyons.

Si nous nous contentons souvent de l’apparence dans toutes nos relations, c’est parce que c’est finalement plus confortable. Une manière également de nous protéger en portant nous-mêmes un masque en guise de bouclier contre les intrusions inopinées.

Et derrière ce masque, ouvert à toutes les illusions, pouvant même se déformer à loisir selon les personnalités rencontrées, c’est une marche solitaire dans le désert de l’ego. La marche à travers des dunes parfois insurmontables, qu’il faut contourner inlassablement, péniblement, une région à explorer uniquement par cette âme esseulée que nous sommes tous intérieurement.

Nos seuls compagnons de route sont nos sentiments, nos émotions, qui s’alimentent encore et toujours de mirages pour apaiser la soif d’Amour, qui les tenaille.

La dualité, entre la réalité faite de médiocrité, et cette part de grande illusion, où le rêve fomente les plus belles aspirations, nous déstabilise sans cesse. Au point de nous faire « péter les plombs » bien souvent.

Je dis Nous, car nous sommes tous concernés par cette fragilité de la personnalité, générée par cet exercice de funambule permanent, cherchant son équilibre dans l’espace et le temps, avec les autres ou sans, à la merci des dures réalités de la vie, et cette soif inaltérable de liberté, d’évasion, de vouloir réaliser nos rêves, et d’être simplement heureux.

Nous sommes en conflit permanent avec des chimères et la réalité, tout en sachant que cette réalité ne devient qu’une illusion étouffée par le temps qui passe. A la recherche du Graal, au fil de notre existence, semée de désespérances, qui n’existent que dans notre perception individuelle des choses de la vie.

Ce désert est finalement surpeuplé de nos frustrations récurrentes et notre insatisfaction à Etre, permanente.

J’entends toujours la pluie marteler la rambarde de mon balcon comme une mélodie, dont les notes accompagnent mes pensées….chimériques !

 

 

 

Julie Tomiris

 

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 10:50
LE HERON ET LA GRENOUILLE

 

Dans l'étang, les grenouilles grouillent, batifolent,

ne se méfiant même plus de leur prédateur élu,

ce héron un peu moqueur, les dominant de toute sa hauteur !

Elles se querellent, se piétinent, s'interpellent,

s'insultent et veulent imposer chacune leur vérité,

à faire pâlir de jalousie les grenouilles de bénitier.

Elles s'activent dans tous les sens, sans toutefois montrer

leur véritable visage, leurs multiples manigances,

coassantes à tout va, en imitant les pies, les commères, les harpies,

s'imposant lourdement à leurs congénères regroupées

en un troupeau serré de dociles consœurs si faciles à manipuler !

 

Le soir, et même sans la lune,

elles se bercent de leur faconde intarissable,

en se reflétant dans le miroir de leur territoire de prédilection,

qu'est cette marre imbibée de toutes leurs incohérences,

et que la vase trouble à chaque gesticulation désordonnée !

Elles s'entraînent inlassablement à peaufiner leur chant,

dans un monologue à idées fixes et sans autre but,

qu'une course au pouvoir, où les plus acharnées

et aussi les plus douées rêvent, en jouant des coudes,

de devenir la reine couronnée sur un nénuphar !

 

C'est ainsi que la nuit, quand tous les chats sont gris,

les grenouilles dispersent leurs préjugés et tous leurs a-priori,

dans un tumulte bruyant d'une chorale discordante,

dans les bulles qu'elles forment à la surface de l'eau,

pour tromper le héron, l'étourdir de tout ce tintamarre,

l'endormir de leurs vœux d'être épargnées de sa domination,

en dictateur du ciel ou seul maître à bord, après dieu !

 

Le héron fort de sa renommée, d'un bec ravageur,

et donc sans pitié, n'en a que faire des manigances,

de ce travail d'actrices des grenouilles ambitieuses !

Une seule l'intéresse pour maintenir ses proies,

à disposition de son appétit, dans sa quête à l'assouvir.

Elle est celle dont le chant est le plus assourdissant,

lui prouvant ainsi que les autres l'écoutent.

Qu'il pourra reconnaître et fondre sur le cheptel,

assurément repéré sans effort particulier !

 

Dominance et ruse, les meilleurs compromis,

commençant par flatter pour enfin amadouer !

La grenouille choisie pour être sa vigie,

ne doit pas se méfier de ses desseins assassins.

Tout d'abord lui promettre qu'elle sera épargnée

de l'appel insatiable de son estomac vorace,

à la seule condition, celle-ci irrévocable,

de faire preuve d'autorité, en fermant le caquet assourdissant,

de toutes ces commères à buller dans les marres boueuses.

 

Mission lui est donnée à cette grenouille en chef

de leur démontrer que personne ne les écoute, ni même les entende

Que leurs parlotes bruyantes n'ont plus qu'un seul écho :

l'obéissance et la résignation,

ou la révolte suivie de la révolution !

Un écho ricochant sur les murs attentistes d'une assemblée trop silencieuse

qui admire ou craint le héron, ce bellâtre au bec affamé

de gloire et de pouvoir, prêt à ne faire qu'une bouchée

de ces grouillantes proies, qui ne font que vociférer,

en dépit du bon sens, au lieu de se regrouper

dans une force tranquille ; réfléchir pour agir

avec pragmatisme, avec ou contre ce prédateur,

habile de promesses qu'il ne tiendra jamais,

après avoir flatté, en mensonges superposés,

toutes ses victimes potentielles,

pour mieux les avaler, en plat de résistance

de sa renommée et pour sa postérité,

au lieu des couleuvres, qu'il avait d'abord envisagées,

afin d'assouvir ses ambitions personnelles

et son ego démesuré, mais qu'il préfère finalement

faire avaler à ses futures proies,

pour mieux s'en délecter !

 

Moralité !

Rien ne sert de coasser à tort et à travers,

en brassant du vent et hissant le drapeau de sa vérité.

Pas plus qu'en piétinant ses congénères,

les rabaissant plus bas que terre,

pour sortir du lot et se mettre en valeur, en héro.

Le prédateur reste aux aguets en usant de tous les subterfuges,

pour ne faire qu'une bouchée de toutes ces excitées

pataugeant en cœur dans ces mares troubles,

le terreau fertile à toutes agitations inutiles.

Car dans ce combat peu loyal de la proie et du prédateur,

Nous savons qui gagnera toujours,

malgré tous les efforts des révoltés et des justes

pour équilibrer toutes les données.

 

Et c'est aussi pourquoi la Paix des mares

n'est pas souhaité par le prédateur !

Diviser pour régner, la meilleure tactique

pour mener à ses fins toute ses stratégies

de pouvoir et de domination !

 

Julie Tomiris

 

 

 

Les photos sont empruntées sur Internet 

LE HERON ET LA GRENOUILLE

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Published by Julie Tomiris - dans Humour Philosophie Pensées Poésie
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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 19:21

 

 

 

 

 

Envoûtante, attractive, mystérieuse, fascinante,

Elle s'est faite complice de notre Mère Terre

puisqu'elle est une partie d'elle à trôner dans le ciel !

Elle nous illumine de tous ses feux offerts,

Un lampadaire géant, suspendu dans les airs !

Postée toute la nuit au cœur du firmament,

En heures de féerie, comblées de poésie,

Elle fait scintiller les vagues en drapées,

Comme la traîne d'une mariée

Sur le sable à s'étirer !

 Lumineuse à se refléter de couleur argentée dans le plancton !

Elle guide les marins dans leur navigation !

Jouant à cache-cache sans être mauvaise joueuse,

Elle s'infiltre au travers des passagers du vent,

Les transperçant, ou se dissimulant, mais toujours chaleureuse, 

La reine de la voie lactée, triomphante, absente ou présente,

périodique et fidèle à son cycle, ne cesse jamais d'être majestueuse !

Qu'elle soit pleine, nouvelle ou rousse,

C'est elle qui mène le jeu de marée en marée,

aspirant inlassablement la surface des océans,

comme pour nous rappeler, qu'à l'origine des temps,

la Planète et Elle étaient indissociables !

Et que sans ce choc terrible, dans un moment apocalyptique,

Pierrot n'aurait jamais pu trouver un coin de lune,

Ni Rêver à Colombine, ni nous écrire ses mots !

Et que serait sans elle cette Terre merveilleuse,

privée de son satellite, son étoile favorite ?

Notre Monde serait bien différent et l'Homme sûrement absent !

Sans cette combinaison de deux planètes de notre galaxie,

Une lune chaque mois dans toute sa plénitude,

Une terre soumise à la grande influence

d'un joyau s'éclairant des rayons du soleil,

 

 

 

 

 

 
 
 
 

 

 

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Published by soleilvert29 - dans Musique et Poésie Mer
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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 17:48
 

 

 


thumbnailcav2zov9.jpg  La pleine lune est passée ! Après l’abattement, la colère qui défoule. Je regarde mes mains et je vois une peau torturée, sèche, plissée. Elles blessent mon regard et assassinent mon âme, car elles représentent mon voyage à travers la vie dans les basses besognes, où l’humiliation est le lot du quotidien.

  thumbnailcafqinec.jpg Ces mains là ont fait de la peinture, du vernis, gratté, poncé, cousu, dessiné, trié, compté, caressé, serré, pincé, lavé, cuisiné, coupé, tiré, poussé, ouvert, fermé, nettoyé. Les stigmates  d'une vie laborieuse se dessinent sur elles, visibles comme un bouton en pleine figure.


Elles se sont empâtées. D’affreux plis chevauchent les articulations. Des gonflements veineux les rendent hideuses. Des cicatrices témoignent de son courage dans le danger.

Ces mains là ont souffert et ne se privent pas de le montrer, comme une provocation de la misère.

Ce sont des "mains de travailleurs", comme on les nommait autrefois pour justifier des maltraitances subies. Elles étaient alors montrées en exemple, les héroïnes défigurées !

Si mes mains pouvaient crier, elles hurleraient ! Dans l’état où elles se trouvent, elles pourraient sauter à la gorge de ceux qui les ont esclavagées, méprisées.

thumbnailcamngl7o.jpg  Cependant, elles se taisent, prisonnières du mutisme de la gestuelle. Elles continuent d’obéir au doigt et à l’œil à celle qui les porte à bout de bras. Ce soir, elles jouent du piano sur le clavier d’un ordinateur avec une dextérité devenue un automatisme depuis le temps où elle est devenue secrétaire.

photos0040.jpg
Elles étaient fines en ce temps là, délicates et douces. Elles n’avaient pas encore rencontré les jours de galère avec ses rames de misère. Elles étaient fières et volontaires !

Elles étaient belles et jeunes, tout court !

Elles écrivent depuis quelque temps, elles gémissent, s’épanchent, se lamentent, se révoltent, s’attendrissent… du bout des doigts en effleurant des touches lettrées.

Elles ne se lassent pas de ce cliquetis cadencé qui révèle les secrets d’une âme en détresse. Elles entendent le concerto que jouent les pensées et s’empressent de les imprimer sur un écran devenu un confident privilégié, comme un compositeur en pleine création inscrit les notes de musique sur une portée.


Elles sont l’expression directe d’un corps assassiné par l’horloge du temps, d’une âme poignardée d’illusions perdues, de défaites sentimentales et d’enlisement social.

Le froid les crevasse et la chaleur les rend moites. Elles souffrent en silence mais aux yeux de tous !

thumbnailCAMBL70C.jpg
De par leurs empreintes digitales, les mains sont l’identité de chacun et de chacune. Quand elles rencontrent ceux qui connaissent le secret de leurs lignes, impudiques, elles offrent alors leur paume au devin vénéré,  afin que celui ou celle qui les tend se voit révéler les secrets d’un avenir incertain dessiné dans le creux de la main.     

 

Pourront-elles encore saluer, arrivées au bout du chemin ? Auront-elles envie encore de faire le signe de la victoire ? Auront-elles la force aussi de s’agripper à la vie, quand la bougie consumée éteindra sa lueur et que l’énergie déclarera forfait ?


Elles finiront les doigts croisés peut-être en tenant une croix ou un chapelet, déposées sur un corps devenu enveloppe et déserté de son âme. Elles finiront enfin unies pour un repos bien mérité… et éternel !

  

                                       
                                  thumbnail1.jpg                                         

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 17:42

 

 

 

 

 

 

IL ME SEMBLE QUE LA RECONNAISSANCE,

** Ce n'est pas seulement recevoir un diplôme, un premier prix, un cadeau, en récompense d'un examen réussi, d'un exploit réalisé, un remerciement.

** C'est d'abord montrer à l'autre l'estime qu'on lui porte,

** C'est un cadeau de soi, à faire exister l'autre par un simple regard,

 ** C'est une accolade, une main serrée chaleureusement, un sourire offert à un inconnu,

** C'est se manifester à l'autre pour lui prouver qu'on ne l'oublie pas, un sms, un coup de fil, un mail, une visite inattendue.

** C'est se montrer présent envers un ami, quand il a besoin d'aide et de soutien.

** C'est manifester son respect à autrui après un acte gratuit de sa part et particulièrement riche de son investissement.

** La reconnaissance, c'est se comporter en Etre humain,

** Accepter la présence de l'autre, son frère, son ami, et leurs différences sans haine, sans violence, dans la paix et la fraternité.

** La reconnaissance est l'antagonisme de la solitude, du silence, du mépris, de l'indifférence et de la violence.

** C'est accueillir une vie, une identité, une personnalité et composer avec dans la plus grande tolérance.

** La reconnaissance, c'est se voir dans l'autre ; faire preuve d'empathie et de compassion

** C'est donner, recevoir, agir gratuitement.

** Se voir offrir avec générosité des fleurs en pétales d'Amour et d'Amitié,

** Cette chaleur humaine dont nous avons tous tellement besoin

pour nous sentir heureux à vivre ensemble !

 

La reconnaissance d'Etre pour vraiment Exister

 et trouver sa place légitime dans cette Société !

 

18705 d3799Tomiris

 

 

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Published by soleilvert29 - dans Reflexions Reconnaissance
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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 12:59
Photo de Yvan Lis

Photo de Yvan Lis

 

A l'automne de la vie, le temps se raréfie, l'air s'engourdit.

Des bouffées d'oxygène à capter sans répit,

Des lendemains de plus en plus incertains,

Un appétit réduit à plus très faim,

après avoir goûté aux fruits murs et même pourris

de tous les artifices que vous offre la vie !

 

Les regrets, les remords se ramassent à la pelle,

comme les feuilles des arbres, après leur dernier bruissement,

virevoltent dans une descente fatale, arrachées une à une

par le vent affamé de tempêtes hivernales,

s'entraînant sans pitié à déshabiller les arbres.

À laisser sur le carreau ruisselant de nos larmes.

 

Les heures s'agrippent désespérément aux aiguilles de l'horloge.

Le vent, complice du temps, libère les branches, les déloge

du souvenir de leur mission bienveillante.

Protectrices de nids douillets d'oiseaux au printemps,

Nourricières d'insectes, ombrages rafraîchissant

aux plus fortes chaleurs d'étés caniculaires.

 

Il balaie le passé comme il chasse les nuages, le disperse

parfois avec rage ; fait rouler les feuilles desséchées sur le sol ;

Les bouscule pour entendre leurs plaintes d'agonisantes,

Privées à jamais de leur hôte enraciné et vidé de sa sève.

L'essentiel de l'arbre, désormais, étant de résister, dans l'humilité et la soumission,

à l'hiver annoncé visible à l'horizon.

 

A l'automne, l'arbre sacrifie ses feuilles et quelques branches mortes, elles aussi,

mais sa stratégie à se dénuder avant l'hiver est intimement liée à la Nature,

comme une évidence, incontournable destinée du cycle des saisons.

Petite mort à l'automne, une mise en sourdine, en toute discrétion,

et attendre le printemps pour revenir à la vie.

La mémoire intacte, non frappée d'amnésie, afin de réparer toutes les anomalies !

 

L'histoire n'est pas si simple pour l'humain, roi du monde.

Son horloge biologique est des plus capricieuses.

Les aiguilles s'affolent aux heures de pointe de la reproduction,

ruinant le présent en vue de la survie de l'Espèce.

Ces heures qui font courir les participants comme des forcenés, tels des marathoniens

obnubilés par la victoire.

 

L'automne ne change pas seulement les couleurs des feuilles

en les embrasant d'une palette de fauves et d'or,

dans une flamboyance à mettre à genoux d'admiration.

Il donne encore l'espoir de jours de paix et de sérénité, au doux nom de l'été indien.

Mais c'est le dernier sursaut, la cigarette du condamné avant d'être à la merci de l'hiver

sans pitié, durant lequel les éléments se déchaînent jusqu'au chaos,

sur un monde recroquevillé devant ses assauts.

 

 

Cette saison ouvrant la porte aux remises en question des âmes vieillissantes

et des corps, dont la vitalité a quelque peu décliné.

S'il suffisait de se vider de son sang, comme l'arbre de sa sève, pour aborder l'hiver.

Attendre patiemment dans l'engourdissement de l'hibernation, être ours ou marmotte,

Et rouvrir les yeux au retour du printemps pour une autre vie, une seconde chance.

Une idée de l'éternité, repousser les limites de la longévité.

 

Les uns refusent la pente descendante ; 

s'activent à retarder le plus longtemps possible l'inévitable naufrage.

Résistance en slogan contre la jeunesse qui fout le camp !

Certaines poussent la révolte en chirurgie esthétique,

toute ride ou affaissement de la peau étant devenus un gros mot !

Elles terminent alors la course au temps avec un visage cloné de la carpe aux lèvres

pulpeuses, le sourire crispé, les pommettes lissées,

mais le cou plissé du poulet aux heures de vol confirmées.

 

Telles des feuilles arrachées de leur arbre dans leur ultime résistance,

rassemblées sur le sol de la fin du parcours, mais finalement piétinées d'indifférence.

Fini la poésie du rythme des saisons, made in Nature et splendeurs.

L'illusion ne peut être qu'éphémère ! Le temps est le seul maître de l'univers !

En contrant les empreintes du temps, c'est avancer à contre-courant !

Se braquer contre l'adversité, refuser d'être et d'avoir été !

Un déni de la loi de l'impermanence, d'un simple passage de la vie sur terre !

 

La sagesse voudrait que les rides soient accueillies

comme la lecture des pages d'un livre tournées une à une,

en s'attardant sur celles du dénouement de l'intrigue personnelle.

Elles sont les sillons du labeur temporel.

L'expression de la résistance d'un combat quotidien de la survivance,

d'une victoire sur le temps à être encore vivant, malgré vents et courants contraires.

Une arrivée triomphale du parcours du combattant.

 

Même si le papier canson n'est plus que parchemin,

c'est la lecture d'une expérience d'un long chemin,

même si trop souvent d'un chemin de croix.

C'est le témoignage des décennies écoulées, d'un passé révolu,

autrefois cultivé par les anciens et leur transmission du Savoir,

respectés comme des bibliothèques vivantes, aujourd'hui remplacés par wikipedia.

 

L'automne vient, l'hiver passe ! Printemps, Été, dans l'abîme du passé sont précipités.

Dévorés goulûment, trop souvent, par inconscience et gourmandise d'enfants trop gâtés.

Occultant dommages/conséquences, et sans remise de peine

de vivre dans le présent, à déguster ces moments précieux sans gêne,

durant les quatre saisons de notre bref séjour sur terre,

locataires que nous sommes pas toujours désirés.

 

CARPE DIEM !

 

Julie TOMIRIS

Photo de Yvan Lis

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 22:58

 

 

 

 

Tout d'abord, difficile de me joindre à la commedia dell'arte des Fêtes de Fin d'Année, car le cœur n'y est vraiment pas. Après tout ce que j'ai encore vu au cours de ces 365 jours du quotidien 2016, il m'est impossible de faire comme si rien ne s'était passé et de conclure que la vie est faite de hauts et de bas, mais que l'important est de relativiser en gardant le sourire. C'est devenu pour moi les coulisses de l'exploit ! Car pendant le parcours du combattant, les forces s'amenuisent. 

 

C'était bon avant, au temps où les hommes prenaient encore le temps du bon vivre ensemble, ou je croyais  appartenir à une famille, aujourd'hui devenue fantôme et virtuelle, ne communiquant plus qu'à travers internet, mails, sms, skype, et les réseaux sociaux ; où les hommes prenaient encore le temps de penser, de croire en des lendemains meilleurs et de regarder leurs voisins autrement que de futurs cas sociaux. Et oui ! Quelle famille ne compte pas un membre ayant dû se frotter douloureusement à cette réalité et se retrouver sur le bas côté, méprisé, ignoré, rejeté ou mis en quarantaine si condamné au chômage longue durée.

 

Oui, c'était bon avant, au temps où l'emploi était encore un droit permettant une vie décente et l'accès aux rêves ; où la crise s'accompagnait de compassion, d'empathie, de solidarité, et non pas de faux-semblants, de condescendance, d'égoïsme, d'indifférence et d'arnaques en tout genre dans une société en voie de devenir une véritable cour des miracles. La réalité n'est pas toujours bonne à dire, mais à chacun son ressenti, sa croix à porter dans cette société humaine ténébreuse, machiavélique, où je me demande encore quels sont les codes permettant d'y trouver sa place dans la quiétude et la sérénité, la paix et la fraternité ! Il ne s'agit pas d'un refrain de vieux ringards, nostalgiques et passéistes. Seulement la description d'une émotion, d'un vécu relégué au passé comme un paradis perdu.

 

N'est-il pas devenu indispensable d'écarter les œillères de ceux qui continuent à imiter les autruches, en espérant ne pas être éclaboussés par la pauvreté grandissante intergénérationnelle ? Sont-ils vraiment conscients que cette misère croissante est le signe d'une société très malade et qu'ils ne seront pas épargnés, quand la soupape de sécurité ne jouera plus son rôle de maintenir la pression ? De se poser les bonnes questions en commençant par celle-ci : qu'avons-nous fait de ce monde ? Dans quelle voie sans issue nous sommes-nous engagés sans voir plus loin que le bout de notre nez ? Et maintenant, qu'allons-nous faire ?? Et surtout, qu'allons-nous devenir ?

 

Aujourd'hui, nous flottons dans le déni des réalités, en inventant des excuses, en débattant de solutions à coups de promesses pour gagner du temps ; se satisfaire du présent ! Et surtout se déculpabiliser de notre passivité, de notre attentisme. Prévenir pour mieux guérir ???? Pas question ! Ou alors, toujours quand il est trop tard !!!

 

Alors, il faut jouer des coudes dans le flot de la masse humaine exponentielle, où désormais il est compté cinq générations à se côtoyer durant la période du vivant. A noter que cette nouvelle donnée, plus inquiétante que réjouissante, ne concerne que les pays occidentaux bien sûr, ayant les moyens de tout mettre en œuvre pour retarder le retour à la poussière. Pour les autres, c'est encore la sélection naturelle qui se charge de gérer l'horloge biologique et sans excès de durée, voir même arrêter les aiguilles dès les premières heures de la vie, en faisant mourir de faim des millions d'enfants. Mais chut ! Voilons-nous la face pour ne pas voir ce spectacle de millions d'humains qui meurent de pauvreté, de misère et affamés sous d'autres latitudes. (Entre 2011 et 2013, encore 842 millions d’adultes et d’enfants souffraient d’un problème de sous-nutrition dans le monde, ce qui représente 12% de la population mondiale).

 

Alors que dans nos contrées, c'est la grande bouffe et le gaspillage, même si les restos du coeur continuent à faire recette de la précarité en soutenant nos pauvres, eux aussi en forte augmentation, à s'agglutiner sur les trottoirs en offrant le spectacle de la fatalité et que les passants blasés ignorent de peur d'être "contaminés" comme l'approche d'une maladie honteuse !

 

Aujourd'hui, c'est la peur du lendemain, le repli sur soi, le rejet de l'autre, la susceptibilité exacerbée, la perte des valeurs à en trouver d'autres ou raviver celles qui tombent dans l'obscurantisme, la barbarie, le mépris de l'humain et de sa dignité, avec toutes les dérives d'une démographie dont l'overdose empêchera de conserver le bien-être de vivre, quand le gâteau à partager ne pourra plus contenter tout le monde et creusera encore davantage les inégalités et les injustices. 

 

Il y a bien les manifestations, les descentes dans les rues où les révoltes et la violence s'exercent en forte progression également ; les pétitions qui pullulent sur les réseaux sociaux, les appels au secours des martyrisés, torturés, massacrés, les révoltes à gauche, à droite, au milieu et même en dépit du bon sens. Mais au bout du compte, toutes ces bonnes volontés à vouloir changer le monde se heurtent au mur des autorités décisionnaires avec des airs de dictature à faire trembler les bases de la démocratie et réduire au silence par la censure du politiquement correct.

 

Mais revenons à nos moutons ! Nous connaissons tous la période dépressive automnale. Toutefois celle de Noël a de quoi congeler les consciences enneigées.

 

 

Jour de trêve ou chaque chrétien dans le monde doit se montrer tolérant, compatissant, généreux, ouvert à l'autre parce que le petit Jésus, le divin enfant est né ce jour là. Imaginez si à chaque fois qu'un enfant naissait dans le monde, un jour de paix et d'amour était décrété comme celui-là, les vendeurs d'armes pourraient déposer le bilan et se recycler en rois mages, prêchant la bonne parole sans même se faire guider par l'étoile du berger. Alors tous les intégristes de la laïcité, jouant les arbitres de la tolérance à sens unique, et mettant de l'huile sur le feu de la susceptibilité des uns et des autres par simple plaisir de semer la zizanie, mériteraient d'être censurés pour incitation à la haine et du rejet de l'autre. Je suis pourtant athée, mais ces brebis galeuses me révoltent pour avoir remis en cause une tradition culturelle française qu'est la crèche de Noël, et qui n'a rien de provoquant ou d'offensant les croyants de religions diverses, puisque Noël est d'abord une fête traditionnelle française, à connotation folklorique, partagée par le plus grand nombre, qu'ils soient croyants ou non !!! L'esprit est le regroupement des familles autour d'un repas et l'échange de cadeaux autour du sapin tout aussi traditionnel. 

 

Un jour où l'amour devrait anesthésier tous les esprits belliqueux de nature, les handicapés de la compassion, de l'empathie, bref ! Faire rêver toute l'humanité que pendant ce jour du 25 décembre, tout le monde se transforme en saints. Tous ces bien-pensants s'habillant du costume de redresseurs de torts ont-ils l'intention de pousser le bouchon jusqu'à interdire le rêve ??? Il ne manquerait plus que cela !!!

 

Par ailleurs, il ne faut pas nier non plus que derrière tout cela, une activité très consumériste, bourrée de faux-semblants et d'hypocrisie, est sur le pied de guerre  à tenter tous les consommateurs pour les encourager à desserrer les cordons de leur bourse, ou soulager leurs comptes en banque, dans le but de faire marcher le commerce ; œuvrer à rendre un peu le sourire à l'économie en chute libre, et oublier momentanément de ressasser la formule « en crise » qui a bon dos, depuis le temps que ces termes sont utilisés comme un slogan bouc émissaire bien pratique à déculpabiliser les véritables responsables de la marche de la société, ayant mis la marche arrière !

 

Noël !!!! Une aubaine culturelle commerciale, faisant le bonheur des uns et le malheur des autres. Mais il ne s'agit pas non plus de la seule, étant suivie de près par celle du Réveillon du 1er de l'An !!

 

Ces autres, tous les hors-circuits du « manège enchanté » des uns jouissant d'une vie sociale économique dite confortable n'imposant pas de se serrer la ceinture dès le début du mois ou du début à la fin de chaque mois. Tous les S.D.F.(Sans Droits de faire la Fête), condamnés à baver devant les vitrines de l'abondance à vocation gaspillage, conséquence de cette activité commerciale boostée par une publicité en overdose dès le mois de novembre, puis de revendre ses cadeaux sur Internet, via le Bon Coin les bonnes affaires.

 

Et tout cela dans les illuminations de la féerie pour donner l'illusion que tout est beau dans le meilleur des mondes et surtout cultiver cette croyance au Père Noël inculquée aux enfants avec promesse de recevoir des cadeaux de sa part, avec une condition en guise de carotte, d'avoir été sages tout au long de l'année.

 

 

Le Père Noël, parlons-en ! Ce vieillard à la barbe blanche, à l'allure débonnaire dans son costume rouge coquelicot à le faire repérer à dix kilomètres à la ronde par les chasseurs de rennes. Ce comédien des plus cabotins, exhibé en modèle de confiance, de protection, de générosité aux enfants en bas âge, gobant avec innocence tout ce que les adultes leur présentent en guise d'éducation à la consommation. Un symbole déguisant une machination commerciale de premier plan venu tout droit des États-Unis. De quoi remettre en question le personnage et peut-être le sortir du contexte à exploiter la crédulité et l'innocence des enfants qui ne sont plus de l'époque où il était facile de faire prendre des vessies pour des lanternes ou de prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages !!!

 

 

 

 

Toutefois, comme l'innocence n'est plus ce qu'elle était non plus, il faut de moins en moins de temps pour sortir de la tête des petites graines d'adultes naïfs cette idéologie mensongère et ce chantage quelque peu pervers du distributeur de cadeaux aux enfants uniquement sages de la planète. Car, très vite, ce business de générosité renvoie le Père Noël dans ses foyers à Rovaniemi dans le cercle polaire désormais « miné » par le réchauffement de la planète, en train de fondre sous son traîneau. Quant à ses rennes, à primer dans le livre des records du tour du monde en une nuit, permettant ainsi à Super Noël de pouvoir livrer plus vite que son ombre des cadeaux déposés au pied des sapins décorés, clignotant des mille feux de leurs guirlandes électriques, en empruntant toutes les cheminées pleine de suie, quand elles ne sont pas lécher par les flammes d'une belle flambée ! Un vrai miracle que les cadeaux soient intacts en arrivant après les péripéties du kamikaze bien enrobé, ne présentant donc pas tous les signes du sportif de haut niveau à préparer les Jeux Olympiques ??? Mais toute cette mascarade inscrite au livre des records de durée, grâce à l'homme qui tombe à pic en remplissant sa mission sans avoir à ouvrir un bureau des réclamations.

 

Un fantasme collectif qui se perpétue en tradition, comme un besoin de déconnecter de toute raison et de satisfaire cette soif de rêve et de féerie pour oublier la noirceur ou la morosité du quotidien traîné comme un boulet et d'offrir aux enfants une dernière chance de croire aux illusions.

 

 Une période de trêve, où les conflits de famille normalement réglés par l'armistice de Noël prennent bien souvent des airs de règlements de compte violents et définitifs pendant le réveillon, commençant par le champagne et se terminant par l'aspirine à bulles de haine et de ressentiment. Mais il ne s'agit tout de même pas d'une généralité !

 

 

Une période de solitude virant au désespoir pour les « chiens perdus sans collier » ou les âmes marginales errant sur la macadam, ayant abandonné les codes sociaux, formaté leur vie réglée comme du papier à musique de la société de consommation ; faisant virer au cauchemar ceux qui ne peuvent plus prendre le train en marche ou qui ne veulent plus sacrifier leur liberté en la troquant pour l'esclavagisme de cette domestication à la consommation excessive et tellement inutile.

 

Que veut donc dire aujourd'hui « croire au Père Noël » dans ce monde en déroute, aux valeurs humaines quelque peu méprisées sous le couvert du déni exploité par les autruches et sous le joug manipulateur des béliers de tête du troupeau ?

 

 

 

 

 

Se raccrocher aux branches en niant celle que nous scions et sur laquelle nous sommes tous assis. Et il ne s'agit pas des bois de rennes du Père Noël, tombés pendant leur chevauchée fantastique au paradis de l'illusion et de l'espoir. Oublier un moment que l'avenir est bien noir. Pas de suie, mais des conséquences désastreuses de l'activité humaine poursuivant son œuvre de destruction massive.

 

Si cette diatribe de ma part a pour but de faire ressortir les côtés négatifs d'une festivité de fin d'année ayant dérivé sur le consumérisme excessif et déformé quelque peu son origine religieuse chrétienne, il n'en reste pas moins que la tradition de la crèche et du père noël n'a pas à être supprimé du paysage français, sous prétexte qu'elle déplaît à des intégristes de la laïcité ou des musulmans intolérants. Quand on prône le vivre ensemble, et que l'on est français, on ne renie pas les traditions qui ne maltraitent personne dans la chair et dans la pensée. Personne n'est obligé de croire au Père Noël, pas plus qu'à aucune des religions voulant s'y opposer ! La tolérance vaut pour tous et pas à sens unique ! 

 

 

 

 

 

 

 

En fait, c'est au Père Noé que nous devrions tous croire aujourd'hui en prévision du prochain déluge qui attend l'humanité au tournant d'un "tsunami exterminator » à terme indéfini, et peut-être plus tôt que l'estimation pourrait en être faite. Ce super héros aura-t-il le temps de construire son arche salvatrice ? Il est préférable d'imaginer qu'en bon capitaine de galère, il fasse monter à bord les animaux en premier, avant même les femmes et les enfants, pour une fois, et de trier sur le volet les humains dignes d'être de l'équipage de la survivance et peut-être de la deuxième chance, si les dieux le veulent....et aucun d'entre eux n'est bavard !

 

Pour la peine, voici ma petite version en paroles seulement revue et corrigée de la chanson mythique « Petit Papa Noël » !

 

Petit Papa Noé

Quand nous serons tous noyés !

Surtout ne viens pas nous sauver,

car nous l'avons bien mérité !

Plus de miracle à espérer

avec cette humanité déshumanisée

qui a confondu bonheur de vivre simplement

avec exploitation, mégalomanie, consommation et profit,

mettant à l'abri de la misère, de la pauvreté, un seul petit nombre,

et faisant le malheur de la grande majorité,

sans distinction d'espèces parmi les êtres vivants.

 

Petit Papa Noé

Quand et si le beau temps revenait

accepte avec humilité les clés d'un nouveau monde

de celle qui détient le trousseau du grand mystère

des origines de la vie sur Terre.

En Elle seulement tu peux avoir confiance,

Tu la connais bien sûr,

Mère Terre, Mère Nourricière,

si Elle ne pardonne, Elle redonnera peut-être une chance

à quelques enfants sauvés des eaux

 dont tu serais le sauveur et le héros !

 

Ouvre la porte à détrôner l'ignorance, la bêtise et la cupidité,

aux premières loges des représentations annuelles

d'un Père Noël à l'image de l'obésité,

prônant la grande bouffe des carnivores

avides de foie gras, de dindes, de sapins coupés,

pour rester fidèles à la tradition festive de fin d'année,

de la consommation en overdose jusqu'à la crise de foie,

le gaspillage, les abus qui rendent les lendemains difficiles

à digérer et à cuver tous les excès des réveillons.

 

Au revoir, veau, vache, cochon, dinde et chapon....

Bonne navigation

vers le renouveau et surtout un monde meilleur

avec Père Noé

le Capitaine de l'Espoir

de l'Arche à retrouver !

Si elle-même,  n'est pas destinée à sombrer.

 

A tous les sans famille, les oubliés, les exclus,

qui vont se gaver de l'indifférence à réveillonner dans la solitude

avec un plateau télé peut-être amélioré,

le mal être aggravé dans cette comédie du bonheur,

où petits et grands s'investiront quelques heures durant,

à festoyer en famille, espérant les cadeaux de tous ceux qui les aiment,

à condition toutefois qu'ils soient à la hauteur

de leur attente et de leur choix !

 

 

Julie Tomiris

 

 

 

 

 

Mais le plus important n'est-il pas de garder son âme d'enfant 

et de laisser une part de rêve raviver la mémoire d'une innocence perdue ???

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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 22:46
Photo de Julie Tomiris

Photo de Julie Tomiris

 

Dessine-moi la mer !

 Ôte-moi ce vague à l'âme,

ce ressac impétueux

déchiquetant mon âme,

comme les vagues attaquent la falaise,

la grignotent inlassablement, au fil du temps !

 

Habille mes rêves en cendres,

de cette écume de mer blanchissant la crête des lames,

non pas de colère ou de ressentiments,

mais malmenées par vents et courants,

souvent contraires, parfois partenaires,

avançant conquérantes, déterminées,

vers leur destination finale, et espérée

d'un rivage accueillant.

Une pente harmonieuse de sable blanc, ou de sable noir,

parsemée de cocotiers, de végétation luxuriante,

aux ombres bienfaitrices sur la plage déserte.

Et par une douce brise caressée,

offrant généreusement au naufragé volontaire

un air de paradis, une invitation à l'oubli,

un repli salutaire, une île

protégée des envahisseurs, entourée par la mer !

 

Sèche le sel de mes larmes

inondant ma peine inconsolable

d'être née dans un monde

où le sang versé s'oppose à toute pitié,

Civilisation de chaos et de misère,

piétinant la Vie d'un profond mépris.

Humanité aveugle et meurtrière,

incapable d'évoluer, génitrice de désespérés,

gisant sur le bas côté,

Monde où la jouissance et l'excès sont une priorité

L'Amour et la Paix toujours relégués

derrière Pouvoir et Profit,

laissant dans le sillage de sociétés déclinantes,

l'Avoir toujours en tête,

au mépris de l'essentiel, qui est l'Etre !

 

 

Julie Tomiris – 29/07/2016

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Published by Julie Tomiris - dans Poésie Mer Reflexions Philosophie
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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 16:05

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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 16:54
Ecrire pour Etre....

 

 

 

ECRIRE.......

 

C'est la respiration de l'âme ;

Le tatouage de la pensée quand le stylo dépose en crissant son encre sur la feuille blanche ;

L'évasion de la médiocrité et de l'obscurantisme ambiant ;

L'émancipation de la domestication, du formatage de l'orchestration de la pensée unique ;

La preuve d'exister pour l'écrivain, même si ses œuvres restent dans l'ombre ;

Un aveu de la pensée en ébullition, d'un cerveau jamais en repos ;

Des maux hurlés en silence ;

Des sentences silencieuses ;

Des rêves d'être ailleurs ou quelqu'un d'autre exaucés par l'imagination et l'amour des mots ;

Le silence de la parole, que les mots hurlent sans lune ;

Un temps pour la méditation ;

Le désert d'une feuille blanche, que l'écrivain habille en mots chimériques, permettant au lecteur de s'abreuver dans des oasis d'histoires d'évasion de l'esprit ;

L'envol de la pensée dans des délires fantasques ;

Le refuge du solitaire pour sa liberté d'expression ;

Le choix des mots pour se faire entendre en poésie ou en prose ;

Un don du ciel dont on devient accro ;

L'archive d'un destin connu ou inconnu ;

Une trace laissée en empreinte d'un passé ;

La meilleure amie du stylo et de la page blanche ;

 

Julie TOMIRIS - 12/03/2016

 

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Illustrations recueillies sur Internet - Merci à leurs auteurs 

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