La souffrance que l'Homme inflige à l'animal sans état d'âme pour satisfaire son ego et donner une image fausse de son courage, quelque peu écorné par sa lâcheté, est un spectacle intolérable de ces barbares à paillettes, aussi peu fiables que leurs costumes de papier. Il m'est impossible d'être indulgente et de témoigner le moindre soupçon de respect envers de tels tortionnaires de taureaux, qui en revendiquent même la légitimité en regard d'une tradition ancestrale remontant au 19ème siècle. Une belle preuve d'atavisme de la barbarie et d'une défaillance neuronale plutôt grave à être incapable de se remettre en question !!!
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\¸NON à la maltraitance animale
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/ \ Défendons les animaux et leurs droits au Respect !
LA VERITE :
CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR LA PREPARATION DES TAUREAUX AVANT LES CORRIDAS
LA SOUFFRANCE N'EST PAS UN SPECTACLE !!!
L'Afeitado
""Cette pratique barbare consiste à scier à vif 5 à 10 cm de corne. L'opération dure 25 minutes et génère d'horribles
souffrance pour l'animal ; il est enfermé dans un caisson et seules les cornes dépassent. Cette mutilation modifie la perception de l'espace pour le taureau. Tous les toreros réclament
l'afeitado. En termes de douleur, cette ' intervention ' reviendrait à nous scier une dent à vif…
Cette opération a pour but de désarmer le taureau.
L’animal ainsi tourmenté, torturé, garrotté, piégé, encagé; ses plaintes, ses mugissements n’empêchent rien.
Les cornes sont ensuite poncées et éventuellement reconstituées avec de la résine.
Le taureau ne dispose pas d’un délai suffisant pour prendre connaissance de la nouvelle longueur de ses cornes et d’y
adapter son coup de tête.
Le transport
Les taureaux sont ensuite transportés vers les villes taurines; c’est une épreuve douloureuse. Ces transports pouvant
durer plusieurs jours, sur un plan incliné pour les fatiguer, les animaux ne reçoivent ni nourriture, ni boisson. C’est ainsi qu’en 2001, plusieurs taureaux déshydratés ont été retrouvés sans vie
dans ces camions de la mort.
La préparation au combat
Avant le combat, le taureau est parfois préparé.
Yeux enduits de vaseline (afin de le désorienter), usage en dose massive de tranquillisants, hypnotisants, et même sprays
paralysants (les mêmes utilisés par les forces de l’ordre, qui ont pour effet d’altérer la vue).
Pattes enduites d’essence de térébenthine, qui lui procure des brûlures insupportables, dans le but de l’empêcher de
rester tranquille.
Aiguilles cassées dans les testicules, dans le but d’empêcher le taureau de s’asseoir ou de s’affaler.
Coton enfoncé dans les narines et qui descend jusque dans la gorge, dans le but de rendre plus difficile la
respiration.
Coups de pieds et de planche sur l’échine et sur les reins, pour ne laisser aucune traces.
Les sabots sont limés, voire incisés et on enfonce des coins de bois entre les onglons, cette opération est faite pendant
la contention dans la boîte à treuil (en même temps que l’afeitado).
Et juste avant de rentrer dans l’arène, on lui laissera tomber une trentaine de fois des sacs de sable de 100 kg sur les
reins, après l’avoir immobilisé."""
>>> Savi Végane et la Protection-Animale link
>>> Pour une Europe sans Corrida link
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AU SECOURS,
ON NOUS TORTURE, ON NOUS ASSASSINE !
HALTE LA CORRIDA !
Sauvons un Taureau de Corrida link
Dessin de Christophe Thomas : Fadjen et son sauveur
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De Christophe Thomas
Mon nom est Fadjen, et parce que je suis un taureau, vous, les hommes de la Corrida, aviez décidé de ma destinée, qui est de faire croire à un public avide de sensations fortes garnies de sang, que je suis un animal féroce et dangereux, prêt à en découdre, avec pour cibles toréadors et matadors, tous ces aficionados à paillettes, qui ont convaincu de leur soi-disant courage, quand l'un de mes congénères fonce cornes en avant sur la muleta, qu'ils agitent avec frénésie pour augmenter davantage son état de stress dans lequel il a été mis, et de la couleur rouge comme le sang versé dans vos arènes meurtrières, où le spectacle immonde n'est que cruauté, barbarie, à massacrer d'innocentes victimes.
Des milliers de mes frères sont torturés à chacune de vos corridas, agonisant dans les pires souffrances, sous les regards d'excités du plaisir d'assister à cette boucherie à ciel ouvert.
Et comme si ce n'était pas suffisant dans cette festivité assassine, vous y faites assister vos enfants, afin de leur apprendre la mort, la torture et la barbarie, prétextant que c'est là un spectacle éducatif à gérer la violence, et à intégrer dans leur développement à l'école de la vie !
Il existe même des écoles de la mort, où des parents fanatiques inscrivent leurs enfants, afin que de leurs propres mains, ils apprennent même à tuer en s'entraînant sur des veaux !
Après cela, c'est le taureau que vous jugez de férocité !!!! Chercher l'erreur !!!
Vous êtes les dignes représentants de la cruauté, non pas gratuite, puisque la Corrida est devenu un lobby taurin influent en France depuis son introduction au XIXè siècle en provenance d'Espagne. Nos dirigeants viennent même de faire recenser la tauromachie au patrimoine culturel immatériel de la France, au même titre que la tarte tatin ou le fest-noz breton. Un label faisant honte à un pays où la Culture tenait une place de noblesse, quelque peu entachée de sang désormais !
Au nom de la tradition, cette maudite mémoire des us et coutumes dans les cas de barbarie, ce tic intergénérationnel convulsif, vous aviez réussi à anesthésier les consciences avec vos décors de pacotille aux couleurs vives et chatoyantes, les entrées spectaculaires des bourreaux à cheval et la musique envoûtante du plaisir de la fête, bien plagiés de nos voisins espagnols.
A préciser que ces mêmes voisins viennent quant à eux de prouver qu'ils étaient capables de se remettre en question, en arrêtant définitivement cette pratique ignoble de l'assassinat des taureaux, au sein même de l'arène mythique de Barcelone.
C'est au nom de toutes vos victimes qu'un homme, un breton, du nom de Christophe Thomas, profondément touché du sort de mes frères lâchement torturés dans les arènes de France et d'ailleurs, décida un jour d'en faire sa noble cause, s'opposant dignement à ce lobby juteux et faire prendre conscience enfin à un public ignorant, que l'animal sauvage est d'abord un être vivant, qu'il éprouve des sentiments et qu'il souffre tout autant qu'un homme quand il est blessé accidentellement, et encore davantage quand on pratique sur lui des actes de cruauté.
Cet homme là est mon sauveur, venu m'extirper, à l'âge de cinq semaines, du destin tout tracé qu'on m'avait préparé. Nous sommes devenus des amis inséparables, les dignes ambassadeurs d'une réhabilitation de la réputation qui nous a été faite depuis que cette tradition existe.
Pour ce qui est vrai dans les qualités prises en compte chez tout taureau, c'est sa bravoure à défendre sa famille contre les éventuels prédateurs.
Quant à sa noblesse, appréciée en tauromachie par le fait qu'il charge en ligne droite et non pas en zig-zag en baissant la tête, il n'y a que des hommes « sosos » (stupides) pour se baser sur de tels critères et souffrant sûrement d'un complexe de supériorité sur l'animal pour identifier leur propre lâcheté à affronter le danger.
De plus, cette « charge » en zig-zag est bien la démonstration d'un animal stressé et perdu, n'ayant plus que sa panique pour l'aider à se sortir de ce milieu sans issue pour lui, quand il est lâché brutalement dans l'arène et que se présentent à lui, des costumes à paillettes et des hommes excités lui plantant dans le corps des banderilles pour lui faire perdre son sang et l'affaiblir, et le provoquant avec la muleta pour continuer à faire croire au public qu'il est dangereux et toujours aussi féroce.
Quant à la caste, dont il est aussi question pour répertorier toutes les qualités requises pour un bon taureau de combat, issu d'un élevage "aristocratique", il est évident qu'il s'agit bien là d'une question d'argent, permettant à certains de s'enrichir sur le dos de la mort des taureaux et appartenant à une caste qui se voudrait au-dessus de tout soupçon.
Pour moi, la vie est devenue un conte de fée qui se déroule depuis deux ans maintenant, dans la quiétude d'un pré, où il est dit que le bonheur est là ! Je suis un miraculé de la corrida et c'est à mon ami Christophe que je le dois. Il est de ma famille et je l'aide et l'aiderai aussi longtemps que possible sur cet éveil des consciences contre la corrida. Mes compagnons de vie sont des chèvres, un cheval, un bouc, des animaux de ferme, des chiens, des chats, un monde où l'amour et l'amitié sont tout le contraire de votre cruauté.
Et toute cette affection que je reçois est bien la preuve que la férocité n'est pas dans mes gènes et sûrement moins naturelle que la vôtre à nous torturer dans les arènes, vous servant de cet espace sablonneux pour augmenter le profit de notre viande, une fois votre forfait accompli dans cette boucherie à ciel ouvert.
Et je pense à tous ces pauvres chevaux mis à la même enseigne dans cet abattoir festif, condamnés d'avance à se faire éventrer par les cornes d'un taureau paniqué. Un jeu de scène bien étudié pour orienter le fanatique public à se conforter sur la férocité du taureau. De l'encourager de ce fait à applaudir les picadors et le matador à poursuivre le jeu de massacre, qui est de le torturer à mort et de le regarder agoniser sans autre état d'âme que le contentement d'en conclure qu'il a mérité le sort qui lui a été assigné. Il s'agit là d'une manipulation, car il faut être dans cette prise en main psychologique pour rester inconscient de la souffrance abominable que subit le taureau, dès l'instant où ses tortionnaires le font entrer dans l'arène.
Si vous regardez les vidéos de mon meilleur Ami, Christophe, vous pourrez constater que des chèvres s'amusent à saute moutons sur mon dos, que je joue avec une couverture dans le pré quand Cristophe me la met sur la tête, et que je ne m'attaque pas à elle systématiquement parce qu'elle se trouve à terre. Que je fais très attention à ne pas blesser avec mes cornes, quand le bouc a entrepris une joute amicale avec moi. Que je fais la sieste avec mon sauveur Christophe, comme le toutou de la famille, qui se colle à son maître dans ces moments de farniente. Que je manifeste ma joie des retrouvailles quand mon sauveur rentre dans nos pénates communes après une absence, en gambadant et en beuglant, toujours comme un chien accueille son maître, Que je sens même son arrivée à distance et que le plaisir de le revoir me sort de ma sieste dans le champs, parce qu'il m'a manqué. Que je sais faire preuve de tendresse et que toutes ces prises de vues vous démontreront que je suis un animal gentil et paisible, qui ne demande qu'à vivre tranquillement avec les membres de ma famille, sans être agressé pour éviter que je me serve de mes cornes contre les prédateurs éventuels, et simplement pour nous défendre.
Julie T.
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A la lecture de ce communiqué, qui est la démonstration même de la violence, on ne peut être qu'indignés par de tels propos mensongés et hypocrites pour défendre simplement une tradition lucrative, qui ne peut que dévaloriser notre Culture française et surtout des plus toxiques à l'Education des enfants.
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"La violence est un ingrédient incontournable et inéluctable de la vie. Notre travail d’homme est de tenter d’apprivoiser cette violence, de sublimer cette image terrifiante de la mort. Notre rôle de parent est d’aider nos enfants à conjurer leurs peurs et à désarmer la violence. Il y a les contes de fées*. Il y a les contes de féria où la vie terrasse la mort, où la mort se fait dans l’amour, où des héros « en costume de papier » apprivoisent le temps d’un souffle la violence brute et abrupte d’un animal sauvage.Et après le frisson de la peur, celui de la joie. Après la tristesse d’avoir vu mourir un animal mythique et vénéré, avoir la promesse d’aller le voir naître un jour au campo, toujours main dans la main, cœur contre cœur. L’émotion aussi sera grande."
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Le spectacle de la Corrida trouble beaucoup d'enfants link
Hubert Montagner, spécialiste du comportement de l’enfant, prône l’interdiction des corridas aux moins de 16 ans. (l'abolition totale serait plus salutaire !!!)
Extrait :
""Êtes-vous vous-même militant anti-corrida ?
Je suis parfaitement indépendant. Je suis un universitaire et un chercheur (...) Ce qui m’intéresse plus particulièrement, c’est de comprendre pourquoi un enfant peut s’enfermer dans des peurs, des angoisses, des inhibitions ; dans quelles situations et comment un enfant s’installe et se comporte dans l’insécurité affective, avec le sentiment d’être abandonné, d’être délaissé, d’être en danger.
"Il est du devoir de la société humaine de soustraire les enfants aux spectacles de violence"
Quel est le rapport avec le spectacle de la corrida ?
Il est évident que le spectacle de la corrida est une forme de violence pour les plus vulnérables, pour les plus fragiles, pour ceux qui sont dans l’insécurité affective. Avec mes collaborateurs, au cours d’une partie de nos recherches sur les interactions entre l’animal familier et l’enfant, nous nous sommes rendu compte à quel point un enfant peut être en détresse, inconsolable, dès lors qu’il voyait que son animal était maltraité. Et encore plus quand il découvre que son animal est mort parce qu’un chasseur ou un voisin irascible est passé par là...
Mais le toro de combat n’est pas un animal familier...
Ce n’est pas cela que je vous ai dit. On est allé voir aussi ce qui se passait à la campagne entre l’enfant et un mouton, une vache, etc. Quel que soit l’animal que l’enfant peut considérer comme un complice, un compagnon, c’est clair que lorsque l’on touche à cet animal, cela provoque chez lui des troubles du comportement et du psychisme. Un taureau, ce n’est pas tellement différent. L’enfant est spectateur des blessures et des souffrances qui sont infligées au taureau qui n’a rien demandé. Cela trouble beaucoup d’enfants. C’est très destructeur en ce qui concerne la perception que l’enfant a des animaux et aussi la perception qu’il peut avoir des relations entre les hommes et les animaux. Ce n’est pas cela qui peut lui donner confiance dans les relations humaines. Je ne vois pas ce que cela peut lui apporter dans son développement vers l’âge adulte.
Avez-vous vous-même observé le rapport entre l’enfant et la corrida et si non, sur quelles recherches vous fondez-vous ?
Ce sont des résultats qui ont été publiés en 2004 par une équipe espagnole, dans un périodique international à comité de lecture, un journal scientifique reconnu (dans Agressive Behavior, une équipe du département de psychologie de l’université de Madrid tend à montrer que l’attitude des enfants vis-à-vis de la corrida n’est en général pas favorable, NDLR).
N’y a-t-il pas d’autres spectacles à prohiber pour les enfants ?
Il est du devoir de la société humaine de soustraire les enfants aux spectacles de violence. Je me souviens avoir vu un combat de coqs aux Antilles et cela traumatisait beaucoup les enfants. Des parents allaient même chercher leurs enfants pour qu’ils voient bien la mort de l’un ou l’autre coq. On n’a pas le droit de faire ça. On banalise tout ce qui touche à la violence, on banalise la mort des êtres vivants qui sont faits pour vivre par définition. Les combats de coqs ont d’ailleurs été interdits à juste titre dans le nord de la France même si clandestinement il y en a encore. Je pense qu’un jour, quand les décideurs auront plus d’humanisme, ils interdiront la corrida ou en tout cas aux enfants de moins de 16 ans.""
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Voici l'oeuvre de l'éducation de parents indignes, irresponsables ! Un petit singe qui reproduit, avec même un grand talent d'imitateur, ce que des adultes lui ont enseigné, en exemple d'humanisme, de respect de la vie d'autrui et des animaux !!! La satisfaction se lit sur les visages floutés des spectateurs qui l'admirent, fiers du résultat de l'exemplarité de leur barbarie ! Un seul acteur "à visage humain", si je puis dire, dans cette comédie assassine, ce pauvre petit taureau qui n'a, quant à lui, rien d'agressif et qui n'est que la victime de la bêtise humaine, d'une couche si épaisse, qu'elle en est devenue tradition et inscrite au Patrimoine Culturel de la France !!!
Des jeux vidéos sont également au palmarès de l'éducation des barbares !
Définition du PEGI
Que signifient les pictogrammes ?
Les pictogrammes PEGI apparaissent sur le devant et au dos de l’emballage et indiquent l’une des classes d’âge suivantes : 3, 7, 12, 16 et 18. Ils donnent une indication fiable du caractère adapté du contenu du jeu en termes de protection des mineurs. La classification par âge ne tient pas compte du niveau de difficulté ou des aptitudes requises pour jouer à un jeu. link
PEGI 12 pour la Corrida
:
Les jeux vidéo montrant de la violence sous une forme plus graphique par rapport à des caractères imaginaires et/ou une
violence non graphique envers des personnages à figure humaine ou représentant des animaux identifiables, ainsi que des jeux vidéo montrant des scènes de nudité d’une nature légèrement plus
graphique tomberaient dans cette classe d’âge. Toute grossièreté doit rester légère et ne pas inclure d'insultes à caractère sexuel.
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Si je témoigne aujourd'hui par le biais de cet article et suis en
accord total avec toutes les actions anti-corrida des personnes activistes, c'est pour avoir été moi-même traumatisée par ce spectacle, il y a de nombreuses années déjà. Je précise que je n'étais
plus une enfant puisque j'allais sur mes 25 ans et pourtant, ce spectacle m'a marquée à vie. Une invitation m'avait été offerte pour assister à une corrida. On m'avait fait croire que la mise à
mort ne se pratiquait pas à l'arène de Collioure et que je n'aurais que le spectacle musique et folklore des costumes à paillettes faisant seulement tourner en bourrique le taureau. Juste un jeu,
en fait ! Une véritable festivité ! Dans ces conditions, j'ai donc accepter volontiers d'y participer.
Au lieu de cela, j'ai très vite compris que j'avais été dupée lorsque j'ai vu les picadors commencer à planter leurs banderilles dans le dos du taureau et que le sang s'est mis à ruisseler sur son dos. Dès ces premières tortures, j'ai été révoltée. Et encore davantage quand j'ai vu ce pauvre animal perdre ses forces à un point d'épuisement, que le matador s'approchait de lui en agitant sa muleta, sans que ce dernier ne réagisse, tellement il devait souffrir dans son agonie. Et j'ai pu voir ce boucher s'y reprendre à trois fois pour l'achever. J'étais horrifiée et je n'ai jamais pu me remettre de cet horrible spectacle. J'ai quitté l'arène en colère après les acteurs de cette boucherie et contre les spectateurs se réjouissant de ce spectacle sanguinaire et des plus cruels, en jurant bien qu'on ne m'y reprendrait plus, et avec l'espoir qu'un jour ce jeu de cirque barbare soit banni.
J'aurai dû attendre des années avant de découvrir que désormais de plus en plus de personnes s'engagent dans ce combat
anti-corrida. Et je viens d'apprendre qu'en séance publique du conseil municipal du 7 mars 2012 présidé par Michel Moly (PS), maire de Collioure et 1er vice-président du Conseil général des
Pyrénées-Orientales, il a été décidé », par dix-huit voix pour et seulement deux contre, du démontage des arènes de Collioure, dont les spectacles sont
déficitaires. J'espère seulement qu'elles ne seront jamais remontées ailleurs. Que tous ceux qui s'insurgent
contre cette tradition indigne et archaïque réussiront à convaincre les spectateurs amateurs qu'il ne s'agit que d'une mise à mort d'un animal dans les pires souffrances et que pour leurs
enfants, le spectacle d'un taureau s'amusant dans un champs avec un bouc, un chien, ou un homme dont il s'est fait un ami est préférable dans son éducation. Et qu'ils n'ont pas besoin d'affronter
la violence pour apprendre à vivre. Ils ont suffisamment d'éléments, ne serait-ce qu'en regardant tous les jours la télévision pour comprendre que la vie n'est pas un long fleuve tranquille.
L'éducation de la violence, ils la subissent en overdose et c'est sans doute pour cette raison que nous pouvons constater une délinquance et des actes de violence de plus en plus tôt chez les
enfants et les adolescents.
Et plutôt satisfaite de pouvoir participer à ma manière à ce noble
combat de tous les jours dans lequel s'est investi un homme Bien, du nom de Christophe Thomas et de son Ami taureau : Fadjen, que je remercie d'avoir pris ensemble le "taureau par les cornes" et
de manière pacifique pour informer et réveiller les consciences endormies !!!
Je souhaite que la Justice et l'Amour finiront par vaincre la cruauté humaine !
Julie T.
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Dessin de Christophe Thomas
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Le Bonheur est dans le pré !
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F L A C >>> link
"Fédération des Luttes pour l'Abolition des Corridas"
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""Je n’ai pas voulu regarder les vidéos. J’en suis incapable. Mais les photos que j’ai vu étaient horribles." Paula Loïs ne cache pas qu’elle était en larmes tout mercredi quand elle a reçu les premiers courriels. Et jeudi, c’était la colère qui dominait.
Dimanche dernier à Séville, pour une corrida à cheval de Rui Fernandes, un équidé a été éventré par le taureau. Lors d’une figure, le cheval, qui n’est jamais protégé, a chuté et s’est couché sur le rejoneador avant d’être chargé. "L’animal s’est relevé, avant de partir au galop et tous les viscères sont tombés. C’est abominable. J’ai honte d’être un être humain quand je vois des choses pareilles. D’autant que Rui Fernandes s’est fait amener un autre cheval pour terminer la corrida. Je veux bien que l’on parle de tradition, mais là on dépasse les limites", confie la passonaria des animaux.""
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Ça sert à quoi tout ça ?
Toute cette comédie qui n'apporte que mal-être !
Un jour ou l'autre, chacun son dû de ras le bol, y en a marre !
Où chacun finalement se retrouve avec sa solitude,
prisonnier à perpète d'un ego malmené !
J'entends déjà les « bien pensant », du haut de leur connaissance, brandir en slogan que pour aimer les autres, il faut d'abord s'aimer soi-même !
Comme les ingrédients d'une recette universelle de la meilleure façon de marcher !
En général pour ces gens là, si vous creusez un peu leur « Etre »
vous découvrez très vite qu'ils ont tout pour l'être, heureux !
Et pourtant, à leur tour, ne manquent pas de se plaindre et de geindre,
d'une vie autre et meilleure que chacun, chacune espère.
Une envie de Bonheur, dont on cherche l'accès,
le sésame jusqu'au fonds du désespoir.
Il est alors facile de donner des leçons, quand on n'a pas eu soi-même à les recevoir.
Pour la simple raison, que les étoiles distribuées n'ont pas toutes le même éclat,
et encore moins la même fonction au cœur de toute cette déraison,
d'être bonnes pour certains et mauvaises pour les autres !
Le voyage affectif, souvent en aller simple, meurtrit et brise des vies
jamais ne les répare malgré les tentatives.
Toujours aux mêmes de faire les efforts, de s'investir,
à sens unique, toujours donner, jusqu'à tendre l'autre joue.
Mais à jouer les Jésus, ce n'est pas faire des miracles,
Juste se contenter de rêver en s'accrochant aux nuages !
Car la réalité n'est pas réjouissante, terrible même de désillusions.
A vouloir tout donner sans jamais recevoir.
En cavalier ou cavalière seul(e), l'insouciance dure le temps de l'épanouissement.
Après, c'est le bilan et le constat amer que l'éphémère est roi,
que l'inconstance est le plat de résistance de la vie.
Et pour ne pas souffrir de toute cette mascarade enrubannée de leurres,
C'est de cesser de croire, d'attendre et d'espérer,
car tout n'est que chimère, illusion, mirage,
et se dire une fois pour toutes,
nous ne sommes que de passage, en vie, sur cette Terre !
Sans être si souvent sorti des frontières,
pourtant avoir fait le tour du monde, en revenir dépité,
n'avoir plus qu'une envie aux heures dernières,
de vivre en ermite définitivement, du monde retiré.
C'est opter pour l'apaisement, accepter l'improbable,
refuser d'être victime, cesser de crier à l'injustice,
surtout quand c'est l'Amour qui s'est montré factice.
Quand les choses de la vie deviennent sans intérêt,
parce que seul au pouvoir, l'argent est dictateur,
le combat des pots de terre contre les pots de fer,
reste celui de Don Quichotte contre les moulins à vents.
A grands coups d'ailes, brasser l'air du temps,
sans pouvoir récolter la moisson espérée de cette Humanité,
depuis la nuit des temps revendiquée sans succès,
c'est comme attendre le Messie, qui n'arrivera jamais,
accepter de survivre le temps du seul présent,
et sans autre ambition que d'être seulement vivant !
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Je remercie tout d'abord ces photographes talentueux, leur regard poète et amoureux de la Nature, qui savent saisir l'insolite, la beauté, la rareté, à des moments précieux et toujours éphémères.
Des témoignages visuels des choses de la vie, qui se noieraient dans le temps, invisibles à jamais, si ces chasseurs d'images ne les immortalisaient pas pour notre plus grand plaisir des yeux.
Et pour les honorer davantage et à ma manière, quelques mots de mes pensées afin de décorer leurs images.
Quand un arbre, prisonnier de ses racines, veut étirer ses feuilles comme un éventail, il fait une révérence devant le miroir de l'eau et offre son reflet à la lumière du jour
Quand la Nature joue un air poétique de l'Amour !
Araignée du soir, signe d'espoir !!
Un jour, en ouvrant ma fenêtre, je n'ai pas
délogé une araignée en la découvrant confortablement installée dans un trou d'aération du portant de cette fenêtre.
Je ne voyais que le bout de ses pattes, qui dépassaient de plus en plus, jour après jour.
Il était évident que bien à l'abri dans ce logis de fortune, elle grossissait.
Pendant un certain temps,
elle me tint compagnie, silencieuse et discrète. je l'avais baptisée Chloé pour lui dire bonjour chaque matin, en ouvrant les volets.
Je suppose que c'est
l'étroitesse du lieu qui la fit disparaître un jour, sans crier gare, comme elle était venue, silencieuse et discrète, une araignée du soir..... signe d'espoir !!!
La plupart des gens en ont
peur. Mais cette araignée là, je m'en souviens encore aujourd'hui, comme une amie de passage, en visite quelques jours.
"L'habitude est d'abord comme un fil d'araignée"
La nature est une cathédrale, où les montagnes seraient des orgues,
Et le vent y faisant écho, la voix des anges dans l’univers céleste !
Les nuages glissant sur la portée du firmament,
comme les notes d'un chant sacré du temps qui passe !
La neige, sur la cime des arbres, un promontoir douillet pour accueillir la lune
Lorsqu’elle nous éblouit,
trônant dans le firmament au milieu des étoiles,
en toute plénitude, dans le ciel de la nuit !
Le désert, des vagues sculptées par le vent,
aux couleurs du soleil, brûlant le jour, glacial la nuit,
ne tolère que la vie, rejette la survivance !
Et sans demi-mesure, achève tous les faibles,
car la Nature, aussi cruelle que belle,
ne fait pas de quartier dans la sélection naturelle.
Dis-moi, toi, qui représente les Éveillés en ce bas monde,
c'est pour quand le programme d'implantation de l'Intelligence dans tous les cerveaux humains ???
Tu ne crois pas qu'il serait temps de faire quelque chose.....
ils sont en train de nous faire payer très cher leur lacune à ce niveau là !!!
Tu devrais en parler à ta hiérarchie !!!! Allez, porte-toi bien.....en attendant !!!
Et si nous redonnions de la couleur à la Terre ?
Elle est devenue si pâle depuis qu’elle est malade ?
Hé oui, cela sert aussi à ça...un rétroviseur !!! Non mais !!!
Et en plus, je m'entraîne pour un rôle de chauve-souris dans Dracula !!!
Cela vous étonne ???
Le poète du Rêve attend avec patience,
que la Lune s'arrondisse, jusqu'à devenir pleine,
pour peindre de ses mots, sous la voûte céleste,
où en reine, elle règne, lumière triomphante !
Jardinier, attentif à son épanouissement
Il s'aide de Pierrot à lui écrire des mots !
A SUIVRE.....
Résumé :
Etre chasseur est une passion née de l'atavisme ou des traditions archaïques, et Benjamin, le héros de cette
histoire est un pur et dur, qui exploite même son métier de bûcheron pour mieux traquer ses victimes. C'est un homme rustre qui vit en célibataire au pied de la montagne, avec pour seul
compagnon, son chien, un épagneul breton, baptisé Bounty.
Une montagne qu'il parcourt depuis son enfance, au cœur de laquelle il se sent en harmonie avec la Nature sauvage, tout en pouvant y puiser ses richesses à la pointe de son fusil, sans état d'âme.
Les jours se suivent et se ressemblent jusqu'au jour où, il va relever ses collets déposés ça et là, depuis l'avant-veille, dans des endroits stratégiques que lui seul connaît. Les grandes distances ne l'effraient pas et c'est un très bon marcheur.
Sur le chemin du retour, dans la soirée, après avoir eu vent de la présence du loup dans un secteur, par où il a décidé de passer pour rentrer dans ses pénates, il
est arrêté brutalement en posant un pied à l'endroit où, se referme avec un bruit sec de ferrailles, deux puissantes mâchoires à dents, qui étaient légèrement dissimulées sous des feuilles. Une
violente douleur et son regard posé sur l'objet lui indiquent qu'il s'agit du piège de l'enfer pour les animaux, ayant le malheur de le trouver sur leur route.
L'engin ayant pour vocation d'empêcher la victime de s'enfuir, Benjamin se retrouve dans l'impossibilité de s'en libérer, et ce malgré sa stature et sa force de bûcheron. Les dents du piège se sont enfoncées profondément dans la chair de son mollet et il perd son sang.
La nuit va l'envelopper avec ses douleurs et il va connaître le martyr vécu par l'animal, agonisant pendant des heures après avoir mis une patte dans ce piège d'une grande cruauté. L'arroseur arrosé !
Au bout de quelques heures de son agonie, deux loups, Oural et Iris, un couple alpha noir et blanche, le découvrent évanoui, étendu dans la neige, son chien assis à ses côtés. Au lieu de s'enfuir, comme ils le font à chaque fois qu'ils aperçoivent ou sentent un humain, ils s'approchent avec prudence de la forme allongée.
De cette rencontre improbable, une alliance sauvage providentielle se crée entre l'Homme ramené à sa condition animale et le Loup,
faisant basculer le destin d'un chasseur, sous le choc d'une prise de conscience.
Délire ou Réalité ?? Le chasseur assiste alors à sa propre « mort » et son âme quitte cette enveloppe pour entrer dans celle d'un repenti.
Auteur : Julie Tomiris – le 26 avril 2012
I. UN HOMME DES BOIS
La neige s’est mise à tomber sur la montagne à gros flocons, investissant le décor en conquérante absolue. Son abondance subite et silencieuse, recouvre rapidement les toits des maisons de son manteau immaculé, étouffant les bruits et transformant la marche à pas feutrés des passants surpris.
A la sortie du village, adossée au flanc de la masse rocheuse, sans pouvoir pour autant se protéger des intempéries, une petite maison aux volets bleus disparaît peu à peu sous son toit blanchi et semble s’alourdir du poids des larmes glacées du ciel.
De la cheminée se dégage une fumée rassurante de la quiétude semblant régner à l’intérieur de la maison. Un piéton frigorifié passant à proximité peut aisément imaginer que dans un faitout noirci par des flammes dévorantes, le repas du soir est en train de mijoter. Le fumet qui s’en dégage et s’envole dans les airs chatouille les narines, invitant les passants devenus des ombres dans la neige, à accélérer le pas pour arriver plus vite dans leur nid douillet.
En effet, une bonne odeur de cuisine parfume la maisonnée. Son propriétaire semble plutôt à l’aise dans ses bottes. Il est rentré chez lui, il y a presque une heure et n’a pas encore pris la
peine de les retirer. Trop pressé d’allumer un bon feu dans la cheminée ! La réserve de bûches, soigneusement rangées au-dessous de celle-ci, était en rupture de stock. La première chose à
faire en arrivant était donc d’aller en chercher dans la petite serre, jouxtant la maison, dont il se sert pour le stockage de divers outillages et pour sa réserve de combustible.
La faim l’avait fait sortir du bois et, comme chaque soir, il profitait de la flamme de l’âtre pour cuisiner son dîner. Benjamin est un homme de 28 ans, qui revendique son célibat comme un choix de liberté, devenu farouche les années passant. A deux reprises, il est tombé amoureux, et les deux fois, s’est fait abandonner, sans tambour ni trompette, par celles qui avaient fait battre son cœur un peu plus vite. Il en avait souffert, sans pour autant le montrer à qui que ce soit. Il a l’habitude de gérer ses désillusions sans témoins, excepté son chien, un épagneul breton, dont il préfère finalement la compagnie à celle des femmes. Elles sont trop compliquées à son goût et elles n’aiment pas la chasse. Alors que son chien est toujours partant pour l’accompagner à n’importe quelle heure, à la recherche du gibier, le fusil sur l’épaule, vêtu d’un pantalon treillis et la veste assortie. De plus, il l’a bien dressé pour cela et il est devenu un fin limier !! Le portrait type du parfait chasseur !
Quand il n’est pas vêtu de sa tenue de combat de Rambo des bois, il ressemble à un trappeur avec sa toque en fourrure de castor, voulant imiter Davy Crocket, en souvenir des lectures de son enfance parlant d’aventures. Dans sa maison, les peaux de pauvres bêtes sont éparpillées ça et là. Une fourrure d’ours est étalée sur le sol en face de la cheminée en guise de tapis. Le canapé est garni d'une peau de loup de couleur grise nuancée. Des fourrures de renard recouvrent des coussins posés sur ledit canapé. Certaines d’entre elles ont même récemment été rapportées chez lui, car une odeur de sang plane dans l’air et elles sont empilées dans un coin sur une chaise. Pour les fourrures d'animaux protégés en sa possession, comme l'ours ou le loup, il se garde bien de dévoiler qu'elles lui viennent de son père, du temps où il était son élève apprenti-tueur !
D’après l’un de ses ex amis, en raison de leur divergence « d’activités sportives », il est évident que le chasseur a fait fuir les prétendantes et que ce dernier n’est pas non plus porté sur la remise en question à ce sujet.
Son métier le maintient dans sa solitude, puisque tout au long de la journée, il élague, il coupe, il scie les arbres de la forêt. Un bûcheron qui joue les bourdons avec sa scie pour abattre les arbres sélectionnés par un trait jaune. Salarié, cela fait quelques années qu’il s’adonne à ce massacre, mais Benjamin n’est pas quelqu’un qui se laisse parasiter les méninges par une quelconque prise de conscience. Lorsqu’il lui arrive de rencontrer les défenseurs de la forêt, ses arguments sont basiques et sans appel. C’est son job ! Il doit vivre ! Point final !
Comme il mesure 1,88 m, qu’il a les épaules larges, les bras musclés de Popeye et des mains en forme de battoirs des lavandières du Portugal, personne ne lui cherche noise en osant le contredire. D’autant plus qu’il a la réputation de ne pas être très fin du côté de la boîte à réflexion. Plutôt soupe au lait à la moindre contrariété. Mais comment pourrait-il en être autrement....quand on est chasseur ?
Si Benjamin collectionne des fourrures d’animaux, c’est parce qu’ils ont eu le malheur de se trouver sur son chemin d’une manière ou d’une autre, Et que notre solitaire des sentiers battus n’a pas fait de quartiers ! Facile à deviner, sans avoir à faire de dessins, que Benjamin est chasseur et ne se prive pas d’étendre son permis de chasse au braconnage, en profitant de son métier pour déposer des collets aux endroits stratégiques, qu’il a eu le temps de manigancer et qu’il est le seul à connaître.
En effet, il a un avantage sur les autres chasseurs de passer au moins 8 heures par jour, pendant la semaine, sur le territoire même du gibier qu’il chasse. Il connaît donc très bien ses us et coutumes et peut faire un carton dès qu’il décide de sévir.
Ses seules circonstances atténuantes se concentrent dans l’éducation qui lui a été réservée. Avec un père chasseur, difficile de s’en sortir indemne, à moins de le renier pour devenir végétalien. Il y a peut être de tels spécimens, mais à savoir si des cas de « jurisprudence » existent, il faudrait peut-être creuser la question.
Néanmoins, un cas de repenti a circulé il y a quelques années. Son témoignage fut dès lors très apprécié du côté des anti-chasses et de tous ceux qui aiment les animaux. Un ancien guide de safaris pistant les animaux de la savane pour permettre à des tueurs fortunés d’assouvir leur passion en Afrique ; à jouer les bouchers sanguinaires, avides de rapporter leurs trophées de chasse. La plupart du temps, le gibier leur est amené sur un plateau pour être assassiné, moyennant une bonne rémunération. Des trophées qu’ils suspendent ensuite avec fierté, en rentrant chez eux, en exposition de leur lâcheté, au-dessus même de leur porte d’entrée. Par exemple, la tête d’un tigre sorti relooké de chez l’empailleur !!! Facile à imaginer l’impact pouvant traumatiser un enfant, découvrant la tête de l’animal rentrant à la maison chaque soir après l’école. Surtout que le professionnel aura immortalisé ce bel animal en ayant bien fait ressortir l’aspect féroce… les belles canines du tigre en avant.
Si ce n’est pas au-dessus de l’entrée de la maison, c’est dans le salon, que sont exposés les cadavres ayant séjourné dans les locaux d’un taxidermiste au préalable pour y être empaillés et rester en vie dans leur expression. Quelle pratique barbare en finalité du meurtre commis ! Têtes de biches, de cerfs, de sangliers, écureuils, renards, loutres, etc…se retrouvent ainsi décapités et exposés à tout public en guise de décoration. Même dans certaines salles de restaurant, les clients peuvent se représenter de visu, le corps du morceau de viande qui trône dans leur assiette avec un nom de recette à flatter les « maîtres coq » !! Ces pauvres bêtes sont du plus bel effet, puisqu’elles sont des merveilles de la Nature et que l’Homme a trouvé le moyen de les conserver dans leur beauté originelle, même mortes !!!! Ils peuvent donc trôner dans la demeure du tueur patenté ! Suivant les collectionneurs sadiques, il est aussi possible de voir alignées et suspendues, sur un cadre préparé à les collecter, différentes pattes sectionnées des animaux qui sont tombés sous leurs balles, ou dans différents pièges posés par les atrophiés des neurones.
C’est dans cette ambiance parfumée de tueries en tout genre du monde animal que Benjamin a grandi. Une éducation équivalente à un lavage de cerveau de sa sensibilité, en le mettant face à la mort, sans état d’âme depuis sa plus tendre enfance. Difficile dans ce cas de redresser la barre du navire pour le remettre dans un cap d’empathie et de compassion.
Anesthésié en quelque sorte de l’émotion, provoquée par la vision de la souffrance animale dès le plus jeune âge, le bambin, arrivé à l’âge adulte, fera un chasseur très convenable, se faisant photographier l’air réjoui, son ego satisfait, à côté de la dépouille sanguinolente et sans vie de sa victime. Un ours, un loup, un tigre, une girafe, un gorille, etc. Le tribut est innombrable puisque cette pratique est perpétrée depuis des lustres dans la tradition des barbares.
Le chasseur est tellement étroit dans sa petitesse d’esprit, que vouloir lui faire comprendre que sa passion barbare n’est pas autre chose que l’expression de sa violence lâche et gratuite ; c’est une entreprise relevant d’un sport à haut niveau, tant le sujet est borné et imprévisible. Et comme l'hôpital se moque de la charité, ce sont ces mêmes dégénérés qui ont donné le nom de « nuisibles » à leurs victimes pour se dédouaner d'en être, eux !!! Tellement plus commode d'utiliser des boucs émissaires à leur lâcheté et leur cruauté !
Benjamin est de la même trempe par atavisme, et comme ses congénères, il a toujours un discours datant du moyen-âge, quand il étale ses arguments pour défendre son « sport traditionnel ». Les chasseurs se sont tellement mis en tête, en le criant sur les toits, qu’ils aiment la Nature et la connaissent mieux que personne, que c’en est devenu leur seule défense pour espérer excuser leur vilenie archaïque.
Cependant, ils se moquent bien de l’avis d’autrui, estimant qu’ils détiennent la vérité, que rien, ni personne ne les fera changer d’avis. De grosses brutes, épaisses !!! Et qui pèsent même lourds pour les élites en quête de pouvoir, prêts à leur lécher les bottes afin d'avoir leur bonne grâce et surtout leurs voix dans les urnes à leur profit !!
Toutefois, si cette diatribe est sans appel pour ces individus appartenant à une catégorie de chasseurs exécrables, parce que seulement des criminels d'animaux, pour le plaisir et comme ils disent, la sportivité, il en va autrement pour des populations vivant en autarcie dans la Nature, dont la survie dépend de la capacité des hommes à trouver de la nourriture.
Ces hommes des bois, tels que les Indiens d'Amazonie, Aborigènes d'Australie, ou de contrées sans forêts comme le Grand Nord par exemple, toutes ces peuplades dites primitives n'ont, bien sûr, rien à voir avec les pratiques de ces soi-disant civilisés. D'ailleurs, certains de ces chasseurs, que je nommerai de l'Extrême, ont tellement de respect pour le gibier qu'ils prélèvent à la Nature afin de nourrir leur famille, qu'après avoir mis à mort leur victime, ils s'agenouillent devant elle pour lui demander pardon et permettre ainsi à leur âme de trouver la paix. Il ne s'agit peut-être pas d'une pratiquecoutumière de l'ensemble de ces tribus indigènes de certaines régions du Monde, mais cela est un exemple du respect de ces chasseurs en milieu hostile et en communion avec la Nature.
Il est évident, également, que dans ces conditions de survivance, la transmission de la culture de la chasse n'aura sûrement pas le même impact que celle de nos pays toujours dits civilisés, dès lors que ces chasseurs patentés ou affirmés démontrent trop souvent à partir du moment où ils ont payé le droit de tuer des animaux pour une période donnée, qu'ils vont s'en donner à cœur joie et que leurs valeurs sont pacsées avec la cruauté et la barbarie.
***
En arrivant chez lui, ce soir, Benjamin a déposé négligemment sur la table, comme on dépose un vulgaire sac de patates dans la cuisine, le lièvre sans vie au corps encore tiède. Il l’a trouvé dans un des pièges à mâchoires, qu’il a déposés à plusieurs endroits de la forêt, où il travaille.
La patte de l’animal a été sectionnée et est à moitié arrachée. La pauvre bête a dû se débattre dans la pire des souffrances pendant des heures. Certains animaux vont même jusqu’à se couper la patte avec leurs dents pour pouvoir s’échapper après avoir été piégés. C’est le cas des renards et des loups, entre autres !! En général, ils ne vont pas loin et se vident de leur sang quelques heures plus tard.
Benjamin reste insensible aux souffrances de l’animal. Une mentalité qui correspond bien au personnage à l’allure rustre de l’homme des bois, avec la cervelle bien concentrée dans ses muscles de Rambo.
Il a dépecé le lièvre sans état d’âme, une fois de plus. Il l’a coupé en morceaux devant le regard attentif de son chien,
se léchant les babines, dans l’espoir d’en avoir un morceau. Son maître l’a baptisé Bounty, en référence aux Révoltés du même nom. Dans sa jeunesse, il avait adoré tous ces films de pirates et de
corsaires, dans leurs aventures d’au-delà des océans. Mais finalement, ses rêves de grand départ sur l’eau avec ses marins qui n’étaient pas des mauviettes, ont échoué dans la routine de bûcheron
sur la terre ferme. En souvenir de ses rêves avortés, il a donné ce nom à son chien !""
A suivre.............
Conformément au code de la propriété intellectuelle (loi n°57-298 du 11 mars 1957),
Tous droits réservés.
Quelque chose de bizarre s'est produit. J’étais confortablement assise sur un nuage de félicité. Vous savez, celui qui vous transporte dans ce rêve, qui n’est pas donné à tout le monde ; qui vous fait croire au Père Noël ; qui vous met en apesanteur, vous rend crédule et naïve, au point de croire l’homme, que vous désignez comme l’élu de votre cœur, vous dire des mots menteurs enrobés de promesses, qu’il ne tiendra jamais.
Mais pendant que je faisais ce voyage merveilleux, les yeux dans les yeux, joue contre joue, le regard tourné dans la même direction, émerveillés devant les soleils couchants sur la mer ; immergés dans le romantisme, habillés de grands serments, de toujours, à jamais ; les « je t’aime » devenus des points, des virgules, la formule sacrée faisant croire aux amoureux de Peynet qu’ils étaient unis pour l’éternité, j’étais déconnectée de la réalité.
A croire que lorsque l’Amour m’est tombé dessus, j’ai avalé une substance hallucinogène sans même avoir mangé des champignons. A moins qu’il ne s’agisse d’un pouvoir hypnotique m’ayant mise à la merci, sous la domination totale de cet épanchement sentimental. La potion magique versée dans les coupes de champagne et dégustée avec délice, sans pouvoir soupçonner un instant le pouvoir machiavélique de ses bulles exquises.
Sous l’emprise de cette ivresse amoureuse, cet élu ne pouvait être qu’un Prince venu délivrer sa Princesse et son cœur mis en jachère, prisonnière de sa solitude, bien à l’abri de son neuvième ciel.
Et c’est ainsi que je le vis débarquer sur son beau cheval blanc, sans même penser un instant qu’il put un jour et de manière aussi subite, que le jour où eut lieu le déclic, sans même attendre les coups de minuit pour me rendre mes vêtements en haillons, reprendre son carrosse, me laissant la citrouille pour amortir la descente brutale du nuage, sur lequel il m’avait installée.
De l’amoureux transi, il ne restait plus qu’un homme désemparé, ne sachant plus comment faire pour se libérer d’un Amour devenu encombrant, et retrouver son entière liberté. Il se devait d’avoir bonne conscience de ne surtout pas m’avoir blessée au-delà du supportable.
Parce que je dois tout de même préciser, qu’à son encontre je ne peux pas utiliser le mot que l’on donne à celui qui ne respecte pas ses engagements. Et par respect à sa délicatesse, je ne prononcerai pas le mot, puisqu’il aura manifesté quelques scrupules à m’avoir fait miroiter le bonheur à deux et ma vie réparée, sans que je puisse y voir le moindre reflet dans l'avenir.
Heureusement pour moi, et en regard de mes expériences passées, je ne l’avais cru qu’à moitié, prévoyant même la chute de cette histoire aux couleurs du jardin des délices, mais trop belle pour être vraie !
Pour ne pas l’accabler, me montrer généreuse, je prétends sans effort qu’il était sincère durant ces quelques mois, jusque dans ces promesses, sous l’emprise lui-même d’un amour passion, mais surtout éphémère, à l’instar malgré tout des amours d’aujourd’hui, à la mode kleenex, des je t’aime, moi non plus !
J’avais même espéré, qu’à la fin de cet amour se voulant indestructible, la tendresse perdure et que l’Amitié en prenne le relais.
Mais dans un premier temps, c’était aborder un sujet impossible pour un homme pressé, qui ne peut s’encombrer d’une vie au rabais, d’un attrait par ailleurs aussi peu consistant que l’amitié issue des amants désunis.
Sur mon petit nuage, l’idée même fugitive de perdre cet amour aux détours du destin chaotique, me faisait prévoir le chagrin inconsolable, le profond désespoir, la survie mise en cause. Les mots « impossible de continuer à vivre » devenait le slogan, la preuve irréfutable que de grands sentiments étaient au rendez-vous.
Mais que s’est-il passé ? Et alors ? Et alors ? Ce n’est pas Zorro qui est arrivé ! Juste le caprice d’un homme insatisfait de sa vie, qui s’est laissé happer, extirper de son existence inconsistante par celle qui a su trouver les mots pour apaiser ses maux, générés d’un mal être à une période donnée. Nous nous sommes installés dans un rêve, vécu à deux, en réciprocité, et de manière fusionnelle, sans que le quotidien ne vienne tout briser. Ce sera la distance et l’usure du temps, au bout de dix sept mois, qui auront réussi à briser cet amour ayant dès le départ tous les ingrédients le rendant impossible, parce que vécu trop tard, à une heure trop décalée de l’horloge biologique.
L’Elu avait l’air sincère, et ce n’était pas que l’air. Mais aujourd’hui, au silence, il faut que je me fasse aussi, après avoir compris que les mots « à jamais » ont désormais tout leur sens.
C’est ainsi que le petit nuage qui me portait s’est mis à fondre, sous la chaleur intense de ma rivière de larmes, pour me faire atterrir à la case départ, sans regrets ni remords, d’avoir ouvert la porte à un rêve, où l’amour a pris toute sa place dans le leurre fragile des grands sentiments.
Une fois remises toutes les pendules à l’heure, après que le désespoir ait englouti toutes les illusions, le bon sens uni à la sagesse invitent à cesser de plaire, mettre une croix sur l’amour et mon cœur en jachère. Car si un court instant, ce rêve rend heureux, il abîme l’âme et détruit peu à peu. Aujourd’hui, c’est un deuil que je porte d’une page de vie, qui tourne en même temps la mienne, et à jamais aussi.
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